L'astuce de la BCE pour "redonner" des milliards aux banques (surtout allemandes et françaises)

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L'actuel (jusqu'en novembre) président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré que toute baisse de taux serait accompagnée de mesures d'allègement.
L'actuel (jusqu'en novembre) président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré que toute baisse de taux serait accompagnée de "mesures d'allègement". (Crédits : Reuters)
Les banques paient actuellement quelque 7 milliards d'euros par an à la BCE sur les liquidités déposées auprès d'elle au-delà des niveaux minimaux requis. Ce montant atteindrait 8,8 milliards d'euros si le taux de dépôt était abaissé à -0,5% selon les calculs de Reuters, fondés sur les données disponibles à fin juin. La banque centrale pourrait grâce à la modulation du taux de dépôt faire économiser jusqu'à 6,6 milliards d'euros. Toutefois des risques liés aux opportunités d'arbitrage sont probables, sans parler de la concentration des liquidités qui complique la donne.

Handicapées par plus de dix ans de taux d'intérêt bas, les banques de la zone euro pourraient bénéficier d'un lot de consolation de plusieurs milliards d'euros si la Banque centrale européenne (BCE) module le coût qu'elle facture à leurs dépôts, selon les calculs de Reuters.

Mais les effets de ce nouveau mécanisme, en débat depuis plusieurs mois, seraient probablement répartis de manière déséquilibrée, profitant en premier lieu aux grandes banques allemandes et françaises.

Alors que les tensions commerciales internationales menacent de dégénérer en guerre des monnaies, la BCE devrait réduire en septembre son taux de dépôt, fixé pour l'instant à -0,4% et qui se traduit par une charge pour les banques qui déposent leur liquidité à la banque centrale. Les marchés anticipent pour l'instant un taux ramené à -0,6% d'ici la fin de l'année.

Aider les banques à amortir l'impact des coûts induits par le taux négatif

Cette baisse sera probablement accompagnée d'un engagement à maintenir un peu plus longtemps les taux d'intérêt à leur niveau actuel et de nouveaux achats d'obligations, des mesures censées freiner l'euro et réduire le coût du crédit mais qui auront un coût pour les banques, incapables de répercuter sur leurs clients emprunteurs les coûts induits par le taux négatif.

Pour amortir cet impact, le président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré que toute baisse de taux serait accompagnée de "mesures d'allègement", probablement sous la forme d'une exemption partielle du taux de dépôt, ce que le marché assimile à une modulation du taux de dépôt.

"La baisse des rendements va accroître la pression sur les revenus", explique Macro Troiano, directeur de l'agence de notation Scope. "La mise en place d'un taux modulé pourrait amortir le choc, notamment pour les banques qui disposent d'importantes liquidités excédentaires."

Mais mettre au point un tel mécanisme n'est pas chose facile, la situation en matière de liquidités bancaires variant selon les pays, et le mécanisme pourrait avoir des effets indésirables en favorisant une remontée des taux de marché, ce qui irait à l'encontre du but recherché.

Allemagne et France, principaux bénéficiaires potentiels

Les banques paient actuellement quelque sept milliards d'euros par an à la BCE sur les liquidités déposées auprès d'elle au-delà des niveaux minimaux requis.

Ce montant atteindrait 8,8 milliards d'euros si le taux de dépôt était abaissé à -0,5% selon les calculs de Reuters, fondés sur les données disponibles à fin juin.

Mais on ne sait pas pour l'instant comment fonctionnerait le mécanisme de modulation évoqué par la BCE.

Les expériences de mécanismes similaires mis en place entre autres au Japon et en Suisse suggèrent qu'il pourrait faire économiser aux banques entre 4,4 et 6,6 milliards d'euros en rythme annuel, dans l'hypothèse d'une baisse de dix points de base et en fonction de ses modalités d'application.

La Banque nationale suisse (BNS), par exemple, exempte les dépôts des banques de son taux négatif de -0,75% à hauteur de 20 fois les réserves obligatoires.

