Henri de Castries reconduit à la tête d'Axa, assureur de moins en moins français

 |   |  394  mots
Henri de Castries, PDG d'Axa Copyright Reuters
Henri de Castries, PDG d'Axa Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'assureur affiche une forte hausse son résultat opérationnel au premier semestre. Il investit fortement dans les marchés encore en croissance

Comment augmenter ses profits dans une économie en récession ? En allant voir ailleurs, ce qui permet d'afficher pour le premier semestre un résultat opérationnel en hausse de 16% (par rapport au premier semestre 2012). Le groupe Axa, première marque mondiale, comme l'affirme son président, Henri de Castries, qui devrait être reconduit pour quatre ans à la tête du groupe à partir d'avril 2014, joue à fond les pays en forte croissance. La Chine, notamment, où il investit dans l'assurance auto. « 17 millions de voitures y sont vendues chaque année, c'est le premier marché mondial » souligne le PDG d'Axa, qui a acheté la moitié de Tian Ping, une société d'assurance dommages.

Cessions dans les "pays matures"
« Depuis 2010, nous avons en effet significativement repositionné la géographie du groupe » relève de Henri de Castries, dans une interview au Figaro. « Globalement, sur la période, Axa a cédé des activités dans les pays matures représentant 8,5 milliards d'euros, pour en réinvestir 5 milliards environ dans les marchés et segments à forte croissance ».
Aujourd'hui, la France ne représente plus que 22% du chiffre d'affaires de l'assureur. Pour autant, son PDG ne veut pas abandonner ce qu'il appelle les marchés matures. « Il existe de niches de rentabilité », souligne-t-il.

L'assurance vie se porte bien en France

De fait, y compris en France, Axa obtient de bonnes performances en assurance vie et les contrats de prévoyance. Il mise beaucoup sur les unités de compte : la collecte de nouvelles affaires a augmenté de 50% au premier semestre (par rapport à la même période de 2012), grâce à une politique commerciale en faveur de ces produits d'épargne, mais aussi et surtout la signature de contrats de groupe importants. Au total, le chiffre d'affaires « vie, épargne, retraite » d'Axa progresse ainsi de 7% en France, mais ce chiffre risque d'être exceptionnel.
Et, en revanche, en assurance dommages (auto, habitation), le chiffre d'affaires en France est désespérément stable, comme il l'est d'ailleurs dans l'ensemble des marchés dits « matures ».
C'est donc à l'international qu'Axa peut escompter augmenter ses profits. En Asie (+25% de chiffre d'affaires à Hong Kong au premier semestre, dans le segment vie, épargne, retraite), ou dans la région « Méditerranée-Amérique Latine » pour les dommages (+14%). La Bourse a salué cette stratégie, avec une hausse du cours de 2,21% ce vendredi, dans un marché stable.

 

