BNP Paribas entre au capital de Kriptown, une néo-bourse pour les PME
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La start-up française Kriptown, à gauche, Mark Kepeneghian, le cofondateur.
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La start-up française Kriptown, à gauche, Mark Kepeneghian, le cofondateur.
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C'est une levée de fonds qui en dit long sur les transformations du monde de la finance. La start-up Kriptown a annoncé avoir bouclé un tour de table de 4,2 millions d'euros en série A. Si le montant n'a rien d'époustouflant, ce sont les nouveaux entrants au capital de cette société spécialisée dans la tokenisation des actifs qui marquent un tournant dans le microcosme français des jetons numériques échangés via une blockchain.
Attirés par les perspectives de cette technologie qui permet des échanges instantanés, sécurisés et moins coûteux, ce sont ainsi BNP Paribas et Bpifrance qui rejoignent au board d'actionnaires Centilux Family Office et le fonds luxembourgeois Accurafy 4. Fait notable, ces prises de participation sont réalisées par les deux institutions bancaires « en direct » et « à parts égales ». « Il me semble que c'est la marque d'un investissement plus stratégique que financier », indique à La Tribune Mark Kepeneghian, cofondateur de Kriptown.
Concrètement, la plateforme parisienne veut devenir une nouvelle Bourse entièrement dédiée aux PME, celles qui visent une introduction « inférieure à 8 millions d'euros ». Soit un vivier de petites et moyennes entreprises - quand la France compte plus de 3 millions de PME - que Kriptown juge encore non couvert par les opérateurs boursiers traditionnels. « Usines en régions, réindustrialisation, rénovation énergétique... l'accès aux fonds propres restent difficiles pour certaines PME », explique le cofondateur.
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Concrètement, un investisseur, particulier ou gestionnaire d'actifs, achètera « juridiquement » une action cotée sur la plateforme Kriptown, laquelle utilisera « techniquement », la technologie blockchain et des jetons numériques pour opérer les transactions. « Chaque société cotée a son propre token. La blockchain nous permet d'être plus efficace sur le règlement-livraison des transactions, sans intermédiaires et plus transparents », détaille Mark Kepeneghian.