Contestées, les entreprises se cherchent une raison d'être

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Jean-Dominique Senard (à dr.), coauteur du rapport préfigurateur de la loi Pacte, et Emmanuel Faber, PDG de Danone, ont porté la réforme du Code civil.
Jean-Dominique Senard (à dr.), coauteur du rapport préfigurateur de la loi Pacte, et Emmanuel Faber, PDG de Danone, ont porté la réforme du Code civil. (Crédits : Ludovic Martin/AFP)
Avec la loi Pacte, les entreprises peuvent inscrire leur raison d'être dans leur statut. Un moyen de rétablir la confiance à condition que ce nouvel outil ne soit pas galvaudé.

Comment une entreprise limite-t-elle son impact environnemental ? Quelle politique énergétique a-t-elle adoptée ? Avec quels fournisseurs travaille-t-elle ? Dans quelles conditions ? Quelle organisation du travail applique-t-elle ? Peut-on avoir confiance dans sa volonté et sa capacité à participer au bien commun ? Toutes ces questions deviennent de plus en plus pesantes dans l'arbitrage que réalise un consommateur au moment de choisir un produit, une marque plutôt qu'une autre, ou même un candidat avant de rejoindre une entreprise.

« Cette vigilance et cette exigence croissantes à l'égard de l'entreprise s'exercent aussi en interne par les salariés eux-mêmes », souligne Pascal Demurger, directeur général du groupe MAIF dans son livre, paru en juin, L'entreprise du XXIe siècle sera politique ou ne sera plus (éd. de l'Aube), préfacé par Nicolas Hulot.

Servir le bien commun

« Les attentes du grand public à l'égard des entreprises n'ont jamais été aussi grandes. La société exige que les entreprises, à la fois publiques et privées, se mettent au service du bien commun », écrivait en 2018 Larry Fink, patron de BlackRock, le plus grand gestionnaire d'actifs de la planète, dans sa...

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Commentaires
a écrit le 19/07/2019 à 8:50 :
Les entreprises ne sont pas contestées, prenez les chansons de kery james, un des rares rapeurs contestataires et lui-même remarque que ce sont les petites entreprises et les PME qui payent pour les grosses tout comme ce sont les classes moyennes qui payent pour les classes supérieures. Cette vérité commence enfin à être dite permettant de relativiser le soit disant désamour gens envers l'entrepreunariat.

Non nous savons parfaitement que les PME enrichissent notre pays parce que nos politiciens ne font que servir les propriétaires des multinationales qui pompent et repompent les finances publiques alimentées par les moyens.

On est à l'air d'internet n'hésitez pas à nuancer vos propos c'est dans l'air du temps maintenant il est évident que les propriétaires de ces pilleurs de caisses publiques que sont les multinationales ont tout intérêt elles à ce que l'on amalgame les deux, dirigeants leurs outils médiatique dans ce sens.

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