La crise des subprimes n'est pas finie pour tout le monde

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Edward DeMarco, directeur du FHFA Copyright Reuters
Edward DeMarco, directeur du FHFA Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
Le projet du gouvernement américain d'effacer une partie de la dette des propriétaires immobiliers en difficulté de remboursement depuis la crise des subprime a été rejeté mardi 31 juillet. La Maison Blanche met la pression sur le gendarme américain des fonds publics immobiliers pour qu'il change d'avis.

La crise des subprimes a refait surface cette semaine. Le gendarme américain des fonds immobiliers publics a rejeté mardi 31 Juillet un projet cher au gouvernement d'Obama. Celui-ci visait à effacer une partie de la dette contractée par certains propriétaires fonciers confrontés à des difficultés de remboursement de leur crédit immobilier.

63 centimes payés par l'Etat pour 1 dollar effacé

Le gouvernement de Barak Obama se proposait en effet de « payer » Fannie Mae et Freddie Mac, les deux chefs de file du refinancement immobilier aux Etats-Unis, pour venir en aide aux propriétaires fonciers n'ayant pas pu rembourser leur crédit depuis au moins un an. Un geste à hauteur de 63 centimes par dollar effacé, grâce au prélèvement de 2,7 milliards de dollars à partir du  « Troubled Asset Relief Program », qui au total s'élève à 700 milliards de dollars.

Pourquoi ? Selon la maison blanche, aider les personnes qui ne peuvent s'acquitter de l'intégralité de leur crédit immobilier leur permettrait de « mieux » rembourser la partie restant à leur charge. Et le Trésor public quant à lui recouvrerait un milliard de dollars par rapport au plan de renflouement qui avait été accordé. Le projet aurait aussi permis une reprise des cours de l'immobilier, en berne depuis 2008.

Plus de risques que de gains potentiels ?

Fannie Mae et Freddie Mac, au bord de la faillite en 2008 à cause des graves pertes engendrées par les défauts de paiement, avaient alors reçu 190 milliards de dollars du contribuable. Les deux sociétés sont depuis régulées par une agence indépendante du gouvernement, le FHFA (Federal Housing Finance Agency).

Cette dernière a un tout autre point de vue sur le désendettement des propriétaires fonciers en situation difficile. « Les bénéfices prévus ne compensent pas les coûts et les risques » a déclaré Edward DeMarco, directeur du FHFA.  Selon lui, effacer une partie des dettes pourrait au contraire encourager les défauts de paiement. Il a également revu à la baisse le gain prévu pour le contribuable américain, qui, dans le meilleur des cas, ne dépasserait pas 500 millions de dollars. Et le pire est envisageable : si seulement 3000 propriétaires fonciers arrêtaient de rembourser leur crédit, espérant obtenir aussi un effacement de leur dette, le contribuable serait largement perdant.

Soutenu par les députés démocrates, le ministre du Trésor américain, Timothy Geithner, a immédiatement réprimandé la décision du FHFA. Le député démocrate du Maryland Elijah Cummings commente : « Il est impossible de comprendre pourquoi M. DeMarco rejetterait la chance de sauver jusqu'à un milliard de dollars dans les comptes de l'Etat tout en aidant près d'un demi-million de propriétaires à rester chez eux ».
 

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Commentaires
a écrit le 08/08/2012 à 22:17 :
Bon ok les chomeurs c'est pas terrible. ca fait 20 % de la population active dans le pire des cas. Ceux-ci dépensent presque la totalité de ce qu'ils touchent. Donc, une grosse partie des charges sociales retournent dans l'économie. Alors certains on l'aire de penser que les charges sociales qu'ils payent ne servent que pour les chomeur. Evidemment, les routes, les hopitaux, les écoles, la police, les pompiers, le CERN, le LHC, la gestion des déchets et les retraites ne servent à rien. Mais de toute façon, le problème majeur c'est que les salaires occidentaux sont 10 fois supérieurs à ceux des pays emergents. Alors plus ou moin 10% de rendement (du aux inactifs) ne changeront rien par rapport à des salaires 10 fois moins chère. Bref, il faut baisser vos salaires exorbitant pour être compétitif.
a écrit le 03/08/2012 à 14:00 :
Le gouvernement americain est au pied du mur. L election etant en novembre, personne ne va bouger avant et ils n auront qu un mois pour passer le budget... Impossible. La fin de l annee va etre tres tres dur pour les creanciers, banquiers et les bourses ! Grosse cata en perspective. De plus, sitot que les americains recouvrent un peux de fond, c est pour augmenter leur credits a la conso. On atteind un sommet cet été. Les coupes immenses a faire dans le budget et a faire voter au mois de decembre sont insurmontables. Les hausses d impots vont etre enorme si obama passe. A l inverse romney fait du hollande en promettant aucunes hausses. Il passe et c est la planche a billet a fond et une inflation delirante.
Réponse de le 03/08/2012 à 16:57 :
Helas vous avez parfaitement raison !
Ça va tanguer...
a écrit le 03/08/2012 à 10:47 :
La problématique des déficits se pose dans tous les pays. Chez nous comment exporter quand on est sous-compétitif? Les entreprises poussent des cris d'orfraie après les augmentations de prélèvements et la population aussi. Il n'y a pas que l'ISF, il existe aussi les classses qu'on jette à bas! Nous n'avons jamais créé d'emplois depuis 30 ans... on est entrain d'achever la population comme en Europe du Sud!
Réponse de le 03/08/2012 à 11:58 :
Le problème n'est pas la sous-compétitivité, mais les mauvaises habitudes qu'ont pris les pouvoirs publics en prenant pour des vaches à lait le système productif; si j'osais, je dirais que le "racket" des entreprises et de leurs salariés (charges salariales exorbitantes, syndicats paralysants, lourdeur de la législation, ect...) est en train de prendre fin.
Nous pourrions comparer l'économie Française à un chariot, avec les productifs pour tirer cette charrette d'un coté et des improductifs de tout poils qui sont montés dans cette charrette, malheureusement le chariot est désormais embourbé et personne ne veut descendre de la charrette pour soulager ceux qui la tire et aider à la pousser!.
Nous sommes irrémédiablement condamné à la misère et au sous développement avec la poursuite de cette politique qui est menée depuis 40 ans!.
Réponse de le 03/08/2012 à 12:26 :
+ 1
Réponse de le 03/08/2012 à 12:48 :
C'est exactement ça. Et on peut ajouter que comme le chariot est embourbé, il bloque la route, c'est à dire qu'il décourage ceux qui auraient envie d'entreprendre.
Réponse de le 03/08/2012 à 13:11 :
@gambetta, +10 000 ! il y a même des bonnes âmes pour menacer ceux qui voudraient décendre du chariot.
a écrit le 03/08/2012 à 10:44 :
On privatise les profits et on mutualise les pertes, désormais il faut compter avec cette politique mondiale pour que les riches restent les riches!.
Vous pouvez toujours changer de "partis"politiques, qu'ils soient rose, vert, bleu, ....., les influents cartels financiers ont la mainmise sur tous les états dans le monde!.
Réponse de le 03/08/2012 à 10:58 :
Et c'est clairement écrit dans le contrat qui lie le public à Vinci pour l'aéroport en projet (et qui ne verra jamais le jour) de ND des Landes. Si bénéfice, il y a , c'est 12% pour les actionnaires, mais si perte, c'est le contribuable qui rembourse.
a écrit le 03/08/2012 à 10:41 :
Bon nous voilà donc arriver à une aberration : L'acheteur n'est pas responsable, le vendeur n'est pas responsable, personne n'est responsable de rien sauf le pauvre gland qui a payé ses dettes en pensant que cela était la règle. L'avenir appartient à tout ceux qui se foutent totalement des conséquences de leurs actions, subprime ou pas l'acheteur savait quand même compter, et si on gagne 100 et dépense 105 il y a quand un truc qui cloche même pour un débile !!!
a écrit le 03/08/2012 à 10:38 :
Bienvenue en bétocratie! Certains ont fait leur cheval sénateur, d'autres décrètent les ânes intelligents...
a écrit le 03/08/2012 à 10:33 :
Quand on voit ces politiques on ne peut qu'être pris de fou rire. Voyez les ravages du laxisme socialiste sur l'Europe du Sud... à quand les pinards party des classes moyennes mises sur la paille! C'est tout simplement bête et méchant!
a écrit le 03/08/2012 à 10:29 :
VIVE LA FRANCE !!!!!!!!!
Réponse de le 03/08/2012 à 11:03 :
En quoi vive la France? Si vous comprenez pas que le brejnévisme c'est notre fin, c'est que vous êtes aveugle et que vous croyez n'importe quelle imbécilité qu'on vous raconte. En quoi accumuler des dettes ça fait progresser la société. Cela ne fait que créer de la pauvreté!, est-ce là le but d'une société, je n'en suis pas sûr.
Réponse de le 03/08/2012 à 12:02 :
S'endetter pour investir, c'est noble, s'endetter pour acheter de la paix sociale, se faire élire et perenniser un train de vie c'est lâche.
a écrit le 03/08/2012 à 9:51 :
Voila les aberrations des administrations qi viennent semer le chaos sur les marchés et dévaster la planète. Les dépenses publiques ne relancent rien et l'Alllemagne en est un excellent exemple, seul pays qui a rétabli sa production d'avant crise. Vous avez raison, l'achat de croissance à crédit condamne la population à la misère...on l'a dans la presse tous les jours! Obscurantisme quand tu nous tiens...
Réponse de le 03/08/2012 à 10:25 :
Je suis aussi de cet avis: l'administration est un éléphant dans un magasin de porcelaine... l'Etat écrase tout sur son passage. Ainsi nous sommes un désert d'entreprises. Espérons qu'aux Etats-Unis lors de la campagne les classes moyennes iront défendre leur travailavec les républicains contre ces politiques aberrantes de paupérisation massive! cf les Tea Party qui en sont probablement qu'à leur début vu les déficits gigantesque que l'on accumule.
Réponse de le 03/08/2012 à 11:02 :
Je crois que vous vous trompez de diagnostic et donc de remède. Vous oubliez qu'en économie libérale c'est le prêteur qui assume le risque de non-remboursement. Or, depuis la crise des subprimes, les états interviennent en pompiers pour sauver à tout prix les organismes prêteurs au lieu de les laisser faire faillite. Il n'y aura pas d'apurement de l'économie tant que les états et les administrations publiques seront au service du Grand Capital et non de leurs administrés. Ainsi, le gouvernement Obama se prend les pieds dans le tapis en tenant à bout de bras Freddie Mac et Fanny Mae au détriment des contribuables américains qui devront payer la note.
Réponse de le 03/08/2012 à 11:46 :
@jb, +10 000 ! nous sommes dans une économie de copains ou les uns aident les autres à charge de revanche, tous cela sous la couverture d'une pseudo-économie libérale.
Réponse de le 03/08/2012 à 12:18 :
Et c'est en cela que l'économie américaine n'applique pas les regles libérales, c'est au contraire de l'interventionnisme étatique qui a forcé Fannie Et Freddy a préter à des personnes non solvables pour relancer artificiellement l'économie américaine aprés l' attentat de 2011, avec la complicité de Greenspan à la téte de la FED à l'époque. Une belle preuve preuve de plus que lorsque les politiques interviennent dans l'économie pour des raisons politiques sont catastrophiques, et le pire c'est que du point de vue des français l'amérique est "ultra libérale" alors qu'elle est juste un peu moins collectiviste et étatique que la France. Le comble !!!
Réponse de le 03/08/2012 à 15:52 :
"Le marché à toujours raison" A. Greenspan c'est pas de l'ultralibéralisme ?
"L'interventionnisme de l'état a forcé la main de Fanny Mae & Freddy Mac" (alors de droit privé) faits, Sources?
C'est simplement l'aléa moral dans toute sa splendeur.
Réponse de le 03/08/2012 à 17:14 :
c'est beau quelque part la naiveté.
a écrit le 03/08/2012 à 9:47 :
Pour le coup voila qui est arbitraire: listration décide des prets à des gens qui ne peuvent payer, le système explose et produit des millions de chômeurs et l'administration efface les dettes des premiers. Est-ce juste pour les classes moyennes qui triment et qui doivent en plus payer les pots cassés? Elle est belle la démocratie... Et faire du développement sur des dettes, c'est intelligent ça? En particulier quand les dépenses publiques sont sans effet. Imaginez un peu, en France on construit des ponts qui ne mènent nulle part...
Réponse de le 03/08/2012 à 10:06 :
Correction : l'administration décide
