L'Allemagne, un ami qui veut du bien à EADS...

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Action spéciale lui permettant de s'opposer à tout OPA non souhaitée, accord de Paris et Londres pour monter au capital à parité avec la France, garanties sur les sites, l'emploi, la R&D sur le sol allemand..., malgré ces avancées, Berlin a refusé le deal du siècle alors que les trois actionnaires de référence (la France, Lagardère et Daimler) étaient d'accord, ainsi que le gouvernement britannique.

C'est mercredi vers midi que les directions d'EADS et de BAE Systems ont renoncé à se marier. Qu'ils ont renoncé à demander au panel britannique une prolongation des négociations comme ils l'envisageaient pourtant encore la veille. Et ce, sans le soumettre au vote du conseil d'administration. L'intime conviction que l'Allemagne ne dirait jamais oui à cette opération l'a emporté. "Cette décision est le fruit d'une perception collective de la part de ceux qui voulaient mener à bien cette opération", explique un proche du dossier, côté français. A savoir l'ensemble des autres acteurs, la France, la Grande-Bretagne, Lagardère et Daimler qui à l'exception du constructeur allemand -contraint de s'aligner sur la décision de Berlin alors qu'il était favorable au projet- ont clairement donné leur accord à cette opération.

Pour les deux entreprises, c'est bien l'Allemagne qui a fait capoter le rapprochement de la décennie entre le groupe britannique et le constructeur européen. "Les Allemands n'ont jamais clairement dit non mais ils ont multiplié les mauvaises excuses", a ajouté un expert proche des négociations. Une interprétation réfutée par le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maizière. "c'est une opinion dont j'ai entendu parler, je ne la partage pas", a-t-il expliqué mercredi en marge d'une réunion ministérielle de l'Otan à Bruxelles.

Berlin était traité de façon égale à Paris et Londres

Pourquoi une telle attitude si radicale de Berlin, qui, faut-il le rappeler n'est pas actionnaire d'EADS (c'est Daimler qui porte les intérêts allemands) ? Ont-ils obtenu moins de droits que la France, actionnaire à hauteur de 15 % EADS, ou le Royaume-Uni, lequel n'est pas au capital de BAE Systems ? "Dans les paramètres, les composantes et les conséquences de l'opération, l'Allemagne a obtenu la même chose" que la France, assure-t-on de sources proches des négociations. Dès le début des discussions, le couple EADS-BAE Systems a tout de suite proposé à Berlin sans qu'il le demande que l'Allemagne disposerai, au même titre que Paris et Londres, d'une action spéciale leur garantissant le pouvoir de s'opposer à toute OPA non souhaitée, le maintien des sites industriels, des emplois et de la recherche et développement sur le sol allemand.

En plus de ces droits, l'Allemagne a obtenu le feu vert de Paris et de Londres à sa demande d'entrer au capital d'EADS pour avoir la parité avec la France, dont la participation serait passée de 15 % à 9 % dans la nouvelle entité. Enfin quand l'Allemagne a voulu disposer d'une structure pour protéger ses actifs stratégiques de défense quand bien même elle ne dispose pas de l'arme nucléaire (à l'inverse de la France et de la Grande-Bretagne), EADS-BAE avait également accepté la création d'une holding nationale pour y placer des activités de production de torpilles et de radars.

