Total taille dans ses effectifs et ses investissements pour retrouver sa rentabilité
latribune.fr (avec AFP et Reuters)
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Total a annoncé jeudi une coupe drastique de ses coûts et investissements cette année après une forte baisse de ses résultats en 2014, pénalisés par la dégringolade des cours du pétrole, et des dépréciations massives d'actifs. L'entreprise va réduire ses effectifs de 2.000 personnes en 2015 notamment via un gel des embauches, assure son directeur général, Patrick Pouyanné.
Le géant pétrolier français a vu son résultat net chuter de 62% à 4,24 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires en repli de 6% à 236,12 milliards. Très suivi par le marché, le bénéfice net ajusté, qui exclut des éléments volatils comme l'effet stock, a lui reculé de 10% à 12,84 milliards de dollars.
Le groupe a déprécié pour 7,1 milliards de dollars d'actifs dans les sables bitumineux au Canada, le gaz de schiste aux Etats-Unis et le raffinage européen, qui fera l'objet d'une restructuration prochaine. Pour le quatrième trimestre 2014, le groupe a notamment annoncé 6,5 milliards de dollars de dépréciations d'actifs.
Comme les autres majors du secteur, l'entreprise fait face à une conjoncture très dégradée, du fait de l'effondrement des cours de l'or noir, qui ont dégringolé de plus de 50% depuis juin en raison d'une offre surabondante et d'une demande peu vigoureuse.
Pour faire face à cette situation, Total prévoit de réduire de plus de 10% ses investissements, qui devraient atteindre 23 à 24 milliards de dollars, en levant le pied sur des gisements matures de mer du Nord et en Afrique de l'Ouest, mais aussi des projets d'hydrocarbures de schiste aux Etats-Unis. Le budget d'exploration sera lui coupé de 30% à 1,9 milliard de dollars, tandis que les réductions de coûts sont renforcées et portées à 1,2 milliard de dollars, contre 800 millions prévu précédemment.
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Ces mesures doivent permettre d'abaisser de 40 dollars le baril, à environ 70 dollars, le "point mort" (seuil de rentabilité) du groupe, a-t-il indiqué dans un communiqué.
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Le groupe continue toutefois à tabler sur une hausse de sa production cette année: il vise un peu plus de 2,3 millions de barils par jour (mbj), contre 2,15 en 2014, grâce au démarrage de grands projets et au renouvellement d'une énorme concession pétrolière à Abou Dhabi.
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latribune.fr (avec AFP et Reuters)
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