Si la BCE exemptait les banques de la zone euro à hauteur de dix fois les réserves obligatoires, elles économiseraient 5,3 milliards d'euros par an par rapport à la situation actuelle et 6,6 milliards par rapport à l'hypothèse d'une application intégrale d'un taux de -0,5%.

Les secteurs bancaires allemand et français seraient les principaux bénéficiaires avec des économies de plus d'un milliard d'euros pour chacun d'eux.

Mais le mécanisme suisse n'est pas facile à transposer dans la zone euro, dans laquelle les liquidités excédentaires sont concentrées dans les pays les plus riches disposant d'importants centres financiers, comme l'Allemagne, la France et les Pays-Bas.

Cela implique que des banques dont les liquidités sont inférieures au seuil d'application du taux négatif, en Italie et en Espagne par exemple, pourraient préférer déposer gratuitement des liquidités auprès de la BCE plutôt que de les prêter à des concurrentes à des taux négatifs. Un choix qui favoriserait probablement une hausse des coûts de financement sur le marché bancaire de gros, à l'encontre du but recherché par la BCE.

Les risques de détournement du mécanisme de modulation

Cette dernière pourrait donc exempter du taux négatif une partie des réserves excédentaires des banques, comme le fait déjà la Banque du Japon.

Dans l'hypothèse où cette exemption porterait sur la moitié de ces réserves, elle se traduirait par des économies de 2,6 milliards d'euros par rapport à la situation actuelle et de 4,4 milliards par rapport à une application du taux à la totalité des réserves excédentaires.

Mais cette option est elle aussi susceptible d'être "détournée" par les banques si elles parviennent à augmenter artificiellement leurs liquidités excédentaires, en réduisant les crédits qu'elles accordent ou en émettant davantage de dette à court terme.

Les banques confiantes dans leur capacité à augmenter leurs volumes de prêts pourraient même emprunter à la BCE elle-même des liquidités à taux négatif dans le cadre des opérations de refinancement à plus long terme ciblées, les TLTRO.

"La mise en oeuvre de mesures visant à amortir l'impact des taux négatifs sur les dépôts à la banque centrale est complexe et peut incidemment créer des opportunités d'arbitrage pour certaines banques, pénalisant donc le fonctionnement des marchés monétaires et la transmission de la politique monétaire", résume Giuseppe Maraffino, analyste de Barclays.

Il suggère donc un mécanisme dans lequel seules les banques dont les dépôts à la BCE dépassent les emprunts à la banque centrale pourraient bénéficier de la modulation de taux, ce qui priverait les autres des opportunités d'arbitrage indésirables.

Les banques ne publient pas le montant de leurs réserves obligatoires ni celui de leurs liquidités excédentaires, ce qui rend difficile l'estimation de l'impact d'un tel mécanisme.

Mais il est probable que celui-ci bénéficierait en premier lieu aux pays dans lesquels les liquidités sont abondantes, comme l'Allemagne, et aux grands groupes bancaires des pays "périphériques", au détriment des plus petits acteurs du secteur.

