Etre banquier à Londres, ça paye (beaucoup) plus qu'à Paris

 |   |  250  mots
Les personnes percevant de très hauts revenus dans les banques travaillent dans des départments très divers, selon l'EBA. Copyright Reuters
Les personnes percevant de très hauts revenus dans les banques travaillent dans des départments très divers, selon l'EBA. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Près de 2.500 banquiers britanniques ont perçu au moins un million d'euros, pour l'ensemble des années 2010 et 2011, selon l'Autorité bancaire européenne. Ils ne sont que 170 en Allemagne et 162 en France à avoir perçu de tels émoluments.

Les banquiers qui bénéficient de hauts revenus sont largement concentrés à Londres, très loin devant Francfort ou Paris, selon des données publiées lundi par l'Autorité bancaire européenne (EBA). Ils sont ainsi 2.436 au Royaume-Uni, 170 en Allemagne et 162 en France à avoir perçu un million d'euros ou plus, au total, sur l'ensemble des deux années 2010 et 2011, indique l'institution basée à Londres. Elle en dénombre 125 en Espagne, 96 en Italie et 86 aux Pays-Bas.

L'EBA précise que ces personnes percevant des hauts revenus exercent des responsabilités très diverses, au sein de la direction générale ou dans des fonctions comme la gestion du risque, l'audit interne, les technologies de l'information, la communication, les finances du groupe, les services juridiques ou encore les ressources humaines.

Les rémunérations élevées dans le secteur financier, avec souvent une part importante sous forme de bonus variables, représentent un sujet explosif en Europe et particulièrement au Royaume-Uni, où elles ont été accusées d'encourager la prise de risques à court terme, de ne pas refléter la performance réelle, et apparaissent comme disproportionnés en ces temps d'austérité.

Les autorités britanniques et européennes se montrent actuellement de plus en plus soucieuses de mieux encadrer les bonus. Le Parlement européen a ainsi adopté en avril le principe d'un plafonnement des bonus des banquiers, dans le cadre de nouvelles règles destinées à tirer les leçons de la crise financière.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/07/2013 à 9:15 :
Pérennité de la finance britannique face à l'émergence de plusieurs contraintes

