UBS : après la filiale française, la maison mère suisse est mise en examen
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L'affaire UBS traverse la frontière. La banque suisse a été mise en examen jeudi en France pour "démarchage illicite". Elle est soupçonnée d'avoir autorisé ses commerciaux à solliciter des clients en France pour qu'ils ouvrent un compte dans le pays entre 2002 et 2007. Une note secrète avait permis d'alerter les autorités sur ces pratiques. Sa filiale avait été elle aussi mise en examen une semaine plus tôt, pour "complicité" de démarchage illégal.
La filiale française elle aussi mise en examen
L'autre soupçon qui pèse sur l'établissement suisse concerne un éventuel maquillage de mouvements de capitaux entre la France et la Suisse. Pour ces faits, la maison-mère a été placée sous statut de témoin assisté, niveau intermédiaire entre celui de simple témoin et la mise en examen, pour blanchiment de démarchage illicité et blanchiment de fraude fiscale.Un caution de 2,9 millions d'euros a été imposée.
UBS affirme avoir pris des mesures
La direction de l'établissement suisse a fait savoir ce vendredi qu'elle entendait "continuer à coopérer avec les autorités" françaises. Elle affirme avoir pris des mesures depuis 2009 et souligne qu'"UBS ne tolère aucune activité visant à aider des clients à se soustraire à leurs obligations fiscales".
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Ce n'est pas la première fois que la banque suisse est ainsi visée. Aux Etats-Unis en 2009, une affaire similaire l'avait frappée. Celle-ci a contribué à ce que des négociations s'ouvrent en vue d'une coopération entre la Suisse et les Etats-Unis sur les données bancaires.
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