Ça bouge dans le monde des paiements, en particulier en Afrique, sous l'impulsion de la diffusion accélérée du mobile. Le groupe pétrolier Total et la société de services de paiement Worldline, filiale d'Atos, ont annoncé ce lundi soir avoir signé « des accords commerciaux, de financement et de coopération technologique » avec la Fintech africaine InTouch. Fondée en 2014, cette startup de Dakar, qui emploie près de 60 personnes, a conçu une solution universelle permettant aux commerçants d'accepter différents types de moyens de paiement, des espèces à la monnaie électronique en passant par les cartes de crédit et de débit.
Les deux groupes français vont devenir « actionnaires d'InTouch aux côtés de son fondateur Omar Cissé », diplômé de l'Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar et l'un des co-promoteurs de Teranga Capital, un véhicule d'investissement dédié aux PME du Sénégal; les termes de l'opération ne sont pas communiqués. Total et Worldline vont l'aider à déployer dans huit pays africains (le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Kenya, le Mali, le Maroc, la République de Guinée et le Sénégal) sa solution de "guichet unique", déjà opérationnelle dans plus de 170 stations-service de Total et plus de 600 points de ventes indépendants au Sénégal.
La plate-fome d'InTouch traite déjà plus de 30.000 opérations par jour dans ce pays. Elle se rémunère en prenant une commission sur les transactions (entre 1% et 4%). Elle aurait réalisé en 2015 un chiffre d'affaires de plus de 1,3 million d'euros.
Selon l'accord signé le 13 juillet, Total et Worldline pourraient aussi financer le déploiement de la solution dans 30 autres pays d'Afrique et du Moyen-Orient.
À lire également
De son côté, Worldline « apportera à InTouch son expertise en matière de solutions de paiement et fournira également une infrastructure d'hébergement industrielle sécurisée permettant le déploiement et l'exploitation du "guichet unique" à l'échelle panafricaine », précise la filiale d'Atos.
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État monte au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise