Wendel investit l'Afrique
Christine Lejoux
Christine Lejoux
Wendel se diversifie. La société d'investissement vient d'injecter 125 millions de dollars dans la société nigériane IHS Holding, qui construit des tours de télécommunication. Il s'agit là du premier investissement de Wendel en Afrique. « Nous souhaitons nous exposer à la forte croissance du continent africain, et les télécommunications seront au c?ur de l'expansion de l'Afrique », explique Frédéric Lemoine, président du directoire de Wendel. IHS, une société de croissance? Créée en 2001, l'entreprise, qui loue ses tours de télécommunication à des opérateurs de téléphonie mobile, a vu son chiffre d'affaires grimper de 20% en moyenne au cours des quatre dernières années, pour s'établir à 97,5 millions de dollars au cours de l'exercice 2011/2012 (clos en avril). Et ce, pour un bénéfice opérationnel qui devrait s'élever à 25 millions de dollars sur l'exercice 2012/2013.
À lire également
Une situation financière qui a permis à IHS de franchir l'étape de la croissance externe, en rachetant récemment 1.758 tours de télécommunication à l'opérateur de téléphonie mobile MTN Group, en Côte d'Ivoire et au Cameroun. Pour financer cette opération, qui porte à 5.700 le parc de tours gérées par IHS, la société a lancé une augmentation de capital, à la faveur de laquelle Wendel est entrée à son tour de table, au côté des actionnaires existants. Parmi ces derniers figurent le fonds de capital-investissement Emerging Capital Partners, la banque de développement des Pays-Bas ou bien encore la société de gestion Investec Asset Management. Avec son apport de 125 millions de dollars, Wendel devient le premier actionnaire de la société. Sur la base de l'opération, celle-ci est valorisée 14 fois l'excédent brut d'exploitation de l'exercice en cours, soit 350 millions de dollars.
Christine Lejoux
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État monte au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise