La banque d'affaires de Jean-Marie Messier rachetée par Mediobanca

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La banque italienne a acquis 66 % de la boutique M&A fondée par l'ex-patron de Vivendi. Mediobanca se renforce sur le marché français, Jean-Marie Messier et son associé Erik Maris resteront aux commandes.

La première banque d'affaires italienne, Mediobanca, a annoncé ce jeudi 11 avril qu'elle avait acquis 66% du capital de la petite "boutique" de M&A française Messier Maris & Associés, fondée par l'ex-patron de Vivendi Jean-Marie Messier, "dans le cadre d'un partenariat stratégique de long terme". Créée avec Erik Maris, ancien co-directeur général de la banque Lazard en France, cette petite banque spécialisée dans le conseil en fusions et acquisitions et la restructuration de dette emploie une quarantaine de personnes. Jean-Marie Messier et son associé resteront aux commandes "pour de nombreuses années", assurent-ils. La a également vocation à rester.

"Depuis notre création en 2010, nous avons conseillé plus de 200 transactions réussies et nous sommes fiers de la qualité largement reconnue de notre équipe de professionnels sans égale et de la fidélité de nos clients. Il s'agit d'un nouveau chapitre pour notre société qui nous permettra d'accélérer notre développement" ont fait valoir Jean-Marie Messier et Erik Maris dans un communiqué conjoint, soulignant partager "les valeurs d'excellence, de discrétion et de relation de long terme centrée sur le client."

"Banque à l'ancienne"

Présente en France depuis 2016 avec une équipe d'une dizaine de personnes à Paris, Mediobanca, qui a pour principaux actionnaires la banque italienne UniCredit et l'homme d'affaires Vincent Bolloré, va se renforcer dans l'Hexagone : elle indique que cette opération va permettre à sa division de banque d'investissement (CIB) d'augmenter d'environ 30% le montant des commissions provenant d'activités peu gourmandes en capitaux et d'accroître de 8% les revenus issus des commissions au niveau du groupe. L'opération aura un effet positif sur le bénéfice par action de 2%.

Les termes de l'acquisition, réalisée entièrement en actions, ne sont pas publics mais le journal Les Echos évoque une valorisation de 160 millions d'euros pour la boutique française qui aurait réalisé un bénéfice net de 15 millions d'euros pour plus de 50 millions d'euros de commission. La capitalisation boursière de la banque italienne dépasse les 8,3 milliards d'euros.

"[L'équipe de Jean-Marie Messier et Erik Marris] incarnent à la perfection l'idée de la "banque à l'ancienne" qui est au cœur du modèle Mediobanca" a commenté le patron de la banque italienne, Alberto Nagel.

Mediobanca s'est profondément transformée ces dernières années en se concentrant sur la gestion d'actifs, la banque d'investissement et l'expansion internationale.

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Commentaires
a écrit le 13/04/2019 à 1:04 :
Question : en quoi est il sulfureux ?

un grand bonhomme jmm : d ailleurs revendre son affaire 160 M
, fais nous la mme chose : un mec hyper intelligent
Réponse de le 17/04/2019 à 18:46 :
Un type qui aurait ruiné des milliers d'épargnants avec les actions Vivendi en publiant paraît-il des chiffres faux et qui n'aurait jamais été jugé
personnellement pour en avoir paraît-il profité en vendant ses stocks options avant la chute brutale des cours: ce serait en effet, si les choses sont avérées, un mec hyper intelligent ...qui n'inciterait plus les Français à investir en actions.
a écrit le 12/04/2019 à 9:21 :
Quand on voit nos hommes d'affaires actuels, de simples et vulgaires comptables obéissant aveuglément aux actionnaires milliardaires, on peut regretter ces anciens aventuriers qui avançaient sans trop se poser de questions.

La situation se dégrade chaque jour un peu plus...
a écrit le 12/04/2019 à 0:29 :
Les médias sont ils en rebellion? Pourquoi ressortir de si sulfureux personnages dans une période pareille? Saturer le paysage médiatique?

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