Taux : la Fed et la BCE face au pouvoir de la Russie sur l'inflation

Pour une majorité d'analystes, c'est certain, les 15 et 16 mars prochains, la Réserve fédérale américaine va donner le signal du resserrement monétaire. Mais faut-il remonter les taux progressivement, au risque de ne pas réussir à freiner efficacement l'inflation, ou bien brutalement, au risque de casser la croissance? Sur bien des points, la détermination à agir de la Fed contraste avec la prudence de la BCE. Mais la situation géopolitique risque de prendre le pas sur tout le reste avec une inflation incontrôlable dopée par un probable bond stratosphérique des prix de l'énergie (Brent et WTI à quasi 100 dollars) si la Russie, premier fournisseur de gaz de l'Europe, entre en guerre.

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Début février, les données concernant les créations d'emplois de janvier bien plus élevées qu'initialement annoncé, avec 510.000 emplois créés au lieu de 199.000, apportaient de l'eau au moulin de Jerome Powell (photo) pour convaincre ses collègues de la Fed de commencer à relever ses taux en mars sans craindre pour la santé du marché du travail, qu'il qualifiait lui-même de très, très solide.
Début février, les données concernant les créations d'emplois de janvier bien plus élevées qu'initialement annoncé, avec 510.000 emplois créés au lieu de 199.000, apportaient de l'eau au moulin de Jerome Powell (photo) pour convaincre ses collègues de la Fed de commencer à relever ses taux en mars sans craindre pour la santé du marché du travail, qu'il qualifiait lui-même de "très, très solide". (Crédits : POOL)

"De mon point de vue, la Fed aurait dû commencer à relever les taux à l'automne, elle a donc du rattrapage à faire", a déclaré Ethan Harris, responsable de la recherche économique de Bank of America Securities.

Alors que la hausse des prix à la consommation aux Etats-Unis a atteint 7% en janvier, son plus haut niveau depuis près de 40 ans, cette opinion d'un analyste financier de la deuxième plus grande banque américaine reflète bien le sentiment général qu'un resserrement de la politique monétaire par la Réserve fédérale des États-Unis est imminent. En revanche, l'idée de cet expert interrogé par Reuters qu'"il y a du rattrapage à faire" laisse supposer que la réaction des banquiers centraux sera agressive, avec une remontée brutale des taux. Or cet avis est loin d'être majoritaire.

Et cela même si, jeudi dernier, le 17 février, la très prudente secrétaire au Trésor Janet Yellen (ex-patronne de la Fed) semblait très remontée, reconnaissant que la flambée des prix aux États-Unis n'était "pas tolérable", et appelant en conséquence la Fed à intervenir.

"Je suis préoccupée par l'inflation" et "il n'est certainement pas tolérable (qu'elle) reste aux niveaux actuels."

Pour rappel, jusqu'à la fin 2021, la Fed avait fait preuve d'une grande prudence, évitant de remonter ses taux (abaissés dans une fourchette de 0 à 0,25% il y a deux ans face à l'expansion de la pandémie) afin de ne pas entraver la reprise économique ou peser sur le marché de l'emploi.

Moins de 25% des experts prédisent une remontée brutale des taux

Mais donc, ceux qui estiment que la Fed va opérer une remontée brutale ne sont pas les plus nombreux, loin de là. En effet, parmi les 84 experts interrogés par Reuters entre le 7 et le 15 février, tous, après les interventions publiques de plusieurs responsables de la Fed au cours de la semaine écoulée, ont convenu qu'il fallait s'attendre à une hausse de l'objectif des fonds fédéraux (les "fed funds") d'au moins 25 points de base à l'issue de la réunion de politique monétaire des 15 et 16 mars. Toutefois, sur ces 84 experts, ils sont seulement 20 (23,8%) à prédire une hausse de 50 points de base d'un seul coup.

Pour autant, cette accélération de l'inflation à 7% en janvier accroît la pression sur la Fed non seulement pour relever les taux mais aussi pour réduire son bilan, qui atteint près de 9.000 milliards de dollars (7.900 milliards d'euros) après des années d'achats massifs d'obligations sur les marchés.

Inflation forte au 1er trimestre, mais marché du travail "très très solide"

Hier lundi 21 février, lors d'un discours devant l'American Bankers Association Community Banking Conference, Michelle Bowman, membre titulaire du board de la Réserve fédérale américaine (Fed) a expliqué qu'elle s'attendait à une forte inflation pendant tout le premier semestre 2022 au moins, et, par conséquent, a déclaré être favorable à un relèvement des taux en mars. Elle ne précise ce qu'elle envisage à ce stade, rappelant juste que l'ampleur de ce relèvement dépendra des données les plus récentes.

"Je soutiens l'augmentation des taux directeurs lors de notre prochaine réunion en mars", a déclaré la gouverneure de la Fed, Michelle Bowman, soulignant que "si l'économie évolue" comme elle l'anticipe, "des augmentations de taux supplémentaires seront appropriées dans les mois à venir".

Elle ajoutait:

« Je surveillerai les données de près pour juger de la taille appropriée. »

Début février, les données concernant les créations d'emplois de janvier (bien plus élevées qu'initialement annoncé, avec 510.000 emplois créés au lieu de 199.000) apportaient de l'eau au moulin de Jerome Powell pour convaincre ses collègues de la Fed de commencer à relever ses taux en mars sans craindre pour la santé du marché du travail, qu'il qualifiait lui-même de "très, très solide".

Surveiller l'évolution de l'inflation ? La Russie devient le facteur clé

Or, la situation géopolitique est clairement en train de devenir l'élément clé du débat. En effet, Vladimir Poutine a reconnu lundi l'indépendance des territoires séparatistes de l'Est de l'Ukraine et a ordonné à ses troupes d'entrer dans ces territoires.

Les deux accords d'entraide entre Moscou et les sécessionnistes, d'une durée de dix ans, qui doivent être ratifiés par le Parlement russe mardi, prévoient le déploiement "des unités militaires russes nécessaires au maintien de la paix dans la région et d'assurer une sécurité durable aux parties".

Cette "déclaration laisse entendre également la fin de l'accord de Minsk et accroît clairement le risque d'une invasion russe en Ukraine dans les prochains jours", explique Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Et si la Russie, premier fournisseur de gaz de l'Europe, va à la confrontation militaire avec l'Ukraine et l'Occident, les prix de l'énergie seront très certainement propulsés à des sommets jamais atteints, avec évidemment une aggravation de l'inflation.

Les sanctions contre la Russie auront des « répercussions mondiales » (Yellen)

La semaine dernière, jeudi 17 février, à l'ouverture d'une réunion de deux jours des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 en Indonésie, le président indonésien Joko Widodo avait prévenu qu'un conflit en Ukraine pourrait menacer la reprise économique mondiale.

Il a appelé les pays du G20, qui comprend la Russie, les Etats-Unis et la Chine, à la "synergie et la collaboration" pour aider au redressement économique.

"Toutes les parties doivent cesser les rivalités et les tensions", a-t-il insisté.

La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen avait, ce même jour, admis que des sanctions à l'encontre de la Russie en cas d'invasion de l'Ukraine auraient des "répercussions mondiales" dans un entretien à l'AFP avant la réunion.

Bourses en chute mais pétrole tout près des 100 dollars

Ce mardi 22 février au matin, les marchés mondiaux étaient ébranlés par la décision du président russe, les indices boursiers trébuchaient en Europe comme en Asie, au lendemain d'une journée déjà rouge vif.

Peu après l'ouverture, Paris perdait 1,12% Londres 1,03% , Francfort 2,14%, Milan 2,20% vers 08H30 GMT. La Bourse de Moscou était elle-même gravement touchée, ses deux principaux indices dégringolaient de 5,50% pour le RTS et 4,60% pour le Micex, soit des chutes d'environ 15% en deux jours. La monnaie russe dévissait également, un dollar s'échangeant pour 80,02 roubles. Plus tôt en Asie, Hong Kong a lâché 2,69%, Shanghai 0,96% et Tokyo 1,71%.

La perspective d'une guerre et de sanctions strictes crée des inquiétudes concernant l'approvisionnement d'une série de produits de base provenant de la région, notamment le pétrole, le blé et le nickel qui voyaient leurs prix s'envoler, tandis que les investisseurs affluaient vers les valeurs perçues comme plus sûres, comme les emprunts des Etats, dont les taux d'intérêt baissaient nettement.

Ainsi, le pétrole brut, déjà en hausse de plus de 20% cette année en raison de l'envolée de la demande, grimpait encore ce mardi, le Brent se rapprochant de la barre des 100 dollars le baril pour la première fois depuis 2014. Vers 08H25 GMT, le cours du baril de Brent de la mer du Nord prenait 3,52% à 98,70 dollars et celui du baril de WTI américain gagnait 4,62% à 95,28 dollars.

Les entreprises pétrolières profitaient immédiatement de ces hausses: l'action BP grimpait de +0,95% à 391,75 pence, celle de Shell de +1,58% à 1.975,20 pence, à Londres.

Les pays exportateurs ne pourront pas aider rapidement l'Europe

Une autre donnée à prendre en compte et qui va encore peser à la hausse sur les prix des hydrocarbures: en cas de conflit déclaré entre la Russie et l'Ukraine, les pays exportateurs de gaz ne pourront pas augmenter rapidement l'approvisionnement de l'Europe car ils ont des capacités limitées. Par ailleurs, ils n'ont aucune visibilité sur les prix, ont prévenu mardi les membres du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) à l'issue d'un sommet à Doha.

