Cryptomonnaies : trois questions sur le krach qui a fait tomber le bitcoin de son piédestal
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DADO RUVIC
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Après être repassé au-dessus du seuil fatidique des 30.000 dollars mardi, le bitcoin peine à remonter la pente et à repasser ce pallier fatidique. En cause, l'effondrement historique la semaine dernière, pendant lequel le marché a perdu plus de la moitié de sa valeur, passant de 3.000 milliards de dollars de valorisation à 1.400 milliards - en seulement en six mois -, sur l'ensemble des 12.000 cryptomonnaies estimées. Sur la seule journée du mercredi 11 mai 2022, dans le sillage des valeurs Tech au Nasdaq prises par la crainte du resserrement des politiques monétaires, un vent de panique a fait perdre 200 milliards de dollars au précieux jeton. Est-ce "la fin d'une époque", comme le prédisent certains ? Pire, le début d'un "risque systémique" ?
Le krach du bitcoin au mois d'avril n'est pas inédit en terme de volumes. Il l'est toutefois par sa nature. Car contrairement aux krachs précédents, souvent directement liés à des attaques sur des plateformes d'achat-ventes de jetons, cet effondrement, après des mois de hausses, est ressenti dans tout l'écosystème.
« La baisse du bitcoin de plus de 17% en avril 2022 semble signer la fin d'une époque pour la reine des crypto-monnaies, en réalisant le pire mois d'avril de son histoire », affirme à La Tribune Reda Aboutika, expert des marchés financier chez XTB France.
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La première crise retentissante du précieux jeton remonte à 2014, lorsque la plateforme d'échanges de bitcoins Mt. Gox fait faillite, suite à un vol d'une valeur de près de 470 millions de dollars à l'époque. D'un pic de plus de 1.100 dollars en 2013, il plafonne alors deux ans plus tard aux alentours des 230 dollars. C'est l'une des plus fortes chutes dans l'histoire de ce crypto actif créé en 2009.