Berlin a fait trainer les négociations

Insuffisant néanmoins outre-Rhin. A chaque point réglé, nouvelle demande des Allemands. "Tantôt, Berlin demandait à ce que le siège du groupe soit en Allemagne, tantôt il demandait celui d'Eurocopter, tantôt celui d'Astrium, nous n'avons jamais eu une shopping list ferme dressant l'ensemble des demandes allemandes pour négocier dans un cadre préétabli, contrairement à la France et au Royaume-Uni", déplore un négociateur. En outre, Berlin n'est entré en négociations sérieusement avec le groupe qu'en septembre, contrairement à la France, qui a commencé à travailler de façon ordonnée et organisée pendant les vacances estivales. "Nous avons eu des interlocuteurs de bon niveau en France", explique-t-on de sources proches du dossier. Enfin, jamais les négociateurs n'ont eu de la part de l'Allemagne un feu rouge. Ce qui a encouragé EADS et BAE Systems à poursuivre les négociations. Mais les Allemands n'ont jamais exprimé tous leurs souhaits lors des séances de négociations. "Personne en Allemagne n'a appelé Tom Enders pour le lui dire", soupire-t-on dans l'entourage du groupe. En revanche, Berlin a fait fuiter ses exigences dans la presse, notamment allemande, y compris à la sortie de certaines séances de discussions.

Tom Enders n' a jamais imaginé une telle opposition de Berlin

"Je suis prêt à admettre que nous n'avions jamais imaginé faire face à une telle opposition contre l'accord, en particulier à Berlin", a avoué le PDG d'EADS, Tom Enders, dans une lettre aux salariés du groupe européen. Pourquoi une telle opposition ? Difficile à dire. Il est clair que l'hypothèse de mettre six à sept milliards d'euros pour entrer au capital posait un problème politique à la Chancelière Angela Merkel. D'autant plus pour entrer dans une entreprise aussi puissante dans les activités de défense - un point qui gênait certains outre-Rhin pour des raisons philosophiques -, dont le centre de gravité se déplaçait, aux yeux du gouvernement allemand, vers Paris et Londres. L'Allemagne a, à tort ou à raison, estimé qu'il était plus avantageux pour eux de maintenir le statu quo, en contrôlant EADS, (via Daimler bien que ce dernier veuille sortir)", tente d'expliquer un proche des négociations. Ce que confirme Marwan Lahoud, le directeur de la stratégie et du marketing d'EADS : "Berlin semble considérer que, dans un groupe plus gros, leurs intérêts seraient nécessairement dilués. Nous n'avons jamais réussi à les convaincre du contraire. A tel point que, en réalité, il n'y a jamais eu de négociations avec eux", a-t-il dit aux Echos.

Vers la fin du pacte d'actionnaires au sein d'EADS

Et pourtant ce statu quo est menacé à terme. En particulier le pacte d'actionnaires entre Daimler, Lagardère et la France. Le jour où l'un des deux actionnaires privés sortira définitivement du capital d'EADS comme ils en ont l'intention à plus ou moins long terme, "le pacte d'actionnaires tombera à l'eau", rappelle-t-on dans l'entourage du groupe. Et avec lui les droits de veto surt les décisions stratégiques et  la possibilité de nommer des administrateurs et les dirigeants qui lui sont attachés. Car ces droits ne sont pas transmissibles. Ou alors avec des contraintes. Si la banque publique KfW souhaite par exemple racheter la participation de Daimler avec les droits liés au pacte, elle devra lancer une offre sur l'ensemble du capital selon le droit néerlandais qui régit le groupe, basé à Amsterdam (une vingtaine de milliards), une hypothèse que lui refusera évidemment la France. En outre, pour Daimler, tenu par Berlin, cette position n'est pas viable. Combien de temps, peut-il rester aux ordres de Berlin alors que la direction a clairement informé les marchés de son intention de sortir d'EADS.

Et maintenant pour EADS ?

"La stratégie d'EADS (la vision 2020, rééquilibrage des activités militaires et civiles, ndlr) n'est pas remise en cause. Elle aurait pu être accélérée mais elle n'est pas invalidée", assure un proche des négociations. En outre, le PDG d'EADS, Tom Enders explique-t-on, garde la confiance de ses actionnaires et des administrateurs. "L'affaire se plante par la faute d'une tierce personne", qui n'est même pas au capital du groupe européen, rappelle cette même source. Ainsi, la France "encourage à poursuivre le remarquable développement de la société", ont souligné les ministres de l'Economie et de la Défense, Pierre Moscovici et Jean-Yves Le Drian. De son côté, le groupe de média français Lagardère, qui détient 7,5 % des actions d'EADS, a également renouvelé sa confiance à la direction d'EADS. "Lagardère prend acte de la fin des discussions de rapprochement entre EADS et BAE Systems et renouvelle sa confiance au management d'EADS", a déclaré le porte-parole du groupe de média français, Ramzi Khiroun.

Quel avenir pour les activités défense?

En revanche, Tom Enders a estimé que l'échec du projet allait d'ailleurs contraindre le groupe européen à réfléchir à l'avenir de ses activités de défense, regroupée dans sa filiale à forte connotation allemande, Cassidian. "Nous allons devoir revoir la stratégie de notre groupe et de ses activités de défense en particulier", a-t-il expliqué dans cette lettre. Ce qui va ravir Berlin, qui estimait que "l'important est désormais qu'EADS puisse se développer de façon positive dans tous ses secteurs d'activité", a réagi dans un communiqué Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement. Entre Berlin et Tom Enders, considéré encore il y a peu comme le meilleur des Allemands pour diriger EADS, les relations vont être glaciales.

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Commentaires
a écrit le 12/10/2012 à 6:39 :
Aline,

Vious parlez bien de l'homme qui a vendu des Rafales au Brésil ?
Réponse de le 12/10/2012 à 15:39 :
Oui et celui qui, grâce à son homme de confiance Proglio à la tête d'EDF, a brillamment fait capoter une vente d'usines nucléaires à l'Arabie Saoudite...
Les adorateurs de Sarkozy sont un peu comme ceux de Staline: ils le seront jusqu'au bout!
a écrit le 11/10/2012 à 22:55 :
si sarkozy avait été en place, le projet aurait abouti. Merkel n e veut pas donner un cadeau au dépensier Hollande qui à part gaspiller l'argent public et taxer n'a jamais su gérer et tire l'europe vers le bas. Pas sa faute, ce n'est pas en ayant été conseiller général à distribuer l'argent du contribuable et qui plus est avec le record de l'endettement par ménages de tous les départements qu'il a pu apprendre ! la culture de gestion ne se décréte pas en 5mn, surtout si on a été conditionné par le gaspillage public!
Réponse de le 12/10/2012 à 9:54 :
Incroyable comme il est nécessaire pour vous d'affronter Hollande et Sarkozy quand bien même il n'y a aucun rapport dans cet article. L'article indique des raisons internes à l'Allemagne qui l'ont poussé à ne pas accepter le rapprochement EADS - BAE, rien à voir donc avec l'actuel et l'ex président français.
Quand à notre ex-président, lui dont les seules connaissances théoriques se limitaient au droit des affaires avant d'être ministre de l'économie ( aucun rapport vous en conviendrez) il n'a pas plus qu'un autre fait preuve de qualité en matière de gestion financière, avec même des records de déficits lorsqu'il était ministre des finances ou président.
a écrit le 11/10/2012 à 16:57 :
Peu importe les détails d'un tel projet, il avait des avantages et des inconvénients pour les uns ou pour les autres; mais c'était surtout une occasion unique proposée par deux industriels reconnus dans leur métier pour rendre encore plus concret une Europe de l'Aéronautique et de la Défense de taille mondiale: peu importe sa motivation mais l'Allemagne vient de dire non, et en pleine crise financière et économique ceci un message très négatif pour l'Europe et c'est aussi un message négatif pour la croissance à moyen terme. Sans la caravelle et le Concorde il n'y aurait pas eu Airbus, sans plan Télécom nous n'aurions jamais rattrapé notre retard, sans l'ESA et une volonté politique il n'y aurait pas eu Ariane... ceux sont les emplois d'aujoud'hui, sachons construire ceux de demain!
Réponse de le 11/10/2012 à 18:21 :
Cette volonté politique remonte à l'époque Gaullienne ! D'ailleurs, beaucoup l'ont oublié !Surtout chez nos politiques , même les ""nouveaux"" gaullistes !!!
a écrit le 11/10/2012 à 16:09 :
