Bruxelles confie à OHB de nouveaux satellites Galileo
Michel Cabirol
Michel Cabirol
C'est une nouvelle défaite en rase campagne pour Astrium, encore hors course pour le programme Galileo, le système de positionnement de satellites concurrent du GPS américain et du Glonass russe. Pourtant, Bruxelles avait souhaité avoir une double source. Ce ne sera pas le cas. Selon des sources concordantes, la Commission européenne doit annoncer jeudi que le groupe allemand OHB System a remporté l'appel d'offres portant sur la livraison de huit satellites supplémentaires, sur les douze qui doivent être encore commandés. Ces satellites seront lancés par deux Ariane 5 (Arianespace).
Au final, la constellation devrait disposer de trente satellites, dont trois de secours. Pour disposer d'un système complètement indépendant de celui du GPS, l'Europe se doit pourtant d'avoir au moins vingt-sept satellites mis en service. "L'objectif est d'avoir ces trente satellites opérationnels en 2016", avait martelé en octobre dernier dans une interview à La Tribune le ministre en charge de l'espace Laurent Wauquiez.
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Le coût d'un satellite et de son lancement s'élève entre 70 et 80 millions d'euros. Le double quand on intègre dans la facture le système sol, la gestion de la constellation et les tests... Au total, un satellite Galileo coûte aux contribuables européens 160 millions d'euros.
Michel Cabirol
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