A380 : les nouvelles ailes très bientôt certifiées

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L'avionneur européen devrait obtenir la certification de l'Agence européenne de la sécurité aérienne du design des nouveaux "pieds de nervure" des ailes de l'A380 "fin juin, début juillet".

Le dossier des microfissures de l'A380 est bientôt clos pour Airbus. En tout cas sur le plan technique. L'avionneur européen devrait obtenir la certification de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) du nouveau design des "pieds de nervure" des ailes de l'A380 "fin juin, début juillet", assure-t-on à "latribune.fr". "C'est l'objectif" mais "le calendrier est un peu tendu", explique-t-on. Airbus est en train de produire les "pieds de nervure", des pièces métalliques en équerre dans les ailes, qui remplaceront les pièces défectueuses, pour les tester et les faire certifier.

Ces désormais célèbres microfissures sur les ailes de tous les A380 en service (72 actuellement) ont entraîné une baisse de cadence de production des appareils sur la chaîne d'assemblage de Toulouse qui est passée de 2,7 à 2,3 appareils par mois, comme l'avait révélé 'latribune". Les cadences de production devraient remonter à trois appareils par mois à compter de 2013. Est-ce que cela pèsera sur le nombre d'appareils livrés en 2012 ? Airbus assure que non. A suivre. En début d'année, Airbus avait annoncé qu'il comptait livrer environ trente A380 en 2012, à la faveur de la montée en cadence de sa production, selon son directeur commercial John Leahy. En 2011, l'avionneur avait livré 26 appareils (18 en 2010), dépassant son objectif de 25. Airbus totalise 253 commandes pour son quadri-réacteur depuis le lancement du programme en 2000.

Les A380 immobilisés plusieurs semaines

Les Airbus A380 devront être immobilisés plusieurs semaines pour subir les réparations permanentes rendues nécessaires par la découverte de micro-fissures sur certains d'entre eux, a récemment déclaré le constructeur aéronautique. La filiale d'EADS prévoit de mettre en oeuvre une solution définitive à ce défaut d'ici la fin de cette année, tout en procédant à des réparations provisoires dans l'immédiat. Pour bénéficier de la solution définitive, les compagnies exploitant les appareils livrés avant 2014 devront soit retirer l'appareil du service le temps des travaux spécifiques nécessaires, qui nécessiteront plusieurs semaines, soit ajouter ces travaux à une visite régulière dite de "grand entretien". Selon la publication spécialisée Flightglobal, la réparation définitive nécessitera 30.000 heures-hommes, l'équivalent de huit semaines d'immobilisation.

Une facture de 450 millions d'euros ?

"Cela nous a coûté cher en termes financiers mais aussi, je le crains, en termes de réputation", avait pesté en mai le patron d'Airbus, Tom Enders, qui a pris le 1er juin la direction d'EADS. Le groupe européen a été contraint de provisionner 158 millions d'euros dans ses comptes pour couvrir les coûts de réparation des fissures sur les 71 appareils en service à fin mars. Cela représente 263 millions en y ajoutant estimation déjà annoncée de 105 millions, ou 3,7 millions d'euros par avion. Mais des chiffres communiqués par le groupe ces derniers jours lors de points d'information technique suggèrent que la facture définitive pourrait approcher 450 millions d'euros. Le vice-président exécutif du groupe, Tom Williams, a en effet estimé à 120 le nombre d'A380 nécessitant des réparations avant qu'une solution définitive soit mise en oeuvre, soit en 2014. Ceci implique un coût supplémentaire de 181 millions sur la base des chiffres déjà connus.

Lufthansa a annoncé la semaine dernière qu'elle pourrait encore réclamer un dédommagement à Airbus pour les fissures apaprues dans les ailes de son très gros porteur A380 , tout en apportant un démenti aux informations selon lesquelles elle l'aurait déjà fait. La compagnie aérienne Emirates, premier opérateur mondial d'Airbus A380, avait chiffré à 90 millions de dollars d'ici la fin mars son manque à gagner depuis la découverte de microfissures sur ses appareils. Fin avril le patron de Qatar Airways, Akbar al-Baker, avait menacé de "différer les livraisons d'A380 jusqu'à ce que la lumière soit faite". Le premier des 10 exemplaires commandés par la compagnie du Golfe doit être livré en octobre 2013.
 

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Commentaires
a écrit le 19/06/2012 à 16:36 :
Rien n'est facile surtout en aéronautique sur les nouveaux appareils! Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation!
a écrit le 19/06/2012 à 10:37 :
Dommage de ne pas préciser que les réparations peuvent etre faites en plusieurs fois et que l'immobilisation sur 8 semaines n'arrivera probablement pas! C'est d'ailleurs tres bien expliqué dans l'article de Flightglobal que vous citez!
a écrit le 18/06/2012 à 18:45 :

Bonjour, bien cela est bien beau, mais pour la certification des moteurs de l?A400, nous devons attendre combien de temps ???? Car il faut savoir que les Russes fabriquent des moteurs de ce type, fiable et opérationnel depuis un certain temps.
Bon au travail, il nie a que deux ans de retard ? Tout vas bien.
a écrit le 18/06/2012 à 16:00 :
comme un avion sans elle ... je vous laisse chanter la suite !
Réponse de le 18/06/2012 à 16:43 :
Plutot come un avion sans ailes je vous laisse deviner la suite !!
Réponse de le 18/06/2012 à 18:18 :
Comme un "pmxr" analphabète.

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