Le capital-investissement se pose en "bienfaiteur" des entreprises

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Les quelque 5.000 entreprises financées par le capital-investissement français sont à 88% des PME hexagonales. Copyright Reuters
Les quelque 5.000 entreprises financées par le capital-investissement français sont à 88% des PME hexagonales. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Selon l'Afic, les sociétés financées par des fonds de private equity affichent une croissance de leur activité et de leurs effectifs supérieure à la moyenne des PME françaises.

Les fonds de capital-investissement français ont à c?ur de se refaire une virginité, depuis leurs excès des années 2005 à 2008, notamment en matière de rémunération. Le private equity français a d'autant plus à c?ur de se racheter une conduite que des alliés ne lui seraient pas de trop, dans son combat contre le Projet de loi de finances 2013, qui prévoit un alourdissement de la taxation des plus-values de cession et du "carried interest" (intéressement des gestionnaires de fonds aux plus-values de cession).

L'Afic, le lobby du capital-investissement français - qui s'était d'ailleurs rebaptisé en juin "Association des investisseurs pour la croissance" -, a donc tenté mercredi d'apporter une nouvelle preuve de l'importance du private equity dans le financement de l'économie.

Un chiffre d'affaires en hausse de 9,1%, en 2011

Et ce, au moyen d'une étude réalisée avec le cabinet Ernst & Young, laquelle affirme que les entreprises françaises comptant des fonds de capital-investissement parmi leurs actionnaires ont vu leur chiffre d'affaires et leurs effectifs grimper respectivement de 9,1% et de 5,2%, en 2011. Des performances supérieures à la moyenne des PME françaises, dont l'activité et le nombre de collaborateurs ont progressé de 8,5% et de 4%, l'an dernier, d'après les données de la Banque de France. "En dépit du contexte économique dégradé et des faibles perspectives de croissance, les entreprises ayant fait appel au capital-investissement ont à nouveau affiché, en 2011, une dynamique remarquable. Ces chiffres soulignent le rôle essentiel des investisseurs en capital", se félicite Louis Godron, président de l'Afic.

Quelque 5.000 entreprises financées

Certes, l'Afic prêche pour sa paroisse. Mais il faut bien reconnaître que les fonds de capital-investissement français financent pas moins de 5.000 entreprises, dont près de 90% sont des PME françaises. Ces dernières, situées aux deux tiers en régions, sont bien heureuses de trouver ces investisseurs en fonds propres, surtout au moment où les conditions d'octroi de crédits bancaires se durcissent. Encore faut-il que les sociétés de capital-investissement puissent continuer à lever de l'argent. "Cela faisait trois ans que notre métier n'avait pas connu une pareille pénurie de fonds", a de nouveau alerté Louis Godron. Qui a donc remis sur le métier son idée, selon laquelle une partie de l'épargne publique devrait être dirigée vers le capital-investissement.
 

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Commentaires
a écrit le 19/12/2012 à 18:00 :
Selon l'Afic, qui représente qui? les sociétés de capital risque qui ne sont rien d'autre que des sociétés financières qui sont là pour le pogon! alors ce genre d'études ne vaut rien, elle conforte des faiseurs d'argent qui se foutent pas mal du devenir de la société. Ce sont des prédateurs, rien d'autre. Et surtout pas des bienfaiteurs de l'humanité.
Réponse de le 20/12/2012 à 11:58 :
Bonjour goldo17. Quand une entreprises a besoin de capitaux pour grandir, heureusement que les sociétés de capital risque sont là !
Après les entrepreneurs sont assez grands pour distinguer les prédateurs (il y en a, tu as raison) de ceux qui sont là pour apporter non seulement des capitaux mais aussi de l'accompagnement, de la stratégie etc. Après si le partenariat a été fructueux et que l'entreprise a gagné de la valeur, heureusement qu'on peut honnêtement la partager entre l'entrepreneur et ses investisseurs !
Un moyen simple de distinguer un prédateur d'un bon investisseur : le prédateur a prévu de gagner de l'argent même si la boîte coule. Un gentil aligne ses intérêts sur ceux de l'entrepreneur.
a écrit le 19/12/2012 à 17:55 :
Effectivement; encore heureux que les boites choisies par les fonds de PE performent! Vu leurs critères de sélection archi écrémant, c'est la moindre choses.
a écrit le 19/12/2012 à 16:28 :
"Selon l'Afic, les sociétés financées par des fonds de private equity affichent une croissance de leur activité et de leurs effectifs supérieure à la moyenne des PME françaises."
On inverse la cause et l'effet... C'est parce que certaines sociétés ont un fort potentiel de croissance que le private equity y investit. Les moyennes de croissance sont baissées par des PME qui n'ont simplement pas vocation à croître.

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