Chine, Proche-Orient... Les Bourses mondiales divisées
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En Europe, les indices évoluent en ordre dispersé dans les premiers échanges.
Regis Duvignau
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En Europe, les indices évoluent en ordre dispersé dans les premiers échanges.
Regis Duvignau
Les Bourses mondiales sont divisées ce mardi. En Europe, les indices évoluent en ordre dispersé dans les premiers échanges : vers 12h (à Paris), la place parisienne perd 0,77%, Londres 0,37% tandis que Francfort gagne 0,22%. Milan prend 0,23%.
La Bourse de Tokyo a fini, elle, en petite hausse. L'indice vedette Nikkei a terminé en hausse 0,8% à 39.910,55 points, après avoir franchi la barre des 40.000 points pour la première fois depuis trois mois. L'indice élargi Topix a gagné 0,6% à 2.723,57 points. Après un week-end prolongé, la place japonaise a emboîté le pas à New York où les indices Dow Jones et S&P500 se sont encore hissés lundi à de nouveaux sommets, portés par les grandes capitalisations du secteur technologique et avant une vague de résultats d'entreprises.
Mais l'ambiance est plus morose sur les places chinoises. La Bourse de Hong Kong a chuté de plus de 3% mardi après-midi. Dans le détail, l'indice Hang Seng de Hong Kong cédait 3,76% à 20.299,60 points vers 10h18 (heure de Paris). L'indice composite de Shanghai reculait de 2,53% à pour atteindre 3.201,29 points. Les géants de la tech, dont Alibaba et Tencent, ont chuté, de même que les promoteurs immobiliers qui s'étaient envolés après l'annonce des nouvelles mesures par Pékin.
Une mauvaise performance sur les marchés qui s'expliquent par l'annonce de Pékin samedi. Les autorités ont annoncé un recours massif à l'endettement public, avec des obligations spéciales, pour soutenir une activité en perte de vitesse. Mais sans mesures d'aide aux ménages pour stimuler la consommation.
Dans le même temps, le géant asiatique a publié des statistiques jugées alarmantes, l'inflation en Chine ayant ralenti en septembre, signe de dépenses des ménages toujours en berne. Les exportations du pays, pilier de sa croissance, ont nettement ralenti, tandis que les importations sont restées faibles en septembre en Chine, selon des chiffres publiés lundi témoignant de l'assombrissement de l'activité industrielle et augurant d'une demande pétrolière sous pression.
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Les investisseurs restaient prudents : « Nous surveillerons de près les données sur le PIB du troisième trimestre, la production industrielle, les ventes au détail et ventes immobilières » qui seront publiées vendredi par la Chine, « même si ces chiffres sont antérieurs aux mesures d'assouplissement budgétaire et monétaire », notait Chris Weston, du courtier Pepperstone.
De leur côté, le pétrole est également touché par les annonces de Pékin. « Les déclarations décevantes (de la Chine samedi) ont fortement pesé sur le marché du pétrole, où les cours ont trébuché (...). Il faudra des détails autrement plus solides sur les futures mesures de relance de Pékin pour aider les prix du brut à remonter la pente », insiste Kathleen Brooks, du courtier XTB.
Les cours du pétrole continuaient leur dégringolade de la veille, perdant jusqu'à 4% dans les échanges asiatiques. Dans le détail, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, a perdu plus de 3% dans la nuit. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, avec échéance en novembre, suivait la même tendance. Dans le détail, le baril de Brent de la mer du Nord, perdait 2,23% à 73,51 dollars après midi, et le WTI américain lâchait 2,72% à 69,86 dollars.
Outre la Chine, c'est la situation au Moyen-Orient qui a fortement bousculé les cours et notamment le fait que Benyamin Netanyahou a échangé mercredi par téléphone avec le président américain Joe Biden, leur premier appel en plus de sept semaines, selon le Washington Post. A cette occasion, le Premier ministre israélien a dit prévoir de frapper des infrastructures militaires iraniennes en représailles aux tirs de missiles iraniens le 1er octobre sur Israël, et non des infrastructures pétrolières ou nucléaires de l'Iran, selon les deux sources interrogées par le média. Alors que le président américain Joe Biden avait précédemment mis en garde son allié contre toute tentative de cibler les installations nucléaires iraniennes et s'est opposé à toute frappe sur les installations pétrolières.
Par ailleurs, après plusieurs grandes banques américaines vendredi, les publications des rapports financiers des entreprises pour le troisième trimestre s'accélèrent cette semaine. Aux États-Unis, le secteur bancaire sera à nouveau à l'honneur mardi, avec Bank of America, Goldman Sachs et de Citigroup. En Europe, LVMH, doit publier ses résultats dans la soirée, après la fermeture des marchés.
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La réunion jeudi de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) est elle aussi en ligne de mire des investisseurs. D'autant que l'institution s'oriente vers une nouvelle baisse de ses taux d'intérêt jeudi, les données récentes sur l'inflation étant rassurantes, tandis que l'inquiétude monte pour la croissance en zone euro.
(Avec AFP)
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