En outre, tandis que le ministre de l'Energie russe Nikolaï Choulguinov assurait que "les compagnies russes (étaient) totalement engagées dans les contrats existants", sans faire mention de la décision de Moscou de reconnaître les "républiques" séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky quelques heures plus tard, exigeait l'arrêt "immédiat" du gazoduc russo-allemand Nord Stream 2.

Les prix de l'énergie sont "entre les mains de Dieu"

"Nous apprécions les efforts de tous les membres (du FPEG*) qui ont travaillé dur pour assurer un approvisionnement crédible et fiable en gaz naturel au marché mondial et pour préserver la stabilité de ces marchés", a pour sa part déclaré l'émir du Qatar devant les participants. Il a rappelé que le Qatar, un des principaux pays exportateur de gaz, avait assuré l'Europe de son "aide" en cas de difficultés d'approvisionnement, précisant toutefois qu'elle serait limitée aux volumes disponibles, les producteurs étant liés à "des contrats de long terme". "Les volumes qu'on peut rediriger (vers d'autres clients) représentent environ 10 à 15%", selon lui.

"La Russie représente 30 à 40% des approvisionnements de l'Europe" et "remplacer rapidement ce type de volumes est quasiment impossible", a-t-il poursuivi.

Pour l'émir, l'envolée des prix du gaz a commencé bien avant la crise.

"Tout ce qui se passe aujourd'hui sur les prix est fondamentalement lié au manque d'investissements" et combler ce retard "va prendre du temps", a-t-il estimé.

"Prédire ce que les prix seront (demain, Ndlr) s'ils vont monter ou baisser, ça c'est entre les mains de Dieu", a-t-il répondu aux journalistes.

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Sur ce sujet, alors que les tensions entre la Russie et l'Ukraine se sont intensifiées poussant le baril à près de 100 dollars, le ministre russe de l'Energie a déclaré qu'un prix du pétrole entre 55 et 70 dollars le baril était "optimal" pour le marché, selon une interview publiée mardi. Pour lui, cette hausse des prix sera temporaire car elle va mécaniquement ralentir la demande:

"Les prix du pétrole affectent d'autres prix, ce qui signifie qu'en raison des prix élevés du pétrole, nous verrons également les prix augmenter dans d'autres secteurs de l'économie. De plus, les prix élevés entraînent une croissance plus lente de la demande", a déclaré Nikolai Shulginov à Energy Intelligence.

Nord Stream 2 suspendu: la décision allemande affaiblit Engie

La situation géopolitique des marchés de l'énergie est également affectée par la décision de l'Allemagne, ce mardi matin, de suspendre le projet de gazoduc géant Nord Stream 2 reliant la Russie à l'Europe, une décision à ranger dans les mesures de rétorsions contre la Russie qui a décidé ce matin de reconnaître les territoires indépendantistes du Donbass, situés en Ukraine.

Dans un projet de si grande envergure, cofinancé par cinq groupes énergétiques européens dont Engie, les enjeux économiques sont majeurs. Le groupe énergétique français avait d'ailleurs souligné huit jours plus tôt l'importance de l'approvisionnement en gaz russe pour l'Europe, estimant qu'un conflit russo-ukrainien serait "une mauvaise nouvelle" de ce point de vue et défendant l'importance du gazoduc controversé.

« Le gaz russe est un composant majeur du mix gazier européen, français pour Engie », a déclaré sa directrice générale, Catherine MacGregor, lors d'une conférence de presse. « Donc on envisage un potentiel conflit russo-ukrainien comme vraiment une mauvaise nouvelle », a-t-elle ajouté.

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En Allemagne, les prix de l'énergie ont bondi de... +66,7% en un an

La crise géopolitique éclipse ainsi tout autre sujet provoquant un nouveau rebond des prix de ces matières premières, mettant un peu plus en difficulté les banques centrales, déjà pressées de réduire leur soutien monétaire pour endiguer l'inflation.

La BCE, qui, contrairement à la Fed, hésite toujours à remonter ses taux pour ne pas pénaliser la croissance, pourrait donc devoir prendre en compte cette donnée géopolitique et décider à remonter ses taux plus tôt qu'elle ne le souhaite.

Hier, sont tombés les prix à la production en Allemagne, et ce n'est pas de bon augure pour l'inflation déjà galopante : tirés par le renchérissement de l'énergie, ils ont à nouveau grimpé à un rythme record en janvier, augmentant de 25% contre 24,2% en décembre.

Les industriels allemands ont vu leurs coûts se renchérir de 2,2% sur un mois après un record de 5% en décembre comparé à novembre, selon les données publiées lundi par l'Office fédéral des statistiques Destatis.