je donne mon avis dans cette affaire mais pour moi la principale chose c'est que si cela a échoué c'est la faute de ALLEMAGNE mais elle n est pas responsable car si elle s est permise cela elle ne l aurait pas fait et mettre le loup dans la bergerie c'est la faute d une part au brittanique dont on sait les mauvais rapports qu ils ont a avec les allemands et que autre part notre président n est pas en odeur de sainteté chez MM MERKEL car elle préfèrera toujours sont ancien president SARKOZY et je suis sur que le jour ou il reviendra et je parle de SARKOZY cela ira bien mieux et l on pourra alors peut etre reprendre le sujet.
a écrit le 11/10/2012 à 15:55 :
C'est mieux ainsi. Comment monter une joint-venture qui tienne la route avec une entreprise Britannique inféodée aux USA et -- qui plus est -- dans un domaine touchant le secret défense? Cela aurait été un gouffre à finances pour déboucher sur des canards boiteux. Jusqu'à preuve du contraire, les Britanniques ne font pas vraiment partie de l'Europe pour l'instant. Et les exigences dans ces négociations le prouvaient: ils réclamaient avant tout un abandon total de toute maîtrise nationale. C'est vrai que la position allemande a un côté désagréable mais on sait pourquoi ils s'opposaient. je suppose que dans le futur il va y avoir d'autres opportunités beaucoup plus saines de développement d'EADS.
a écrit le 11/10/2012 à 15:32 :
Normal que l'Allemagne freine : Il y a un problème de gouvernance qui lui échappe pour l'Allemagne dans se dossier. Ils se sont déjà fait avoir dans le dossier Aventis vs Sanofi, ils auraient tord de se faire avoir 2eme fois de suite sans broncher. Et ça peut paraitre utopique, mais est ce que l'Allemagne est prête à vendre des armes a grande échelle au monde entier. Sachant qu'elles seront utilisées tôt ou tard a contre emplois... Le passé douloureux de l'Allemagne n'est sans doute pas cicatrisé au point de devenir le 1er marchand d'arme de la planète....
Réponse de le 11/10/2012 à 16:36 :
Contrairement à la France, les succès de l'industrie de l'armement ne sont pas vu d'un bon oeil en Allemagne et puis si j'ai bien compris, la participation de l'état (même si elle "passe" par des participations du secteur privé) n'est pas facile à vendre non plus.
a écrit le 11/10/2012 à 14:21 :
le MEDEF et les amis de N.S, Cope, Fillon et Moscovici tentent de faire croire que la France est gangrenée par les budgets sociaux. Cet article démontre que le véritable mal Français se résume à l'incompétence de nos politiques et de nos capitaines d'industrie. Airbus est la résultante des recherches aéronautiques réalisées pour le Concorde, l'état Français avec nos impôts ont créées un pôle d'excellence qui a permis cette réussite industriel. 30 ans après nous nous retrouvons dépouillés par les Allemands. Voilà la preuve irréfragable du MAL FRANÇAIS.
Réponse de le 11/10/2012 à 14:38 :
??? L'état français ne perd rien dans l'histoire ou sinon j'ai raté un épisode. Au pire c'est le statut quo. Et sinon la France n'étaient pas seules à négocier. Il fallait l'accord de tout le monde et apparemement ce sont les allemands qui ont dit nein danke.
Réponse de le 11/10/2012 à 16:47 :
Thierry_R a raison. AIrbus et donc en grande partie EADS est une construction Francaise. Divers constructeurs européens participaient mais en étant minoritaire. L'idée était de créer ensuite un grand groupe européen. Pour celà les francais ont accepté d'être à parité avec les allemands et M.Chirac a généreusement cédé des "parts" à l'Allemagne. La contrepartie était financiére mais aussi le souhait d'avoir une collaboration active. Que neni, quelques années après nous voilà avec une Allemagne hégémoniste, qui conteste tout à la France, y compris le siége de Toulouse, qui empêche de renforcer le groupe Eads pour des raisons incompréhensibles de politique intérieure. La pensée Prussienne n'a pas disparue. Chasser le naturel, il revient au galod.
