C'est une spirale infernale pour la sixième banque espagnole. Plombée par des créances douteuses et des actifs immobiliers toxiques, Banco Popular serait au bord de la faillite, avait laissé entendre une responsable européenne la semaine dernière. Les investisseurs semblent céder à la panique : en une semaine, la banque a perdu la moitié de sa capitalisation boursière, tombée à 1,2 milliard d'euros. Ce mardi, elle a encore cédé 6,2%, après avoir dévissé de 18% la veille. La rumeur de l'annulation d'une réunion entre les dirigeants de Popular et la Banque centrale européenne (BCE) a renforcé les inquiétudes.
Ce mardi soir, l'agence de notation Moody's a abaissé de deux crans la note à long terme des dépôts et de la dette senior de la banque (à respectivement B2 et B3), assorties d'une perspective négative.
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Les actionnaires actuels ne veulent pas participer à une augmentation de capital, qui semble peu probable au cours actuel, l'Etat espagnol a jusqu'ici fermé la porte à une aide publique. L'option restante demeure un adossement à un autre acteur, une autre banque espagnole, comme Santander ou BBVA, voire Bankia (contrôlée par l'Etat), mais à quel prix ? L'évaluation des 37 milliards d'euros d'actifs à risques de banco Popular poserait problème dans les discussions.
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