http://www.leconomiste.eu/decryptage-economie/57-perennite-de-la-finance-britannique-face-a-l-emergence-de-plusieurs-contraintes.html
a écrit le 16/07/2013 à 21:12 :
Il est assez navrant de constater dans les discussions précédentes que beaucoup semblent incapables de comprendre qu'il peut y avoir plusieurs coupables pour la crise des subprimes : les erreurs de la Maison Blanche ne prouvent en aucun cas que les banquiers étaient innocents. Accuser les uns ne blanchit aucunement les autres. Il y a des responsabilités partagées. Les autorités ont fait des erreurs, et les banquiers ont commis des erreurs monumentales (et parfois des fraudes, cf GS avec Toure, entre autres). D'autre part, les banquiers surpéys n'ont pas forcément fait gagner beaucoup à leurs banques; le gain moyen des BFI sur les 15 dernières années est proche de 0, les bonnes années compensant les années catastrophiques 2008 et 2009.
a écrit le 16/07/2013 à 19:27 :
cela ne couvre pas les hedge funds, private equity funds etc.
a écrit le 15/07/2013 à 23:03 :
Comment peut on ensuite nous raconter que les banques ont des difficultés, quelles ne peuvent pas financer l?économie réelle. Il faut juste savoir ou se placer. Ces personnes ne génèrent rien pour l?économie réelles et touche des fortunes. Cela devient complétement hallucinant. Vive la crise pour se goinfrer encore plus...
Réponse de le 16/07/2013 à 10:40 :
Vous ne pouvez pas dire que les banques ne génèrent rien pour l'économie réelle ! Certes, il y a sans doute eu des abus et des erreurs, mais les banques sont un maillon essentiel et irremplaçable. Croire le contraire c'est faire preuve d'une utopie sans borne.
Réponse de le 16/07/2013 à 13:55 :
@iliad . ne jouer donc pas au naif, vous savez pertinement que ces hauts revenus sont issu des Investment Banks et autres Hedges funds (dont l'utilite reste a prouver) et non des banques de details qui elles sont un maillon essentiel de l'economie.
a écrit le 15/07/2013 à 17:58 :
Et oui! Plus de riches = plus de pauvres= plus de désordres dans un futur proche....... La corne d'abondance n'existe toujours pas...Qu'ils sont nigauds ces humains
Réponse de le 15/07/2013 à 23:27 :
Malheureusement pour votre raisonnement, le jeu n'est pas à sommes nulles, et la richesse des uns n'est pas volée aux autres.
Pour prendre un exemple, l'immense richesse de Rockefeller a permis aux humains de profiter de sa découverte du pétrole, et d'abandonner l'huile de baleine...
Quant à ces traders, ils ont fait gagner de l'argent à leurs employeurs, et il est normal qu'ils soient bien payés...
Et par pitié pas de commentaires sur les méchants banquiers qui ont déclenché la crise des subprimes, alors qu'il s'agit d'une bête crise de l'immobilier déclenchée par le laxisme monétaire de la FED...
Réponse de le 16/07/2013 à 12:50 :
@Miloo : les méchants banquiers n'ont peut-être pas déclenché la crise des subprimes, mais ils ont été largement complices, et l'ont même amplifiée en titrisant ces dettes et en les refilant discrètement au reste du monde ! Dans la logique capitaliste, Goldman Sachs & Cie (et leurs dirigeants) n'auraient jamais du être sauvées ; çà aurait foutu un sacré bordel, mais à la fin peut-être que l?Économie Réelle aurait repris sa place face à la Finance !
Réponse de le 16/07/2013 à 13:29 :
Photoscope, permettez-moi de préciser que Clinton à l'époque avait donné l'ordre aux banques d'ouvrir des prêts à tous les américains. Le but était de favoriser l'achat de son propre logement. Des pénalités étaient appliquées aux banquiers moins efficaces... Le coupable n'est donc pas la FED, mais la Maison Blanche !...
Réponse de le 16/07/2013 à 15:01 :
Oui le coupable est la Maison Blanche qui reçoit bien les ordres de Wall Strett et la boucle est bouclée.
Réponse de le 16/07/2013 à 20:49 :
D'accord avec vous pour ne pas oublier les responsabilités des financiers, mais j'aimerais qu'on pale un peu plus de la FED et des politiques qui ont poussé à la baisse des taux afin d'entretenir la croissance.
Sans la FED et sa politique laxiste, pas de crise des subprimes...
Quant aux banquiers, Bear Stearns, Lehman et Washington Mutual y sont passés, et pas mal d'autres ont eu très chaud. Je n'en fais donc pas les responsables...
a écrit le 15/07/2013 à 17:32 :
On voit un peu mieux le vrai poids de la force financière, on notera la relative égalité franco-allemande et l'importance de l'Espagne qui n'a pas encore vu réduire le nombre de grandes banques malgré la crise.
Réponse de le 15/07/2013 à 17:51 :
ces banquiers qui gèrent la gestion du risque je trouve tout-à-fait normal qu'ils perçoivent ces bonus , la France devrait prendre molèle sur l'Angleterre -
a écrit le 15/07/2013 à 17:28 :
Rappelons que FH est l'ennemi de la finance ! On peut donc prévoir que ça ne va pas s'arranger...
a écrit le 15/07/2013 à 17:28 :
On a les memes stats sur les fonctionaires qui touche plus de 10000?/mois par pays de l UE?
a écrit le 15/07/2013 à 17:20 :
et combien de bbanquiers francais installés a Londres sont dans le lot ?
200 ?
Les meilleurs entreprises francaises de courtage sont déja délocalisées a Londres c est le resultat du travail de sape des énarques francais depuis 15 ans .
a écrit le 15/07/2013 à 16:55 :
A prendre au deuxième degré : Oui mais bon 1 million d'euros c'est pour l'ensemble des années 2010 et 2011 çà fait jamais que 500.000 euros par an, j'appelle pas çà un bonus mais du gagne misère, pas surprenant que 64% des banquiers de la City se disent « mécontents » de leur rémunération (lire l'article sur les bonus : "près des deux tiers des banquiers londoniens s'estiment maltraités").
Réponse de le 16/07/2013 à 19:30 :
Je n`ai pas verifié mais je pense que ce serait l`annee comptable 2010/11: Avril 2010-Mars 2011
a écrit le 15/07/2013 à 16:39 :
Il n'y a plus de banquiers à Paris ou Frankfurt..ils sont tous à Londres, Singapore, ou NY..donc rien d'anormal à cette constatation..Ce qui est remarquable, c'est qu'en réaction à la régulation, les activités les plus risquées, demandant le plus de compétences, ne se font plus sur les pays où l'on pouvait contrôler, ne se font plus en zone Euro qui ne possède plus de place d'importance: pour une zone économique dotée de la deuxième monnaie mondiale, c'est très très fort..
a écrit le 15/07/2013 à 16:26 :
En France, ce qui paye, c'est être parlementaire !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :