Condamné pour des manipulations de titres en Italie, Vincent Bolloré fera appel

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Vincent Bolloré sanctionné en Italie sur le dossier Premafin
Vincent Bolloré sanctionné en Italie sur le dossier Premafin (Crédits : REUTERS/Philippe Wojazer)
L'homme d'affaires français Vincent Bolloré s'est vu sanctionné par l'autorité de contrôle de la Bourse de Paris (Consob), pour des manipulations sur le titre de la holding italienne Premafin en 2010. Il va faire appel.

Trois millions d'euros et 18 mois d'interdiction d'exercer toute fonction dans une société italienne cotée. C'est la sanction infligée lundi à Vincent Bolloré par le régulateur boursier de Milan, qui l'accuse d'avoir manipulé le cours d'actions Premafin.

L'homme d'affaires, qui a par la suite démenti toute manipulation et indiqué vouloir faire appel, est accusé d'"avoir effectué, au cours de la période du 22 septembre au 22 octobre 2010 des opérations qui ont fixé le prix des actions Premafin à un niveau artificiellement élevé et ont par conséquent fourni des indications erronées et trompeuses au sujet de ce prix", indique l'institution dans un communiqué. La manipulation s'est faite par le biais de deux de ses sociétés, la Financière de l'Odet et la Financière du Perguet.

3 millions d'euros d'amende

Les deux sociétés et le chef d'entreprise se voient appliquer chacun des sanctions d'un montant de 1 million d'euros, et le chef d'entreprise ne pourra exercer aucune fonction dans une société italienne cotée pendant 18 mois - ce qui n'est actuellement pas le cas.

La société Financière de l'Odet a réagi par voie de communiqué peu après l'annonce, indiquant avoir "pris connaissance de la décision administrative" mais affirmant "avoir respecté toutes les règles" lors de la prise de participation de Premafin.

"Les déclarations de seuils requises ont été faites et il a été annoncé que l'investissement réalisé dans Premafin serait limité et de long terme, ce qui est le cas", a indiqué la firme dans un communiqué.

Holding de la famille Ligresti

Vincent Bolloré, président du conseil d'administration du groupe Havas depuis 2005, est également président du groupe familial qui porte son nom. A l'origine papeterie, celle-ci est devenue un vaste conglomérat international présent dans l'énergie, l'agriculture ou le transport.

Premafin, qui fait actuellement partie du groupe financier Unipol, était à l'époque des faits la holding de la famille Ligresti, longtemps considérée comme l'une des plus puissantes familles d'entrepreneurs d'Italie et aujourd'hui en délicatesse avec la justice.

[Mise à jour 14:40 avec réaction de Vincent Bolloré]

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Commentaires
a écrit le 28/01/2014 à 11:59 :
Zut en Afrique ça pause moins de soucis ce genre de subtilité. On comprend mieux les appels de libre échange des 85 milliardaires toujours spoliés, contrôlés dans ce monde invivable…
a écrit le 27/01/2014 à 16:49 :
Ah l'argent, plus j'en ai, plus j'en veux. Le dieu de la cupidité semble celui de beaucoup. Il faut des lois, des impôts et des juges.
Réponse de le 27/01/2014 à 20:32 :
Il n'y a que vous pour être bénévole !

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