Le Crédit Agricole va vendre sa filiale en Grèce pour 1 euro
Séverine Sollier
Séverine Sollier
Si tout va bien, le Crédit Agricole sera débarrassée d'Emporiki d'ici le 31 décembre 2012. Le groupe bancaire français est en effet entré en négociations exclusives avec Alpha Bank pour la vente de sa filiale en Grèce au prix de 1 euro.
550 millions de recapitalmisation supplémentaire
Non seulement cette opération ne va rien rapporter au Crédit Agricole mais elle va lui coûter encore 550 millions de recapitalisation supplémentaire. La première recapitalisation de 2,3 milliards d'euros en juillet dernier doit en effet être augmenté à 2,85 milliards. C'est beaucoup mais plutôt moins qu'attendu puisque les rumeurs de la semaine dernière évoquaient 700 millions. Cette recapitalisation fait partie des exigences posées par le fonds héllénique de stabilité pour que la vente d'Emporiki soit menée à bien.
De plus, Crédit Agricole S.A. devra s'engager à souscrire " pour 150 millions d'euros d'obligations convertibles à émettre par Alpha Bank, remboursables, sous conditions et à l'initiative de Crédit Agricole S.A., en actions d'Alpha Bank", explique la banque française qui précise que les " financements actuellement octroyés par Crédit Agricole S.A. à Emporiki seraient réduits à due concurrence (0,7 milliard d'euros)". Par ailleurs, le financement résiduel de Crédit Agricole SA à Emproriki à la date de cession fera l'objet d'un "remboursement en trois échéances", indique la banque.
Grâce à la déduction fiscale, la facture sera moindre.
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Cette annonce suscite un certain soulagement du côté des investisseurs. Le titre Crédit Agricole prenait d'ailleurs 2,59% en Bourse, à 5,51 euros, juste après l'ouverture de lundi 1er octobre. La perspective pour le groupe français de sortir de ce puits sans fonds grec est une bonne nouvelle aux yeux des actionnaires. D'autant plus qu'au final la facture de désengagement devrait être réduite dans la mesure où le Crédit Agricole pourrait bénéficier d'une déduction d'impôt d'environ 1,5 milliards d'euros qui viendrait compenser les 2,85 milliards de recapitalisation. Le coût net ressortirait alors autour d'1,3 milliard. Un moindre mal.
Séverine Sollier
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