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 31/10/2013 à 13:51 :
On en redemande !!! de mon cote vous etes maintenant dans mes favoris, a bientot.
Rencontre Hollande http://dating.realwebsex.com/fr/go/index.php?id=FST
a écrit le 03/08/2013 à 21:49 :
Bonne stratégie d'Axa à mon avis, que la bourse à d'ailleurs salué. Il n'y a pas grand chose à espérer d'un pays comme la France, tant que des réformes de fond n'auront pas été entreprises (fiscalité, rôle et mission de l'Etat, compétitivité des entreprises, retraites, réforme territoriale, etc). Ce n'est pas pour demain, car notre déclin est lent et anesthésie beaucoup de monde.
Réponse de le 04/08/2013 à 8:40 :
Je note que vous êtes d'accord pour baisser les retraites qui plombent les actifs et les entreprises de 14 points de PIB (record du monde). Je m'en félicite.
Réponse de le 04/08/2013 à 11:04 :
Non, ce n'est ce que j'ai dit. J'ai dit "retraite" pour la refonte entier du système de retraite, qui passera sans nul doute pour un allongement de la durée de cotisation pour tout le monde, mais aussi par un alignement des systèmes de retraite des fonctionnaires sur ceux du privé, par la réforme du système lui même (un système d'État par répartition pour tout le monde assurant un minimum pour vivre pour ceux qui ont cotisé pleinement, complété par un système individuel/entreprise par capitalisation auquel les gens souscrivent).
Réponse de le 04/08/2013 à 11:14 :
Ok : c'est plus clair ainsi. Vous êtes probablement bénéficiaire d'une retraite ponzi (qu'on appelle malhonnêtement "par répartition") et comptez donc bien continuer à en profiter. En revanche que les suivants cotisent plus, plus longtemps et en pure perte (vu que le système ne tiendra pas) ça vous laisse de marbre... Et pour cause : quand on fait partie de la génération des ex barricadistes, on veut jouir sans entraves ...
Réponse de le 04/08/2013 à 13:53 :
Je vous trouve bien agressif avec des à-priori à tout bouts de champ!
Ma retraite par répartition ne représente que 10 % de mes revenus de retraite. L'Arco-Agirc environ 30 %. Le reste (60 % environ) vient de systèmes de capitalisation que j'ai alimentés tout au long de ma carrière. J'en suis d'ailleurs ravi...
Réponse de le 04/08/2013 à 16:06 :
On comprend d'autant mieux pourquoi vous vous rangez à l'avis du cynique représentant de l'oligarchie. Bon courage quand vous vous apercevrez que vos créances ne valent même pas le prix du papier sur lesquels elles sont inscrites !
Réponse de le 05/08/2013 à 10:22 :
Ça devient du n'importe quoi, soutenu par la jalousie et des à priori à tous bouts de champ. J'arrête là cette discussion avec vous.
a écrit le 03/08/2013 à 17:33 :
"il existe des niches de prospérités"
les chiens je m' en fous occupons nous des chats !!!
a écrit le 03/08/2013 à 14:19 :
Sous l'ancien régime les aristocrates avaient si ce n'est un peu d'honneur et de patriotisme, du moins une perspective patrimoniale pour leurs "bouts de France". De nos jours, une bonne partie d'entre-eux font du "business" et se vendent pour une poignée de lentilles aux oligarchies...
Réponse de le 04/08/2013 à 17:20 :
Sous l'Ancien Regime les aristos ne travaillaient pas. C'etait plus ou moins interdit. A la difference des Anglais qui ont conquis le monde au 19eme siecle.
a écrit le 03/08/2013 à 13:47 :
En fait De Castries joue son rôle de patron: anticiper et réorienter la stratégie de l'entreprise en direction des marchés porteurs. Après il y'a sûrement d'autres types de business à développer dans les pays développés. Pour le reste, De Castries, comme ses homologues, restent des héritiers, ploutocratie quand tu nous tiens....
a écrit le 03/08/2013 à 12:43 :
"...de moins en moins français" Dissertation sur des lieux communs ! Tout en France est de moins en moins français ! La France est de plus en plus à l'Europe, ce que la Louisiane ou le Michigan (Détroit) aux Etats_Unis ! Personne aujourd'hui au plus haut sommet de l'Etat et encore moins dans la rue, n'ose dire je suis fier d'être français ou arborer le drapeau tricolore ! On se demande bien pourquoi !
a écrit le 03/08/2013 à 12:29 :
La théorie de Mr de Castries et de Mr de la Martinière à la fin des années 1990 était que la croissance ne pouvait venir que des pays développés, rien à attendre des émergents. Leur analyse ethnocentrée était totalement fausse et aujourd'hui ils essaient de rentrer à marche forcée dans les pays émergents.
Évidemment, les acquisitions ne se font pas au même prix.
On est visionnaire où pas... les marchés l'ont bien compris: le titre AXA valait 40? à cette époque, il était vu comme une valeur de croissance, à 16? aujourd'hui ce n'est clairement plus le cas.
a écrit le 03/08/2013 à 12:23 :
De moins en moins français... mais dont le capital est encore contrôlé via une structure mutualiste dont De Castries est élu président régulièrement lui donnant les pouvoirs de vote sur plus de 20% du capital d'AXA. Inutile de dire que le fichier des "votants" des mutuelles concernées est totalement confidentiel.
Cette situation permet, associé aux participations croisées avec la BNP (tu votes pour moi, je vote pour toi), à Mr De Castries qui n'arrête pas de nous vanter les mérites du capitalisme à l'américaine d'échapper à tout contrôle des actionnaires.
Il est un principe dont il faut se rappeler l'objectif de tout capitaliste est le monopole...
Réponse de le 03/08/2013 à 14:21 :
Et on tend complaisamment le micro à ce genre d'individus ...
a écrit le 03/08/2013 à 11:37 :
AXA est le premier assureur mondial avec un chiffre de 155 milliards de dollars. En terme de revenus consolidés, hors Re, les assureurs français sont les premiers du monde. Des résultats qui surprennent peut-être car assez mal connus. La capacité française qui s'appuie également sur les banques pour lesquelles notre pays est encore en tête permet un accompagnement des entreprises françaises unique au monde. Certains s'en sont effrayés et ont déclenché tant bien que mal la course poursuite... Nous verrons.
a écrit le 02/08/2013 à 20:18 :
Les assurances vies sont toutes adossées ... aux dettes souveraines, qui sont financées par ... la planche à billets (assouplissement monétaire comme ils disent..) et croyez vous que la BCE et la FED vont imprimer des billets jusqu'au ciel ? non vous n'êtes pas de ces gogos, tout ce château ce cartes truquées va s'effondrer . l'UE a déjà fait passer une directive qui permet de ponctionner ... les dépôts , comme à Chypre... Ecoutez Delamarche sur BFM ou youtube pour comprendre la gravité de la situation....vous aurez été prévenus ....
Réponse de le 03/08/2013 à 10:59 :
Effectivement, les gestionnaires d'assurance-vie ont la contrainte d'integrer une part d'obligations d'etat, donc des "junk bonds" dans les portefeuilles.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :