Le chèque survivra-t-il au coronavirus?
Juliette Raynal
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Photo d'illustration
AF et JC
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Alors que les débats se concentrent sur la disparition (prochaine ou non) des espèces, un autre moyen de paiement semble davantage menacé : le chèque. Davantage utilisé que la carte bancaire au début des années 2000, il ne représente aujourd'hui plus que 8 % des transactions scripturales et son usage baisse de 10 % par an depuis les trois dernières années. Il a ainsi été doublé par la carte bancaire, mais aussi par les virements et les prélèvements. La crise du coronavirus a largement accentué cette trajectoire descendante. Lors du confinement, son utilisation a reculé de 60 %. Un rythme six fois supérieur à la normale. Alors, le chèque survivra-t-il au coronavirus ?
L'établissement d'un seuil ou de certaines conditions d'usage pourrait être établi. Si la Banque de France envisage un tel scénario, c'est que le chèque est depuis deux ans le moyen de paiement qui occasionne le plus de fraudes. « Il commence à devenir la vache à lait des fraudeurs. Ce qui est inquiétant, c'est que le nombre de chèques émis diminue tandis que la fraude augmente », pointe Julien Lasalle.
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Difficile par ailleurs de sécuriser ce bout de papier sans faire augmenter fortement son coût de gestion. Toutefois, travailler sur la disparition du chèque nécessite de réfléchir à ses différents usages, encore très variés aujourd'hui : du règlement de la cantine aux paiements interentreprises, en passant par les étrennes de Noël, les achats exceptionnels comme l'acquisition d'une voiture ou encore la volonté de ménager son plafond de carte bleue. Aujourd'hui, dans l'Union européenne (hors Royaume-Uni), la France reste le seul pays grand utilisateur de chèques.
Juliette Raynal