L'italien UniCredit pourrait supprimer 10.000 emplois

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(Crédits : Alessandro Bianchi)
La plus grande banque italienne en termes d'actifs envisagerait de supprimer jusqu'à 10% de ses effectifs dans le cadre d'un plan stratégique qui sera dévoilé en décembre, selon Bloomberg. L'Italie serait la plus touchée.

Après les 18.000 suppressions de postes annoncés par Deutsche Bank, une autre restructuration d'ampleur se prépare dans la banque en Europe. Selon l'agence Bloomberg, l'italien UniCredit envisage de supprimer environ 10.000 emplois, soit 10% de ses effectifs mondiaux, dans le cadre d'un nouveau plan stratégique qui sera dévoilé en décembre. Ces suppressions auraient lieu quasi intégralement en Italie.

UniCredit devrait entamer les discussions avec les syndicats après la présentation le 3 décembre du plan stratégique pour la période 2020-2023. Le nombre de suppressions d'emplois pourrait être revu à la baisse. Le groupe n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

Dirigée depuis 2016 par le Français Jean-Pierre Mustier (un ex-Société Générale), qui l'a réorganisée et nettoyée de ses actifs douteux, la plus grande banque italienne en termes d'actifs avait indiqué en mai son intention d'accélérer la réduction des activités non stratégiques, de limiter l'exposition d'UniCredit à la dette souveraine italienne et de renforcer les fonds propres. Elle a déjà récupéré cette année 2,1 milliards d'euros de la vente de sa participation dans le courtier en ligne Banca Fineco.

Transformation ou restructuration ?

La banque avait caressé l'espoir de fusionner avec Commerzbank il y a quelques mois et fait l'objet de rumeurs récurrentes d'un rapprochement avec Soc Gen. UniCredit capitalise près de 25 milliards d'euros, SG un peu moins de 19 milliards.

Dans une récente interview au site italien d'informations économiques Milano Finanza, Jean-Pierre Mustier a souligné que le prochain plan stratégique serait consacré à la "transformation d'UniCredit", alors que le précédent était "un plan de restructuration".

"L'efficacité viendra surtout de l'optimisation des activités. Par exemple, nous simplifierons les processus et la gamme de produits grâce à l'automatisation et à la numérisation. Ce gain d'efficacité permettra à notre personnel de dédier plus de temps aux clients", a-t-il déclaré.

Jugeant les fusions européennes "très difficiles", il a fait valoir qu'il fallait  "travailler tant sur la stabilisation des sources de revenus que sur le contrôle des coûts".

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 23/07/2019 à 13:28 :
Le dumping fiscal imposé par le consortium européen financier commence à lourdement se faire sentir.

BIenvenu en UERSS, empire prévu pour durer mille ans.
a écrit le 23/07/2019 à 9:17 :
Des paradis fiscaux qui dégueulent de fri et leurs filiales légales qui sont à l'agonie...

Bienvenu en UERSS, empire prévu pour durer mille ans.

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