L'Etat français prendra directement 25% dans l'activité Collectivités locales de Dexia

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L'Etat français pourrait prendre quelque 25% du capital de Dexia Municipal Agency, la filiale de Dexia spécialisée dans le refinancement des prêts aux collectivités locales. Cette prise de participation directe par l'Etat permettrait de vaincre les réticences de la Caisse des dépôts vis-à-vis du schéma initialement convenu pour le volet français du groupe Dexia. Un article de notre partenaire belge L'Echo.

L'Etat français pourrait prendre une participation dans Dexma, une filiale de la banque Dexia qui finance les prêts aux collectivités locales, ont indiqué à Reuters deux sources proches du dossier, confirmant partiellement une information du journal Le Monde.

Selon le quotidien, le gouvernement envisagerait l'acquisition d'une part de 25% alors que la Caisse des dépôts et consignation prendrait 35% au lieu des 65% initialement prévus en octobre.

Cette prise de participation directe par l'Etat aurait pour but de vaincre les réticences de la Caisse des dépôts à reprendre cette structure dont le portefeuille de prêts, évalué à environ 80 milliards d'euros, pourrait s'avérer toxique.
"Les choses vont dans ce sens là mais le schéma n'est pas encore tout à fait stabilisé", a indiqué à Reuters une source proche du dossier qui a ajouté qu'aucune décision définitive n'avait été prise sur le dossier.

Une autre source a indiqué que si le principe d'une prise de participation de l'Etat était bien à l'étude, son niveau n'avait pas encore été gravé dans le marbre et pourrait d'ailleurs être à parité avec celle de la Caisse.

Le plan de démantèlement de Dexia élaboré cet automne prévoyait que la CDC et la Banque postale acquièrent respectivement 65% et 5% du capital de Dexia Municipal Agency (Dexma). Dans le nouveau schéma envisagé, la banque de La Poste garderait ses 5% et le solde du capital resterait chez Dexia.

"ALLÉGER LA CDC"

Le dispositif prévoyait aussi la création d'une nouvelle banque de prêts aux collectivités locales par la CDC et la Banque postale dont les deux groupes auraient 35% et 65% respectivement.

Mais l'exacerbation de la crise financière a cependant fait craindre à la Caisse des dépôts que la reprise de Dexma ne s'avère trop coûteuse malgré les garanties accordées par l'Etat.

Le président de la Commission de surveillance de la Caisse, le député Michel Bouvard, avait déclaré début janvier à Reuters qu'une nationalisation de Dexia n'était plus à exclure car les conditions financières de l'accord n'étaient plus réunies.
Afin de trouver un compromis entre les différentes parties, le commissaire général du gouvernement à l'investissement René Ricol avait été chargé d'une mission de médiation.

Selon Le Monde, René Ricol aurait remis ses proposition lundi.

"Il ne serait pas idiot que l'Etat intervienne pour alléger la Caisse. On ne peut pas demander à la Caisse d'être partout dans cette affaire", a commenté Jean-Pierre Balligand, député PS et membre de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts. Il a cependant précisé ne pas être en mesure de confirmer ou d'infirmer les différents schémas évoqués par le quotidien.
Les collectivités locales françaises se plaignent d'être confrontées à un tarissement sans précédent des financements bancaires qui risque de peser sur une activité économique déjà déprimée.

Retrouvez le dossier Dexia sur le site de l'Echo en cliquant ici

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Commentaires
a écrit le 01/02/2012 à 18:21 :
Le Président et Mme Soleil Mme Lagarde celle qui n' jamais donné un bon commenatire économique en tant que ministre nous ont expliqué en large et en travers qu'il ne fallait pas prendre de part dabns les banques lors de la crise de 2008, résultat un petit intérêt finacier pour la grosse aide des contribuables. Mainteant le Président va rentrer dans le capital de Dexma banque en faillite qui nous a déjà coputé 6 mdrs. Vrament nos politiques de tout poil son sur la mêm ligne ont fait payé le contribuable pour les casseroles et on refuse de s'investir sur ceux qui font du profit avec les cdeniers des citoyens pire les mettre en situation précaire pour certains car toute erreur bancaire est un "plus" pour la courbe du chômage. Bravo M. Le Président vous montrez une nouvelle fois que le discours et la pratique sont incohérents peut - être votez vous pour le PS et le PC puisque vous avez sur le fond la même politique.
a écrit le 01/02/2012 à 18:19 :
la caisse des dépots vient d'etre dégradée recemment.l'etat se sert de la cdd pour ses prtites fantaisies.petit a petit la cdd devient une banque aussi pourrie que le reste.ce qui est plus embetant car la caisse des dépots est le passage obligé pour toute transaction immobilière chez le notaire
a écrit le 01/02/2012 à 15:37 :
L'Etat, cela n'existe pas. Seuls existent les contribuables qui vont payer pour cette duperie. Sans contribuables, l'Etat n'est rien.
a écrit le 01/02/2012 à 14:09 :
La gabegie des élus en toute impunité peut continuer allègrement ...
a écrit le 01/02/2012 à 13:16 :
Le bal des nationalisations commence... Ca va être les soldes
a écrit le 01/02/2012 à 12:11 :
Voilà ,je pense que nous avons atteint le pic de croissance du néolibéralisme, les concentrations de capital ,on sait au plus haut niveau qu'elles sont dévastatrices: il faut maintenant un "Sherman Act" et un "Glass Steagall act" (que fera Hollande) et une taxe Tobin qui permettra de tracer les fraudeurs des "paradis fiscaux" voire de les fermer : c'est historique, nous sommes sur le chemin du retour à l'économie "réelle"
Réponse de le 01/02/2012 à 12:54 :
Oui, Sonia. Mais seulement sur le chemin. Car tant que les banques n'auront pas été complètement nationalisées, la concentration de capital continuera. Au détriment de 99% de la population, soit, classes moyennes mêmes millionnaires et les plus pauvres. Voyez ce qu'explique F.Lordon.
a écrit le 01/02/2012 à 12:01 :
iL PEUT SE PERMETTRE, IL EST RICHE.

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