L'inflation dans la première économie européenne a atteint 4,9% en janvier, un léger ralentissement comparé au "plus haut niveau depuis presque 30 ans" atteint avec 5,3% en décembre.

L'augmentation des coûts de production a surpassé légèrement les attentes des analystes, qui tablaient sur des hausses respectivement de 24,4% et 1,5% sur un an et sur un mois, selon le consensus calculé par Bloomberg.

Les prix à la production ne cessent de progresser depuis décembre 2020, mais leur hausse s'est nettement accélérée ces derniers mois, selon les données de Destatis, qui note que "l'énergie reste principalement responsable" de la progression en janvier. En moyenne, l'énergie coûtait +66,7% de plus en janvier 2022 qu'en janvier 2021, avec des hausses particulièrement marquées pour le gaz naturel et l'électricité.

Hors hausse de l'énergie, les prix chez les producteurs ont augmenté de 12% sur un an le mois dernier, une accélération par rapport aux +10,4% de décembre.

"Les commerçants devraient répercuter au moins une partie de cette hausse des prix sur les consommateurs", note Jens-Oliver Niklasch, économiste chez la banque publique LBBW.

"Cela devrait entraîner ces prochains mois une hausse des prix fondamentaux de consommation, alors que l'énergie était la principale source d'inflation l'année dernière", ajoute-t-il.

En France, les dépenses ont ralenti en janvier

En France, après avoir progressé entre décembre et janvier pour s'établir à 2,9% à la surprise des économistes, l'inflation pourrait osciller entre 3% et 3,5% dans les mois à venir. Les prix de l'énergie continuent de propulser l'indice des prix à la consommation vers des sommets.

Mais, attention, la reprise économique n'est pas si solide que ça: les dépenses des Français dans l'hébergement et la restauration, les loisirs ou les services de transport ont marqué le pas au cours du premier mois de l'année 2022. L'institut qui passe au scalpel les indicateurs de haute fréquence comme les transactions par carte bancaire depuis le début de la crise sanitaire pour suivre au plus près la conjoncture anticipe une accélération de la consommation des Français au cours du second trimestre dans l'hypothèse de l'amélioration de la situation sanitaire.

Pourquoi des taux faibles peuvent à terme fragiliser l'économie

D'une manière générale, les banques ont continué à beaucoup prêter aux ménages durant l'épidémie de Covid-19 du fait des taux bas maintenus par la BCE et de l'assouplissement des exigences de fonds propres décidé pour soutenir l'économie durant la crise sanitaire.

"À moyen terme, l'impact de la pandémie et des faibles taux d'intérêt risque d'accroître les vulnérabilités liées au revenu des ménages et à la capacité du service de la dette, ainsi que le niveau d'endettement global", selon un rapport du CERS, le comité chargé de prévenir les risques financiers d'ampleur ("systémiques") au sein de l'Union européenne.

De fait, les annonces que doit faire la BCE lors de la prochaine réunion, le 10 mars, sont très attendues. Mais d'ici là, la présidente Christine Lagarde continue de mettre en garde contre une réaction précipitée qui pourrait mettre en danger le rebond économique.

___

NOTE

(*) Selon le FPEG, ses 11 membres --Qatar, Russie, Iran, Algérie, Bolivie, Egypte, Guinée équatoriale, Libye, Nigeria, Trinité-et-Tobago et Venezuela-- et sept pays associés représentent 70% des réserves prouvées de gaz et 51% des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié. La Russie, l'Iran et le Qatar sont des membres clés du FPEG. Les Etats-Unis et l'Australie, deux autres grands exportateurs, ne font pas partie du Forum.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires 5
à écrit le 23/02/2022 à 4:01
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Faut expliquer a zelensky le jour de piano avec son membre que ce pipe-line n'est pas encore acheve.

à écrit le 22/02/2022 à 20:32
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Et oui en 2008 le baril étais à 100 dollars et le litre essence 1€35

à écrit le 22/02/2022 à 17:31
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"Mais faut-il remonter les taux progressivement" : La question est vide de sens, cette option n'a pas été retenue, puisque si les taux avaient remonté progressivement, ils auraient dû le faire dès mi 2021, voire début 2021. Aujourd'hui, la hausse ne ...

à écrit le 22/02/2022 à 17:25
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"Les prix du pétrole sont "entre les mains de Dieu"" Oui voilà c'est ça on y croit tous hein... ^^

à écrit le 22/02/2022 à 16:11
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Il n'y a rien à faire, la stagflation s'installe durablement. La hausse des prix est poussée par la raréfaction des matières premières bon marché, les tensions géopolitiques qui pèsent sur les chaînes d'approvisionnement, la raréfaction des compét...

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