Réponse de le 11/10/2012 à 18:05 :
euh... La création d'EADS a été la volonté politique de Jospin (Premier ministre) et Strauss-Kahn (Economie). C'est eux deux qui ont donné la parité à l'Allemagne dans EADS alors que Dasa était une coquille presque vide et surtout un canard boiteux. Chirac lui était marginalisé à l'Elysée.
a écrit le 11/10/2012 à 14:01 :
On sait que Berlin voudrait un grand EADS à égalité avec la France à condition que toute l'armada industrielle française y figure : Thalès, Safran, Dassault, Areva, Alcatel et pourquoi pas ST. Un rêve. Ceux qui ont profité du parapluie militaire américain durant des lustres sans presque débourser un centime, ceux qui ont pollué l'Europe en poursuivant l'exploitation de leur charbon qui représente encore 50% de leur énergie pour favoriser leur industrie, ceux qui ont monté des comptes en Suisse issus du pillage de la seconde guerre mondiale, voudraient faire jeu égal avec un pays qui a fait durant ce temps tous les efforts ? Si le principe est choquant, la logique qui le sous-tend est plus discutable : Durant des années sur bien des sujets comme la IT ou d'autres la France a en effet proposé des accords égalitaires à Berlin qui répondait que sa présence sectorielle était supérieure et donc demandait une part plus importante; le raisonnement français étant alors de dire qu'il s'agissait d'accords "pour le futur" qui ne pouvaient s'élaborer sur une situation présente représentant le passé. Rien ne s'est fait. Et l'on peut se demander si au final ce n'était pas le but : Proposer sans que rien n'aboutisse. Aujourd'hui ce sont les allemands qui retournent le compliment d'un accord paritaire alors que les positions sont décalées en notre faveur. Rien ne se fait. Est-ce voulu ? On peut tirer une ligne de conclusion en disant que les français ont réussi à mettre de leur côté des anglais en désespérance dans un accord pour les sauver... sans aboutissement. Nous verrons les chiffres anglais pour BAE sur cette année même, la coupure du budget militaire américain devant bien à un moment l'impacter. Sur les autres possibilités avec ce partenaire elles sont suspendues à la position allemande puisque rien ne peut se décider formellement qui porterait la position stratégique française à un angle d'infériorité. Pour Safran par exemple ce sera le feu vert au développement d'un très gros moteur contre le Trent 900 de RR. Pour Dassault c'est la possibilité d'envisager un avion de 100 places ou plus, proche des déclinaisons de l'A320. Pour Thalès /DCNS c'est l'opportunité de monter un projet de petits sous-marins de proximité, complémentaires de ses engins de haute mer et concurent des ancien U-Boots allemands. Nos voisins allemands ne sont déjà plus dans la IT, les semi-conducteurs, l'espace hors EADS, l'avionique et le nucléaire. La France a de tels avantages compétitifs qu'elle n'a en fait pas besoin d'alliances. L'agitation actuelle de Tom Enders a pointé cette réalité alors qu'elle voulait peut-être en favoriser une autre. Dans cette affaire, qui manipule qui ? C'est peut être la raison stupide mais choisie qui a fait gommer l'importance de la Chancellerie allemande avec sa période toute proche d'élection. Un nein qui se transformerait en kein puis en immer. Berlin devra pourtant avancer, faute de tout perdre car désormais la porte est ouverte aux accords informels et aux partenariats qui tuent et ni la Russie ni la Chine ne seront la solution.
