Le printemps arabe fait fleurir le capital-investissement en Turquie
Christine Lejoux
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Le capital-investissement ne tarit pas d'éloges sur la Turquie. "Il s'agit de l'une des économies qui croît le plus vite dans le monde, ce qui offre un excellent potentiel d'investissement et de création de valeur", s'est enthousisamé Can Deldag, co-directeur de Carlyle MENA (Middle East and North Africa) Partners, la filiale du géant américain Carlyle dédiée aux investissements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, à l'occasion du congrès SuperReturn International, qui s'est tenu cette semaine à Berlin. Carlyle MENA, qui avait levé un fonds de 500 millions de dollars en 2009, a fermé l'an dernier son bureau en Egypte pour se concentrer sur celui d'Istanbul, en raison de l'instabilité créée par les révolutions du printemps arabe. Nombre d'autres fonds de private equity ont emboîté le pas à Carlyle MENA, si bien que l'Egypte, qui était jusqu'à présent le moteur du capital-investissement dans la région, a cédé la place à la Turquie.
Les fusions et acquisitions devraient bondir de 43%, en 2012
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Le capital-investissement a opéré ce changement d'autant plus volontiers que la Turquie a vu son Produit intérieur brut grimper de 8% environ, l'an dernier. Un dynamisme qui devrait permettre au marché turc des fusions et acquisitions de bondir de 43%, cette année, à 20 milliards de dollars, estime le cabinet Ernst &Young, alors que les M&A (mergers and acquisitions) continuent de traîner la patte en Europe et aux Etats-Unis. Cette vigueur des fusions et acquisitions en Turquie est primordiale pour les fonds de private equity, à l'affût de cibles et de la possibilité de céder leurs participations facilement. Comme l'ont fait l'américain TPG et le turc Actera, qui ont vendu en 2011 le groupe de spiritueux Mey Icki au mastodonte britannique des boissons Diageo, pour plus de deux milliards de dollars. Ou bien encore le fonds Abraaj Capital, basé à Dubaï, qui a cédé en décembre sa participation dans le groupe turc d'hôpitaux Acibadem au fonds souverain de Malaisie, sur la base d'une valorisation de 1,7 milliard de dollars.
Christine Lejoux
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