Violation d'embargos : Soc Gen pense payer 1,1 milliard d'euros d'amendes aux Etats-Unis

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A ce stade, Société Générale s'attend à ce que le montant des amendes dans le Dossier Sanctions Américaines soit presque intégralement couvert par la provision pour litiges allouée à ce dossier indique la banque.
"A ce stade, Société Générale s'attend à ce que le montant des amendes dans le Dossier Sanctions Américaines soit presque intégralement couvert par la provision pour litiges allouée à ce dossier" indique la banque. (Crédits : Charles Platiau)
La banque française a indiqué ce lundi soir que le montant des amendes qu'elle négocie avec les autorités américaines serait "presque intégralement couvert" par la provision pour litiges allouée à ce dossier. Elle discute activement et espère aboutir "dans les prochaines semaines".

[Article publié le 3 septembre à 21h50, mis à jour avec l'ajout de l'erratum de la Société Générale]

L'année 2018 sera décidément celle du règlement des litiges pour la Société Générale. Trois mois après avoir annoncé un accord à 1,3 milliard de dollars pour solder les affaires libyenne et du Libor, la banque de La Défense a indiqué ce lundi 3 septembre être "entrée dans une phase de discussions plus actives" avec les autorités américaines dans le but de mettre un terme "dans les prochaines semaines" à un autre dossier, une enquête sur "des transactions effectuées par Société Générale en dollars américains et impliquant des pays faisant l'objet de sanctions économiques américaines", autrement dit des soupçons de violations d'embargo.

"Au sein de la provision pour litiges s'élevant à 1,43 milliard d'euros, environ 1,2 milliard en contre-valeur Euro est alloué au Dossier Sanctions Américaines, conformément aux normes IFRS. A ce stade, Société Générale s'attend à ce que le montant des amendes dans le Dossier Sanctions Américaines soit presque intégralement couvert par la provision pour litiges allouée à ce dossier" indique la banque dans un document actualisant son document de référence.

Ce mardi 4 septembre, la banque a publié un erratum précisant que le montant de la provision allouée a ce dossier représente 1,1 milliard en contre-valeur euro et non 1,2 milliard.

Un autre chèque d'un milliard

Ce sera donc moyennant un second chèque de plus d'un milliard d'euros que la Société Générale pourra espérer éteindre cet ultime litige et clore l'enquête initiée par l'OFAC, l'entité du Trésor américain chargée de faire respecter les embargos (Office of Foreign Asset Control), mais aussi le parquet du district sud de New York, celui du comté de New York, le conseil des gouverneurs de la Fed et celui de la Réserve fédérale de New York, et le Département des services financiers de l'Etat de New York.

En 2014, BNP Paribas avait accepté de payer une lourde amende de 8,9 milliards de dollars pour avoir violé l'embargo américain contre le Soudan, Cuba et l'Iran. En 2015, le Crédit Agricole avait négocié une amende de 787 millions de dollars pour des griefs similaires.

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Commentaires
a écrit le 04/09/2018 à 18:53 :
Pour paraphraser une formule connue, on peut dire que l'économie c'est la continuation de la guerre par d'autres moyens. Encore que. Les USA ont déclaré la guerre au monde entier. Sur le mode "si tu ne fais pas comme je le dis, tu en paieras le prix". À quel titre les américains empêchent-ils des pays de commercer avec l'Iran? Les USA font plier le reste du monde à leurs intérêts. Que ce soit avec des portes-avions ou avec des menaces financières, la méthode est la même (contrainte) et le résultat est le même (empêcher les autres pays de réussir économiquement).
a écrit le 04/09/2018 à 15:31 :
C'est l'occasion de financer la démocratie comme ils disent, c'est à dire les tours de chant de nos maitres chanteurs politiques.
Si la classe politique ne fait que timidement écho ici c'est qu'elle en profite via des rétro commission vous devriez enquêter au lieu d'avaler le discours lénifiant des méchants cow boys versus la crédule Europe.
a écrit le 04/09/2018 à 11:55 :
Encore une preuve de la soumission TOTALE des politocards europeens. On n'entend ni Macron, ni Lemaire, ni Philippe et encore moins les incompetents du parlement europeen. Bref, devant les Usa, la France et l'UE sont le royaume des carpettes !
Réponse de le 04/09/2018 à 23:49 :
Je ne saurais mieux dire. :-)
a écrit le 04/09/2018 à 8:26 :
Il n'y a que les américains qui font payer les banques et ça leur rapporte beaucoup:

"L'Amérique a fait payer cher la crise aux banques de la planète" https://www.lesechos.fr/28/02/2018/lesechos.fr/0301356722599_l-amerique-a-fait-payer-cher-la-crise-aux-banques-de-la-planete.htm
a écrit le 04/09/2018 à 8:16 :
C'est quand mème assez incroyable la docilité des entreprises envers le RACKET d'état instauré par les USA à coups de décisions unilatérales !
.... et tout le monde continue a appeler ça la "démocratie occidentale " ?!?
a écrit le 04/09/2018 à 7:40 :
Je trouve choquante cette pratique de payer pour se prémunir d'actions en justice. De la même manière le racket organisé des américains sur les banques européennes est lassant. Mais bon passez votre chemin il n'y a rien à voir ... . Certaines boites du CAC40 vont en justice et payent, d'autres payent pour ne pas aller en justice allez comprendre ... .On paye sans doute pour éviter la prison j'imagine ... .
a écrit le 04/09/2018 à 6:52 :
tiens c'est marrant on entend pas bruno le maire ou les dirigeants europeens . profile bas comme pour l'embargo iranien apres quelques gesticulations ridicules.pas de mise en cause des responsables de la banque qui coute tres cher a l'entreprise et au final aux clients
Réponse de le 04/09/2018 à 8:17 :
.... le "courage" a quand mème ses limites !
a écrit le 04/09/2018 à 2:01 :
Lafayette, barre-toi !

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