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a écrit le 12/08/2019 à 16:20 :
Les banques n'ont qu'à prêter ou investir cet argent dans l'économie réelle au lieu de le laisser dormir et payer pour ça en plus! C'est juste une question de bon sens! Donc les banques se permettent de faire dormir de l'argent quitte à en perdre au lieu de l'utiliser pour alimenter l'économie réelle. Les banques jouent toujours leur vieille partition de l'austérité pour faire croire que l'argent est rare mais c'est faux et contre-productif. Elle doivent faire des retours sur investissements et pas juste des intérêts usuraires et improductifs. Les banquiers sont vraiment avares! Des caricatures d'Harpagon. Il n'y a pas que la spéculation immobilière dans la vie. D'ailleurs la spéculation immobilière tue l'économie en fait. C'est pas normal de voir que les prix de l'immobilier ont été multipliés par 3 en 30 ans alors que le reste de l'économie, les salaires etc... n'ont certainement pas progressé dans les mêmes proportions. Les entreprises comme les particuliers sont étranglés par le coût exorbitant de l'immobilier. On est en plein dans une bulle en fait. Mais les banquiers continuent à trier les emprunteurs sur le volet et préfèrent payer la BCE pour faire dormir de l'argent en masse plutôt que de diminuer les taux d'intérêt et les prix des biens immobiliers mais se rattraper sur les volumes et sur le reste de l'économie qui du coup serait soulagée. On ne comprends pas une telle obstination et une telle malveillance des banquiers vis-à-vis du reste de la société. Les banquiers sont vraiment des gens avares et de courte vue. Leur avarice les empêche de voir où sont les vraies opportunités et ils stagnent dans leur idées préconçues et leurs vaches à lait traditionnelles. Pourquoi les banquiers ont ils un tel pouvoir sur le reste de la population? Si ça continue il va falloir faire comme le général De Gaulle après la guerre : nationaliser les banques pour faire repartir l'économie.
Réponse de le 12/08/2019 à 18:03 :
Même si les banques prêtaient davantage le solde net des comptes des banques de la zone euro auprès de la BCE resterait inchangé (sauf si ces prêts servaient à financer des importations hors zone euro). Si la BNP vous prête 10 millions d'euros et que vous les utilisiez pour construire une usine, ces 10 millions vont vite se retrouver sur des comptes de la SG ou du Crédit Agricole si bien qu'au final la facture globale de la rémunération négative des réserves excédentaires ne bougera pas. La source de ce déséquilibre est dans les programmes d'achats de titres engagés depuis 2009 par la BCE, financés par création monétaire.
a écrit le 12/08/2019 à 15:07 :
retirez votre argent des banques. Soldez vos comptes. Faites-vous des matelas et ne laissez pas un centime sur vos comptes. Une fois de plus, les banksters et les politiciens corrompus à leur solde, y compris au plus haut sommet de l'état (où on trouve d'ailleurs un ancien petit employé de banque... cherchez les collusions mafieuses ...) vont piller vos comptes et - encore une fois - vous escroquer.
a écrit le 12/08/2019 à 12:41 :
... qui "oublie" de préciser que les bq françaises ont été les premières bénéficiaires des soi-disant "plans d'aide" à la Grèce (voir tous les doc officiels du fmi qui confirment tous sans ambiguïté que les "aides" à la Grèce ont été imposées à ce pays exclusivement pour sauver les bq... françaises -!!- gérées par des incapables et en perdition une fois de plus) pourrait reprendre le titre d'une autre info de LT, titre qui conviendrait bcp mieux aux malversations de la bce et des bq françaises : "les gangsters de la finance". Voilà qui collerait mieux à la réalité !
a écrit le 12/08/2019 à 8:06 :
Encore un coup d'épée dans l'eau, les traders ne savent même plus où mettre ce fric. L'économie réelle trinque dans cette histoire. Tout le monde doit se serrer la ceinture. Le problème est structurel.
Réponse de le 12/08/2019 à 12:50 :
Le problème n'est pas structurel. Il vient des banksters. Mais quand les politiciens magouillent pour mettre des banksters à la tête de certaines institutions financières européennes et que des crétins les portent à la tête de certains états en totale déconfiture (suivez mon regard), faut pas s'étonner des malversations et autres magouillages qui permettent aux bq de piller l'argent public. Et donc le vôtre.
a écrit le 09/08/2019 à 17:12 :
Ces infos. sont hors de temps.
a écrit le 09/08/2019 à 11:25 :
Ou, comment pomper la richesse produite par "la sueur et les larmes" sans lever le petit doigt!
a écrit le 09/08/2019 à 9:22 :
On va demander a christine lagarde, elle fera un arbitrage......

Finalement, cela permet de faire payer tous pour une politique monétaire dont le but est de permettre a des banques et donc des institutionnels de pouvoir assumer une politique monétaire a risque pour le profit de ceux qui finalement ont créent la crise de 2008. Si les taux sont aussi si bas, c'est aussi par le biais du financement d'emprunts dont nous n'avons aucun contrôle citoyen !!!!

