Les syndicats d'Airbus prêts à se lancer dans un conflit dur

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Attention conflit à venir. La dernière séance de négociations entre la direction d'Airbus et les syndicats français (FO, CGC, CFDT, CGT et CFTC), réunis dans une intersyndicale, n'a pas été concluante pour ces derniers.

Pourtant, Airbus a fini par proposer une hausse salariale de 1,9% alors que l?avionneur avait lancé les négociations sur la base de 1,5% lors de la deuxième réunion. La direction a laissé un délai de réflexion de dix jours aux organisations syndicales pour se prononcer.

Inacceptable, a estimé l?intersyndicale, qui doit se réunir lundi matin à 8h00 à Toulouse pour décider des modalités de la poursuite du conflit. "Il n?est pas question de signer cet accord en l?état", a expliqué Jean-Louis Suze de la CFTD. C?est la politique du "mépris", a regretté Jean-François Knepper de FO, premier syndicat d?Airbus France. Une colère décuplée par la proposition d?Airbus de n?accorder aux salariés dans le cadre de la politique de participation et d?intéressement que qu?environ 550 euros à chaque salarié. Peu par rapport à ce que vont toucher les salariés de certaines divisions du groupe EADS.

Après avoir organisé avec succès une démonstration de force ce vendredi dans trois sites d?Airbus (de 7.000 à 10.000 salariés à Toulouse avaient notamment répondu à l?appel à la grève entre 10h00 et 11h30, selon Jean-François Knepper), les syndicats, renforcés par cette mobilisation, sont désormais prêts à aller à l?épreuve de force pour "faire revenir la direction à la table des négociations. Tout est ouvert pour la poursuite du conflit", a souligné FO, qui "ne veut pas lâcher les salariés". Pour Jean-Louis Suze, les personnels "ne peuvent pas adhérer à cet accord au regard des efforts qu?ils ont fait pour livrer autant d?appareils en 2009".

Les syndicats sont rentrés dans "un processus conflictuel", selon FO. Jusqu?où iront-ils ? C?est la question que se pose la direction, qui s?efforcerait, selon les syndicats, de lézarder l?union syndicale, à l?image de ce qui s?était passé lors du conflit en 2007 qui portait sur le plan de restructuration Power 8. Pour les organisations syndicales, qui sont entrés en campagne en vue des élections des délégués et des comités d?entreprise, l?union fait la force. Et comme le rappelait un dirigeant d?EADS: "à quelques mois des élections, aucune organisation syndicale ne peut prendre le risque d'être moins agressive". On voit donc mal un syndicat claqué la porte de l?intersyndicale. Le conflit pourrait donc se durcir dès lundi.

 

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Commentaires
a écrit le 26/04/2010 à 17:03 :
merci Justement pour ce commentaire. Toujours ces mêmes querelles nationalistes stériles entre allemands et français où chacun cherche à préserver son pré carré sans aucune cohérence industrielle: continuez à vous regarder le nombril, ça fait marrer Boeing et les chinois !
a écrit le 26/04/2010 à 10:50 :
Mais oui Sauros, c'est tout à fait le moment de faire grève à Airbus, et je penses même que le groupe EADS en France devrait suivre, car ce n'est pas qu'un problème d'augmentation de salaire mais une réaction au fait que la DG d'Airbus (allemande rappellons le) veut que le successeur de l'A320 soit construit à Hambourg ! les syndicats et les employés français ne doivent pas se laisser faire: déja le 321 l'est ! les usines Airbus en France ont le droit de vivre aussi en ces temps de crise!
a écrit le 24/04/2010 à 11:49 :
Mis à part la CGT les autres syndicats ont accompagnés le plan Power8. Mantenant qu'il sont en campagne électorale ils sont prêt à le critiquer. En 2007 lors de la grève de 15 jours ils ont refusés( à part la CGT). J'espère que cette mascarade ne va pas servir à ses syndicats au service de la direction.
a écrit le 24/04/2010 à 4:45 :
les grèves en france toujours un conflit d'intéret entre centrale. Es ce bien le momment alors que l'économie peine a redémarrer.

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