Le private equity a toujours la cote

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Près des trois quarts des investisseurs institutionnels sondés par le cabinet Preqin entendent continuer cette année à placer de l'argent dans des fonds de capital-investissement. Il faut dire que ces derniers ont dégagé en moyenne un taux de rentabilité de 11,5%, en 2011, contre une baisse de 3,7% pour les placements en actions.

Petite éclaircie dans le secteur du private equity. Malgré la difficulté à lever des fonds, à décrocher des crédits bancaires pour financer leurs acquisitions et à céder leurs participations dans de bonnes conditions, les fonds de capital-investissement ont dégagé l'an dernier un taux de rentabilité moyen de 11,5%, à l'échelle mondiale, selon les données de Wilshire Trust Universe Comparison Service. Une performance certes en deçà des 15% à 20% de TRI (taux de rentabilité interne) que le private equity se fait fort d'atteindre, bon mal an, mais qui mérite d'être saluée dans un contexte de crise financière et de raréfaction du crédit, pilier du fonctionnement des fonds de LBO (Leverage buy-out : acquisition par endettement). D'autant plus que les marchés d'actions, eux, ont généré un rendement négatif, de 3,7%, en 2011. Or les investisseurs en private equity s'estiment généralement satisfaits lorsque le TRI excède de 300 à 500 points de base la performance de la Bourse.

73% des "zinzins" sont disposés à allouer des fonds au private equity, en 2012

De fait, selon une récente étude réalisée par le cabinet Preqin auprès de mille investisseurs institutionnels, les trois quarts d'entre eux jugent que les fonds de private equity dans lesquels ils ont placé de l'argent leur ont délivré l'an dernier la performance escomptée. Et, pour cette année, 95% des "zinzins" sont convaincus que le capital-investissement leur procurera un rendement supérieur de 200 points de base au moins à celui d'un placement en actions. Résultat, près des trois quarts (73%, exactement) des investisseurs sondés par Preqin sont disposés à allouer des capitaux aux fonds de private equity, en 2012. Et près de la moitié d'entre eux ne comptent pas diminuer le montant des capitaux injectés. Plus du quart des investisseurs envisagent même de l'accroître.

1.800 sociétés de private equity cherchent à lever des fonds

Mais que les 1.800 sociétés de private equity qui cherchent actuellement à lever des fonds ne s'enthousiasment pas trop vite. Selon l'adage  qui veut qu'on ne prête qu'aux riches, ce sont vraisemblablement les fonds les plus gros et les plus performants qui recevront ces capitaux. La preuve avec le géant britannique BC Partners, qui a bouclé la semaine dernière la levée d'un fonds de LBO de 6,85 milliards d'euros, un montant supérieur à son objectif. Et, d'ailleurs, 18% seulement des "zinzins" interrogés par Preqin se disent prêts à investir dans un fonds connu ni d'Eve ni d'Adam. C'est dire si la prise de risque des investisseurs est plus que jamais calculée, dans un environnement macro-économique et financier, qui, même s'il montre quelques signes d'amélioration, demeure très incertain.

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