"La baisse des rendements va accroître la pression sur les revenus", explique Macro Troiano, directeur de l'agence de notation Scope. "La mise en place d'un taux modulé pourrait amortir le choc, notamment pour les banques qui disposent d'importantes liquidités excédentaires."

C'est quoi l'objectif !!!!

Ce que l'on peut constater par le biais, c'est surtout la banque centrale qui finalement fonctionne pour l'intérêt des banques Françaises allemandes et hollandaises qui par le biais fait dégager un cash flow permettant le rachat d'action ou de biens.

Et croire que ce qui permettra de détourner un système ne se ferait pas, disons qu'il suffit de voir ce qui s'est passé avec le libor, et dont nous revenons de 2008.

Si l'on ajout au fait que cela peut produire la contraction des crédits, donc des investissement, je me pose la question de savoir quel intérêts si ce n'est permettre le détournement pour se voir attribuer des fonds supplémentaires qui ne seront peut être pas investis !!!

C'est une manière semble t'il de permettre aux banques du nord de l’Europe d'avoir des facilités de liquidité qui a terme faussera le marché.

Si l'on sait que Christine Lagarde a été reconnue coupable de négligence, disons qu'en économie cela veut dire aussi que tout est possible.

Finalement je me pose la question de savoir

"l'impact des taux négatifs sur les dépôts à la banque centrale est complexe et peut incidemment créer des opportunités d'arbitrage pour certaines banque"

Question arbitrage, disons que croire tout ce qui va suivre permet franchement surtout de comprendre comment une manipulation éco des banques du nord de l'europe peut permettre une distorsion de concurrence, dans un continent qui prétend être dans le néolibéralisme et dont le rôle des banques n'est plus le prêt mais la spéculation?

Et ils espèrent que le citoyen européen et les structures qui régissent chacun des pays va continuer a adhèrer a l'europe encore longtemps????!!!

Il suffit de voir sur les dix dernières années autour du périphérique parisien que toutes les banques ont acheté les derniers bâtiments qui enserre le périphérique comme une forme de domination du centre économique du pays tout en se faisant financer après avoir déclencher une crise dont nous venons a peine de sortir.....

Tout cela me dit surtout qu'il s'agit d'un système de magouille permettant aux banques du nord de réaffirmer la domination sur les banques du sud (qu'elles ont racheté par ailleurs !!!!!

