Diversification au menu pour Wendel

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Frédéric Lemoine, président du directoire de Wendel.
Frédéric Lemoine, président du directoire de Wendel. (Crédits : Wendel)
Dans le cadre de ses futures acquisitions, la société d'investissement Wendel n'exclut pas d'investir dans la santé et les services financiers.

Frédéric Lemoine lui-même, président du directoire de Wendel, le reconnaît, la société d'investissement a « une forte connotation industrielle. » Un peu trop forte aux yeux de certains analystes financiers, qui jugent le portefeuille de participations de Wendel trop exposé à des secteurs cycliques. Surtout comparé à celui de son grand concurrent Eurazeo, plus équilibré. De fait, la société d'investissement, qui a présenté ses résultats annuels jeudi, est très présente dans le secteur de la construction, au travers de ses participations dans Saint-Gobain, Legrand et Materis. Un secteur particulièrement sensible aux aléas de la conjoncture économique.

Bonne résistance de l'activité

« Notre portefeuille est-il si cyclique ? Je ne pense pas », rétorque Frédéric Lemoine, qui souligne la bonne résistance de l'activité de Saint-Gobain, Legrand et Materis, malgré une année 2011 troublée par la crise de la dette dans la zone euro. Le patron de Wendel met également l'accent sur la participation de 50,9% du groupe dans la société Bureau Veritas, spécialisée dans la certification de normes et présente « dans de nombreux secteurs peu cycliques. »

Une décote boursière de 33%

Pour autant, dans le cadre de ses futures emplettes, Wendel « va essayer de se diversifier », indique Frédéric Lemoine. Et de préciser : « Nous ne ferons certainement pas d'autres acquisitions dans le secteur de la construction, auquel nous sommes bien exposés. Nous n'investirons pas non plus dans des activités qui pourraient nuire à notre image, comme les casinos. En revanche, nous n'excluons pas d'investir dans les services financiers et la santé. » La santé, secteur défensif par excellence, voilà qui devrait séduire les analystes. Et, partant, aider à réduire une décote boursière qui s'élève à 33% par rapport à l'actif net réévalué, chiffré à 98,6 euros par action au 12 mars.

Une trésorerie de 1,5 milliard d'euros

Au total, Wendel souhaite disposer, à moyen terme, d'un portefeuille d'une dizaine de sociétés, principalement dans le non coté. Après trois années passées à réduire son endettement, le groupe, qui dispose d'une trésorerie de 1,5 milliard d'euros, a les moyens de ses ambitions.
 

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