Wendel et Saint-Gobain signent la paix des braves

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Le PDG de Saint-Gobain, Pierre-André de Chalendar Copyright Reuters
Le PDG de Saint-Gobain, Pierre-André de Chalendar Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2010. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le groupe de matériaux de construction et son actionnaire majoritaire ont annoncé ce jeudi avoir établi les principes d'une coopération à long terme portant à la fois sur la stratégie et la gouvernance. Cet accord doit, selon les deux signataires, permettre d'établir entre eux des relations apaisées.

Wendel et Saint-Gobain ont décidé d'enterrer la hache de guerre. Le groupe de matériaux de construction et son actionnaire majoritaire ont annoncé ce jeudi la signature d'un accord qui vise à établir entre eux des relations apaisées. La société d'investissement qui avait fait une entrée fracassante et controversée dans le capital de Saint Gobain en 2007, s'est notamment engagée à ne pas augmenter sa participation actuelle de 17,5% au-delà de 21,5%.

Les deux groupes ont déclaré dans un communiqué commun qu'ils avaient souhaité marquer "une nouvelle étape dans la coopération stratégique et le dialogue régulier entre les deux groupes." Dans le cadre de cet accord, Wendel conservera trois postes d'administrateurs au conseil d'administration de Saint-Gobain sauf si sa participation tombe à moins de 10% des droits de vote.

Wendel obtient également le droit de voir l'un de ses administrateur siéger à chacun des comités du conseil d'administration. Les deux signataires s'engagent également à ne pas se livrer de batailles en assemblée générale et à essayer de régler tout désaccord en amont sur les résolutions soumises aux actionnaires.

Wendel ne s'interdit pas d'apporter sa participation à une OPA hostile contre Saint-Gobain

Un droit de préemption a également été accordé à Saint-Gobain dans le cas où Wendel envisagerait de transférer des titres représentant au moins 5% du capital de Saint-Gobain. L'alliance avec le management de Saint Gobain a néanmoins ses limites puisque Wendel ne s'interdit pas d'apporter sa participation à une offre hostile d'achat contre le groupe.

La prise de participation de Wendel dans Saint Gobain a largement contribué à plomber ses résultats lorsque le cours de l'action du groupe de matériaux de construction a subi un effondrement au plus fort de la crise financière. Mais cet investissement a aussi été la cause de tracas juridiques.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé en janvier avoir infligé à Wendel et à Jean-Bernard Lafonta, son ancien président du directoire, une amende de 1,5 million d'euros chacun pour défaut d'information dans le cadre de la montée du groupe au capital de Saint Gobain.

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