c'est une information a dater pour comprendre a suite !
a écrit le 08/08/2019 à 14:42 :
Il faut rémunérer le travail au détriment de l épargne .Seule solution : Une inflation que je nommerai de ( redistributive ) .
Réponse de le 08/08/2019 à 20:23 :
au zimbabwe qui est un pays bien a gauche pas liberal pour deux sous, ils ont mis de la bonneinflation genereuse, bien a gauche
comme celle qu'aimait blondel, mais qui allait manifester le lendemain contre la perte de pouvoir d'achat des gens!
he ben avec cette bonne inflation de gauche de 10 millions par an, tout le monde a fait ses echanges en dollars, ce qui est du nazisme ultraliberal, vu que ca ne ruine pas les gens, hein!
comme maduro au venezuela, qui est furieux comme melenchon que les gens se plaigent de vivre avec 2 euros par jour, alors que quand tout le mond est pauvre, ya plus d'inegalites! ( pas comme buffet et gates qui ont de tres grosses inegaluites capitalistes, hein)
le bon socialisme c'est de la bonne pauvrete ou les gens ont besoin de l'eta socialiste, comme l'ecroivait Lenine en 1920
mais bon, les fachos de gauche critiquent leur copain pas liberal hitler ( qui etait un tres bon socialiste), mais bcp mois leurs amis beria et polpot
Réponse de le 08/08/2019 à 23:38 :
Churchill .
Tes remarques ne valent que par comparaison , qui malheureusement pour toi ne sont pas raison .
Je te remercie de n avoir pas mentionné la Corée du nord ça m aurai encore plus décrédibilisé . Mais laisse moi soutenir que l inflation doit toujours faire parti d une économie saine .
A te lire ici ou ailleurs .
Réponse de le 12/08/2019 à 8:24 :
Seul souci, le problème est structurel, cette montagne de fric ne sert plus à rien, un pansement sur jambe de bois. Le commun des mortels n'en voit pas la couleur .
a écrit le 08/08/2019 à 14:08 :
1. D'abord la BCE impose aux banques de lui faire des dépots (réserves obligatoires) et les rémunère à un taux négatif = racket pur et simple
2. Ensuite, la BCE observe que la rentabilité des Banques en souffre, alors elle envisage de limiter les cas où ce taux négatif s'applique.
En apparence les deux mouvements sont contradictoires. Pas tout-à-fait cependant, car il y a une solution : limiter les liquidités des clients des banques.
On peut le faire de plusieurs façons, notamment :
- En fourguant des placements à terme aux clients des banques (Assurances vie, PEA et autres attrape-nigauds)
- En empêchant les clients des banques de disposer libement de leurs liquidités (multiplication des limites imposées aux retraits de liquide et au paiement en liquide, dont le résultat est de faire baisser drastiquement la liquidité réelle des épargnants).
Pas besoin d'être très malin pour comprendre que toutes ces mesures de "sécurité" (le mot magique pour annihiler le droit d'utiliser librement son propre argent) finiront par un syphonage radical des liquidités des particuliers ; les autres continuant à croire que leurs placements à terme ont une valeur.
Réponse de le 08/08/2019 à 20:44 :
Je crois que vous ne savez que le taux de dépôt concerne les dépôts et non pas les réserves obligatoires. Bien à vous.
Réponse de le 10/08/2019 à 21:21 :
Réponse à Marie :

Merci, Marie, d'avoir dit "je crois".

Apparemment, par souci de concision, je n'ai pas été assez clair.
Voici la présentation de Wikipedia : "Ces réserves obligatoires sont rémunérées à un niveau indexé sur la moyenne du taux de refinancement des opérations principales de refinancement de l’Eurosystème4, soit un taux qui était de 1 % en 2010, puis a atteint 1,5 % en août 20115, avant de redescendre à 1,25 % fin 2011, puis 1 % en janvier 20126, 0,5 % puis 0,25 % en 2013, pour atteindre 0,15 % en juillet, 0,05 % le 10 septembre 20147, puis 0,00 % à partir du 16 mars 20168. "

=> Mon analyse ne change pas. :)
a écrit le 08/08/2019 à 13:43 :
"Mais on ne sait pas pour l'instant comment fonctionnerait le mécanisme de modulation évoqué par la BCE"

De façon obscure, méthode habituelle de l'UERSS, empire prévu pour durer mille ans.
a écrit le 08/08/2019 à 13:39 :
on marche sur la tete!
les banques doivent reprendre leur argent pour le preter pour des projets pas rentables a des gens pas solvables!
genre subprimes, millefeuille stochastique en moins!
les memes s'alarment de l'etat des banques italiennes gavees de creances pourries!
la c'est plus de la schizophrenie, c'est juste de l'imbecilite
on va juste faire un calcul ' rationnel'
il vaut mieux perdre 0.5% par an, que de risquer de perdre 50 ou 100% de ce que l'on a !
en macroeconomie, la situation s'appelle trappe a liquidite, on enseigne ca en deuxieme annee de fac, mais a priori tout le monde n'a pas ete forme, on dirait!
Réponse de le 08/08/2019 à 15:17 :
Churchill,
Je vous lis souvent sans pour autant répondre à vos commentaires.
Mais je vous dois de préciser que cette situation est absolument rationnelle si les investisseurs anticipent une faillite massive des banques.
Dans ce cas prêté de l'argent au états équivaut à mettre son argent dans un coffre-fort.

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