Rassurées, les Bourses européennes en hausse après la Fed
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La Bourse de Paris a bondi de 1,51% ce jeudi matin.
DC
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La Bourse de Paris a bondi de 1,51% ce jeudi matin.
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[Article publié le 19 septembre 2024 à 10h18, mis à jour à 14h37] Les Bourses européennes ont ouvert en nette hausse ce jeudi, après la décision de la banque centrale américaine (Fed) de baisser son taux directeur de 0,5 point de pourcentage. Vers 14h25, l'indice CAC 40 prenait 2,07% à 7.598,68 points, Milan 1,02% à 33.997,75 points. La place financière de Londres gagnait, quant à elle, 1,09%, à 8.343,57 points.
L'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a même dépassé jeudi la barre symbolique des 19.000 points, un nouveau plus haut historique. Vers 14h25, l'indice allemand a atteint précisément 19.044,96 points, en hausse de 1,71%.
Après un cycle de onze hausses, la Fed a entamé mercredi un assouplissement de sa politique monétaire, alors que ses taux se situaient depuis juillet 2023 au plus haut depuis deux décennies. Le président de la Fed, Jerome Powell, a adopté un discours très mesuré, insistant sur le fait que l'institution allait « avancer avec prudence » et qu'elle ne s'interdisait pas de faire une pause dans son cycle d'assouplissement monétaire si les conditions le justifiaient. « Tout va dépendre de la façon dont l'économie évolue », a affirmé le président de la Fed.
« Au-delà de la baisse des taux elle-même », le discours de Jerome Powell a mis l'accent « sur le marché du travail », pointe Stephen Innes, analyste de SPI Asset Management, pour qui « la Fed tente de trouver un meilleur équilibre entre l'emploi et l'inflation ». Historiquement, une baisse des taux est « positive » pour les marchés financiers, « lorsque l'économie n'est pas en récession », indique John Plassard.
Mercredi, à Wall Street, les investisseurs étaient toutefois restés sur leur faim, déçus par la prudence du message de la Fed, dans une séance très volatile. Le Dow Jones a abandonné 0,25%, l'indice Nasdaq a perdu 0,31%, et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,29%. La volatilité « devrait rester très élevée », selon Christopher Dembik, conseiller en investissement chez Pictet AM, étant donné le contexte « de faiblesse de la liquidité qui devrait favoriser des mouvements erratiques sur les cours ».
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La Bourse de Tokyo a pour sa part clôturé en hausse jeudi, portée par un affaiblissement du yen. L'indice vedette Nikkei a gagné 2,13% à 37.155,33 points et l'indice élargi Topix a pris 2,01% à 2.616,87 points.
À rebours de la Fed, l'institution britannique, elle, marque un coup d'arrêt dans son cycle de coupe de ses taux d'intérêt, entamé en août. La Banque d'Angleterre (BoE) a laissé jeudi son taux directeur inchangé à 5%.
Si les pressions inflationnistes continuent de s'apaiser, « nous devrions être en mesure de réduire les taux graduellement », a expliqué le gouverneur de la banque centrale britannique, Andrew Bailey dans une déclaration jointe à la décision. « Mais il est vital que l'inflation reste basse, nous devons donc être attentifs à ne pas les baisser trop rapidement ou trop amplement ».
Gravitant à proximité de la cible de 2% visée par la BoE, l'inflation britannique s'est maintenue en août à 2,2% sur un an, en ligne avec les attentes des économistes. Dans le détail, l'inflation sous-jacente, qui exclut les produits aux prix les plus volatils comme l'énergie et l'alimentation, a cependant quelque peu accéléré. Ces données ont « réduit la probabilité d'une baisse imminente des taux » jeudi, et « posé le décor pour une baisse des taux en novembre », selon Sanjay Raja, analyste de la Deutsche Bank.
Dans les « minutes » de sa décision, l'institution monétaire souligne également que l'inflation en août dans le secteur des services demeure « élevée ». La BoE s'attend toujours à ce que l'inflation remonte légèrement aux environs de 2,5% d'ici la fin de l'année au Royaume-Uni, car les prix de l'énergie ne ralentissent plus aussi vite qu'ils l'ont fait l'année dernière. Bien qu'elle mette en avant une « approche graduelle qui consiste à défaire les restrictions » pesant sur sa politique monétaire, elle rappelle également la nécessité que celle-ci « demeure restrictive pour suffisamment longtemps afin de dissiper les risques inflationnistes ». À ce stade, l'hypothèse d'une nouvelle baisse en novembre est largement privilégiée par les acteurs du marché, notamment car cette réunion coïncidera avec la publication d'un rapport de politique monétaire, moment que la BoE privilégie pour présenter des modifications de son taux.
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De son côté, la Banque de Norvège a conservé son taux inchangé jeudi, à 4,5%, en ligne avec les prévisions du marché. Les analystes s'attendent à une décision similaire de la Banque du Japon (BoJ) vendredi, après une hausse en juillet.
(Avec AFP)
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