Cryptomonnaies : la plateforme Celsius Networks se place sous le régime des faillites
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La plateforme de prêts en cryptos affiche un bilan compris entre un... et dix milliards de dollars.
Reuters
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La plateforme de prêts en cryptos affiche un bilan compris entre un... et dix milliards de dollars.
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Du risque de faillite à la faillite. La plateforme de placements en cryptomonnaies Celsius Networks a annoncé mercredi son placement sous le régime des faillites (chapter 11) aux Etats-Unis, un mois après avoir gelé ses retraits en plein effondrement des cours des cryptoactifs. Le recours au Chapitre 11 permet à une entreprise de poursuivre ses opérations à l'abri de ses créanciers le temps de trouver une solution de sortie de crise.
La plateforme précise, dans son communiqué, que son objectif est de se restructurer pour « maximiser » la valeur pour les parties prenantes et précise disposer d'une trésorerie de 167 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents. Dans le dossier déposé mercredi au tribunal des faillites du district sud de New York, Celsius estime égalemenson bilan entre un et...10 milliards de dollars et le nombre de ses créanciers à plus de 100.000. « C'est la bonne décision pour notre communauté et notre entreprise », a assuré Alex Mashinsky, le cofondateur et patron de Celsius.
Celsius Networks est donc la deuxième plateforme importante à se déclarer en faillite, après le placement sous le Chapitre 11, la semaine dernière, de Voyager Digital. D'autres plateformes ont également suspendu les retraits, faute de liquidités suffisantes, comme CoinFlex. A noter également que la célèbre société d'investissement Three Arrows Capital, basée à Singapour, est en liquidation.
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Toutes ces plateformes ont profité de l'envolée des cours des cryptomonnaies depuis 2020 pour se livrer à une activité risquée, en principe réservée aux banques, celle de prêter de l'argent et de rémunérer les dépôts. Le tout en cryptomonnaies, ce qui leur a permis de passer au travers les mailles du superviseur. Les promesses de rendement pour les prêteurs pouvaient faire rêver, plus de 18% ! Quant aux emprunteurs, ils se contentaient de payer 0,1% d'intérêt. Mais en finance, le miracle se transforme vite en cauchemar.