Les tarifs douaniers de Trump effacent 2 500 milliards de dollars de la Bourse américaine
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L'indice S&P 500 a effacé tous ses gains depuis l'élection de Donald Trump en novembre dernier.
Reuters
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L'indice S&P 500 a effacé tous ses gains depuis l'élection de Donald Trump en novembre dernier.
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« Le pire des scénarios », aux yeux des analystes, s'est transformé en l'une des pires séances boursières à Wall Street. Près de 2 500 milliards de dollars de capitalisation se sont envolés sur les marchés américains après l'annonce par le président américain Donald Trump des nouveaux tarifs douaniers, bien supérieurs à ce qui était attendu.
Désormais, la peur d'une prochaine récession économique aux États-Unis liée à une guerre commerciale est bien présente chez les investisseurs et les indices sont au bord des ruptures techniques qui menacent de se traduire par une consolidation de longue durée.
Ainsi, l'indice Dow Jones (valeurs industrielles) perd 1 500 points ( -3,98 %) alors que le S&P 500 (-4,84 %) et l'indice composite des valeurs technologiques (-5,97 %) affichent leur plus forte baisse en une séance depuis 2020. Désormais, le S&P 500 est à son plus bas niveau depuis la victoire de Donald Trump en novembre dernier et affiche un recul de 12 % par rapport à ses plus hauts de février dernier.
La chute des actions a été généralisée, plus de 400 des composantes du S&P 500 ayant enregistré des pertes en séance. Mais ce sont bien évidemment les grandes capitalisations dont les chaînes d'approvisionnement sont les plus mondialisées qui ont souffert le plus.
À ce jeu, c'est bien Apple, dont la grande majorité des appareils sont fabriqués en Chine ou au Vietnam, qui a été la valeur la plus sanctionnée, avec une baisse de 9,25 %, soit plus de 310 milliards de dollars partis en fumée.
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Le géant des processeurs graphiques Nvidia a logiquement suivi cette descente aux enfers, tout comme les géants de la Tech comme Amazon et Meta, qui avaient pourtant misé sur l'élection de Donald Trump. Les menaces de rétorsion sur les services numériques, notamment en Europe, pourraient faire fondre leurs marges sur la publicité et le commerce en ligne.
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Au total, les « 7 magnifiques » (Apple, Amazon, Alphabet, Microsoft, Meta, Nvidia et Tesla), qui concentraient 38 % des profits du S&P 500 en 2024, auront perdu près de 1 000 milliards de dollars de capitalisation en une seule séance. Les investisseurs se demandent désormais si ces sociétés, qui ont tiré les marchés américains depuis deux ans, pourraient obtenir de l'administration Trump des exemptions, comme ce fût déjà le cas lors du premier mandat de Donald Trump pour Apple. Ce dernier avait annoncé il y a quelques semaines un plan d'investissement de 500 milliards de dollars aux États-Unis.