Réponse de le 03/08/2012 à 10:18 :
Certes, effacer les dettes de certains, payer une partie de celles des autres. L'administration, le système. N'oublie-t-on pas que les banques, les assureurs, l'état et les prêteurs ont fait rêver et forcé quasiment des millions de foyers à s'endetter en récupérant impôts, taxes diverses, commissions, intérêts et autres joyeusetés? La responsabilité n'est-elle pas partagée?
Réponse de le 03/08/2012 à 10:54 :
Et des aéroports inutiles, je pense à ND des Landes. Nantes a déjà un aéroport qui fonctionne au quart de ses capacités et Angers, en a un qui n'a vu que 4.000 visiteurs l'an passé. Est-ce raisonnable ? De quoi aurons nous besoin demain, d'un aéroport sans avion (le prix du kérosène, exempt pourtant de toutes taxes, n'arrête pas de mettre les compagnies européennes dans le rouge) ou de terres aux portes de Nantes pour nourrir la population.
Réponse de le 03/08/2012 à 12:30 :
L'aéroport ND, fermez-le et laissez-les Nantais entre-eux. J'ai rarement vu aussi intolérants que les Nantais, a part les Lyonnais. Même style de bourgeoisie conservatrice intolérante.
a écrit le 02/08/2012 à 21:38 :
Ne serait-ce pas plutôt un moyen, bien sûr de faire réélire Obama, mais surtout de fixer grâce au contribuable américain un prix plancher artificiel à des actifs qui ne valent plus rien ou pas grand chose et surtout de moins en moins?
C'est un peu gros comme ficelle. Et bien sûr, comme toujours, on met en avant la veuve et l'orphelin qu'il faut sauver... Cynique.
Réponse de le 02/08/2012 à 23:38 :
perdu pour perdu,autant que la maison heberge des gens qui seraient dans la rue,plutot que de rester vide,n'oublions pas que ce sont en majorite des gens de condition modeste n'ayant pas de conaissance economique ,qui se sont laisse embarque dans cette galere!!!
Réponse de le 03/08/2012 à 0:13 :
Ok mais qui a elaboré tout cela ? Les crédit défaut swap et autres? " la femme qui a inventé les armes financières de destruction massives" Mme blythe Masters le reine de la JPM.
Réponse de le 03/08/2012 à 8:15 :
Confusion regrettable. BM n'a pas inventé les subprimes dont la responsabilité revient à Clinton. Le laxisme généralisé des subprimes a ensuite été le fait des deux organismes gouvernementaux, Fannie Mae et Freddie Mac, ce qu'oublie de préciser l'article. Si on veut bien prendre un minimum de recul, les produits structurés ont permis d'étaler le risque, ce qui a amorti la crise.
Réponse de le 03/08/2012 à 8:40 :
Je reformulerais votre dernière phrase : les produits structurés, SPV en tête, ont rendu le risque particulièrement difficile à localiser, voir à identifier, donc le risque, c'est devenu tout le monde, ce qui a amplifié la crise.
Réponse de le 03/08/2012 à 9:36 :
les produits structures ont multiplie et opacifie le risque a l'echelle mondiale, ce qui a amplifié la crise.
Réponse de le 03/08/2012 à 10:55 :
Là où ils ont été malins et les européens idiots, c'est qu'ils ont répartis les risques un peu partout. L'Europe a fait bombance comme Pantagruel et Gargantua à la fois de ces actifs alors que les japonais en ont seulement gobé le dixième... on a déjà vu une crise immobilière au Japon dans les années 90... là où nous sommes encore bêtes, c'est qu'avant la crise on était déjà pas très malins, mais là on a carément perdu la raison!
Réponse de le 03/08/2012 à 14:18 :
On est d'accord : il est donc faux de tout mettre sur le dos de BM. Encore une fois, la recherche de bouc émissaire expiatoire ne sert strictement à rien car cela ne permet pas d'analyser les problèmes correctement. Concernant la France, les subprimes n'ont servi que d'événement aggravant, parce que la France était en crise bien avant les subprimes, après pratiquement 4 décennies de chômage structurel et de dettes publiques accumulées sans fin. S'il y a indubitablement une crise mondiale, il y a aussi une crise spécifique à la France, provoquée par le socialisme démocratique appliqué dans notre pays avec acharnement par tous les gouvernements de gauche et de droite.
Réponse de le 03/08/2012 à 16:00 :
Pas grave François a dit qu'il allait combattre la finance et la mettre au pas, j'en conclue qu'on ne va présenter que des comptes publics au minimum à l'équilibre (service (de la dette) compris) et que l'on a bouclé le programme de refinancement des échéances de principal de BTF BTAN OAT sur les 10 prochaines années. Si quelqu'un de l'agence France Trésor pouvait me confirmer tout ça parce que là étrangement, j'ai comme un doute..

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