Lagardère est "prêt" à racheter Canal + pour l'introduire en Bourse
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"Si Vivendi manque d'optimisme quant à l'avenir de Canal+ France, je suis prêt à étudier la reprise des 80% qu'ils détiennent et à les introduire en Bourse à des conditions favorables". Dans un entretien au journal Le Monde, Arnaud Lagardère veut accélerer l?introduction en Bourse de Canal+. Quitte à récupérer, pour cela, la totalité des parts du groupe - il en détient 20% aujourd?hui. Il juge le contexte favorable pour une telle opération : au premier trimestre 2013, les introductions en Bourse ont fortement augmenté. .
Arnaud Lagardère évoque à cet égard le contentieux qui l'oppose à Vivendi à propos de la chaîne de télévision payante, et demande à la maison mère "de gérer Canal+ France dans son intérêt social, en lui restituant ses 1,6 milliard d'euros de trésorerie".
Litige sur la trésorerie de Canal+
En février, Lagardère avait en effet assigné Vivendi, qui possède indirectement 80% du capital de Canal+ France, devant le tribunal de commerce de Paris. Le litige porte sur une convention de trésorerie conclue entre Lagardère et Canal+ France lors de la création de cette dernière en 2007. Estimée à 300 millions d'euros au départ, selon les avocats de Lagardère, la trésorerie générée par Canal+ France n'a pas cessé de croître pour atteindre 1,6 milliard d'euros à fin décembre 2012.
Or on assure chez Lagardère que ce pactole, loin d'être investi pour optimiser le rendement de Canal+ France, est utilisé au gré des besoins de Vivendi, notamment pour financer sans aucun retour pour Canal+ France des opérations de croissance externe ou des prêts pour d'autres filiales de Vivendi. Lagardère réclame donc l'annulation pure et simple de la convention et la restitution -sous astreinte d'un million d'euros par jour- à Canal+ de la totalité des 1,6 milliard d'euros. Vivendi réfute la nullité de cette convention en assurant que Lagardère l'a expressément approuvée sans jamais la contester lors de ses tacites reconductions.
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Le groupe d'Arnaud Lagardère qui tiendra son assemblée générale vendredi vient par ailleurs de solder son aventure dans l'aéronautique et la défense, avec la vente de ses 7,5% dans le constructeur européen EADS, pour se recentrer sur l'édition et les médias.
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