a écrit le 11/10/2012 à 13:53 :
Toute cette agitation qui répondait á des intérêts géopolitiques et boursiers extérieurs est particuliérement nuisible pour le fonctionnement d'une entreprise. Il est temps de revenir les pieds sur terre et de reprendre le travail sereinement.
a écrit le 11/10/2012 à 13:40 :
Il faut dire merciiiii un grand merciii a l'allmagne !!! l'europe a interet d'avoir une certaine independance dans ce domaine,nos interets ne sont pas forcement ceux de l'US ni d'ailleur de l'Angleterre qui n'a plus d'independance à tout les niveaux (ils sont les serviteur de l'oncle sam)..
L'alllmagne fait son possible pour avoir une europe forte meme si nos dirigeant ont peur d'une Allmagne forte ( !!!!)et ouiii,c'est la verité,une Allmagne qui echappe au controle des US fait peur meme à Paris ...!!!!
Réponse de le 11/10/2012 à 14:35 :
Pas du tout d'accord. La fusion se faisait à 60 pour EADS /40 pour BAE. Avantage EADS. BAE jouait ici sa survie en voulant s'ouvrir le marché européen. Les deux pays qui lui passaient commandes étaient les USA et le RU qui ont supprimées quasiment leur budget défense. BAE sera lourdement impacté par cela au point de disparaître dans un ou deux ans.
a écrit le 11/10/2012 à 13:07 :
La plupart des raisons qui expliquent cet échec sont du domaine "secret défense" puisqu'il s'agit du marché très lucratif de l'armement.
Tous les commentaires des journalistes sont totalement affectifs et dramatiques. Les media devraient simplement avouer leur ignorance au lieu de commenter avec des idées nationalistes assez dangeureuse pour la paix.
Réponse de le 11/10/2012 à 14:24 :
Vous nous faites beaucoup rire, @charlib !
a écrit le 11/10/2012 à 12:32 :
L'Europe fait de l'ombre aux USA dans quelques domaines : l'aviation, les automobiles haut de gamme, les satellites, et le nucléaire. les Américains grâce au sous-marin BAE voulait s'emparer à terme d'EADS et éliminer ainsi un concurrent dangereux. L'Allemagne a défendu les intérêts européens. Vive Angela ! ! !
Réponse de le 11/10/2012 à 14:37 :
C'est inexact @guillaumefichet, vous avez de bonnes lectures mais pas sur ce point. Londres était dans EADS à 20 % mais avait refusé auparavant une participation plus importante puis a vendu. Les anglais ne voulaient pas se voir obligés d'acheter des produits EADS pour différentes raisons qui tiennent de leur histoire économique, pas pour des raison d'entrisme. Rappellons qu'il y a un pacte monétaire "occidental" avec donc les américains. Ils sont énervants, cyniques, concurrents, mais pas nos ennemis. Il vous faut imprimer bien fort cette notion.
Réponse de le 11/10/2012 à 18:16 :
Ne vous faites pas de si grosses illusions !!! Les U S A n'ont Jamais défendu Que leurs Propres Intérêts. Même le Plan Marshall n'a fait que servir leur main-mise sur l'Europe et l' OTAN n'en est qu'une manifestation de plus !!! L' Histoire a ses dessous ! ET, ils ne sont pas très reluisants !!!
a écrit le 11/10/2012 à 12:12 :
Quelle belle preuve d' esprit européen de la part de l'Allemagne ! Est-ce si étonnant ? Ce serait plutôt la continuation d'une trajectoire, au fond, isolationniste.
http://www.contreligne.eu/2012/09/question-allemande-economie-euro-histoire-diplomatie/
a écrit le 11/10/2012 à 11:55 :
Bonne nouvelle ! Moins les anglais seront dans EADS, moins ça marchera !
Il faut comprendre que l'Angleterre est totalement sous domination US et aurait tout fait pour torpiller EADS en interne.

Je crois qu'il faut remercier les Allemands et pousser un grand OUF de soulagement !
Réponse de le 11/10/2012 à 15:20 :
J'imagine qu'il faut lire "Moins les Anglais seront dans EADS, plus ça marchera". Dans le cas contraire j'ai besoin d'une explication de texte.
a écrit le 11/10/2012 à 11:42 :
et si le gouvernement allemand était l'allié de BOING ?
Réponse de le 11/10/2012 à 11:56 :
Il est clair que pour garder sa suprématie, l' Allemagne n'a pas intérêt à favoriser ses compatriotes européens
Réponse de le 11/10/2012 à 14:18 :
C'est une option possible et envisageable, pas avec Boeing mais d'autres acteurs de l'industrie militaire américaine comme Lockheed Martin, General Dynamics, Northrop, Raytheon ou d'autres. Berlin vendrait ses entreprises contre des participations d'autant plus fortes que ce serait la possibilité de futurs contrats. Cette position intelligente ne gêne pas notre pays puisque finalement les achats devront êtres "ouverts". Quelle qu'elle soit une position allemande est souhaitable pour dénouer la problématique. La part de EADS resterait allemande bien entendu. Nous ferions accord pour le reste avec les anglais mais ils auraient alors perdu une carte maîtresse. Le principe dans le secteur militaire reste toutefois celui que tout le monde doit être indemnisé correctement pour son retrait. Londres ne perdra pas d'argent mais gagnera peut-être moins.
a écrit le 11/10/2012 à 11:39 :
La question est plutot : est il utile de fusionner eads et bae ?
c est loin d etre sur: les marches militaire de BAE aux USA vont s effondrer (economie necessaires aux USA et un fournisseur US sera toujours preferé a un etranger)
Donc on allait acheter a prix d or (avec une parite de fusion tres favorablea bae) ce qui vaudra bien moins demain
Réponse de le 11/10/2012 à 14:50 :
C'est vrai, mais vous avouerez que notre pays a fait des erreurs stratégiques bien plus importantes du temps de C.dG, justement. Ici il s'agit de s'implanter aux USA sans perdre d'argent -les anglais ont déjà tout nettoyé- avec éventuellement le risque de ne pas en gagner et pour quelques milliards... ce n'est pas cher. Au surplus il y a d'autres volets discrets au deal dont celui entre Safran et Rolls Royce ou la vente de IAG sur laquelle nous avons un intérêt indirect mais fort ou comme le fait de faire bouger les allemands. Un ensemble assez cohérent : Les anglais ont toujours su rendre des services, leur intérêt bien compris.
a écrit le 11/10/2012 à 11:24 :
Dramatique Echec pour EADS et BAE : C'est la preuve que la mesquinerie politique peut plomber l'avenir d'un groupe qui pouvait contrer les Américains de Boeing et Lookeed. Tous les acteurs s'étaient entendus .... sauf la psychorigide Allemagne qui voyait ses intérêts marginalisés. Bien avant cela, le pro Européen Tom Enders à décidé courageusement d'éliminer le double siège de Munich et Paris pour installer le grand EADS à Toulouse.
Ce regroupement aurait été une première dans l'histoire de l' Europe. Malheureusement, c'est encore une fois une erreur magistrale de l'autoproclamée Impératrice Européenne Merkel. Grace à elle, l' Europe entière en ressort fragilisée et a perdu toute crédibilité dans un avenir mondial.
Il serait peut-être temps de demander à Mme MERKEL de rendre des comptes ?
Réponse de le 11/10/2012 à 11:56 :
hum, hum, vous semblez très remontée contre Merkel... Comment EADS peut-il surmonter un tel gâchis ?
Réponse de le 11/10/2012 à 12:57 :
vous revez tout haut BG vous pensez vraiment que les américains aurait favorisé les européens pour ses achats ou simplement les mettre sur un pied d egalité?? BAE était un cheval de Troie et Mme Merckel y a mit le feu avant que le piege entre dans EADS
a écrit le 11/10/2012 à 10:06 :
Je ne vois pas l interet de fusionner une activité civile, ( concurentielle ?!) avec une activité militaire ( tout sauf concurentielle ). Que BAE vende ses activites US, il restera a EADS de racheter les miettes pour essayer de faire un vrai groupe europeen, et d eventuellement repartir a l assaut du marché US. iL sera bien temps alors de racheter les activites défenses de Dassault....
Réponse de le 11/10/2012 à 12:19 :
Dassault dans la defense n'est present que via le rafale et... sa participation dans Thales. de plus un reequilibrage entre les differentes activites permet de se premunir contre un renversement sur l'un ou l'autre des marches. Par ailleurs, les technos sont bien souvent tres proches et permettent de creer des synergies relativement importantes...
Réponse de le 11/10/2012 à 12:19 :
Dassault dans la defense n'est present que via le rafale et... sa participation dans Thales. de plus un reequilibrage entre les differentes activites permet de se premunir contre un renversement sur l'un ou l'autre des marches. Par ailleurs, les technos sont bien souvent tres proches et permettent de creer des synergies relativement importantes...
Réponse de le 11/10/2012 à 15:04 :
EADS est aussi un véhicule financier, @x81. Il rachète toutes les vieilles lunes européennes de la défense et de l'aérospatial. A travers le "civil" on démonte le décor militaire européen qui rappelons le est une immense bulle. Concernant Dassault la participation de 46% de EADS dispose d'une contrepartie "call" c'est à dire qu'elle peut être réclamée par contrat sans autre forme à tout moment. Il n'est par ailleurs, @tonton, aucunement question de fondre Dassault dans EADS ! C'est l'un des principaux points stratégiques : Nous n'avons aucune raison de donner notre technologie aérienne militaire ET civile (Falcon) aux allemands sans contreparties très importantes.
Réponse de le 11/10/2012 à 15:04 :
EADS est aussi un véhicule financier, @x81. Il rachète toutes les vieilles lunes européennes de la défense et de l'aérospatial. A travers le "civil" on démonte le décor militaire européen qui rappelons le est une immense bulle. Concernant Dassault la participation de 46% de EADS dispose d'une contrepartie "call" c'est à dire qu'elle peut être réclamée par contrat sans autre forme à tout moment. Il n'est par ailleurs, @tonton, aucunement question de fondre Dassault dans EADS ! C'est l'un des principaux points stratégiques : Nous n'avons aucune raison de donner notre technologie aérienne militaire ET civile (Falcon) aux allemands sans contreparties très importantes.
a écrit le 11/10/2012 à 9:59 :
Je ne comprends pas ce dossier et même si je le voudrais, je n'aurais pas accès aux raisons du blocage berlinois. Parmi les 3 grands exportateurs d'armement européens et depuis les dernieres 10 années , Allemagne a doublé (et maintenat de très loin) ses concurrents britannique et l'ancien champion européen de l'armement qui était la France. (Même grâce en partie aux achats grecs et turques, quelle triste spectacle!)
L'Allemagne se porte fabuleusement bien dans ce secteur assez ambivalent et sinistre dans sa finalité et se place en 3eme position après la Russie et les US.
A priori, l'Allemagne serait perdante en ayant avorter ce "deal". Berlin, n'est pas la capitale de la fabulation, alors la volonté de perdre, devrait être basé sur la volonté de "faire" perdre davantage ses partenaires; très évident pour bae.
La France est dans le déni de vouloir croire qu'elle a un partenaire Allemand. A qui la faute? Ce n'est pas qu'une histoire de couple. La France a eu parcours catastrophique depuis le "traité de nice" au sein de l'Europe. Il n'y a plus de confiance. La présidence actuelle et le gouvernement n'ont pas compris à quelle point l'Allemagne n'est plus coopérative. Ce manque de coopération, s'il perdure sera destructif. L'Allemagne sera perdante. Mais, elle ne fera pas partie de ceux qui ont beaucoup ou tant à perdre. La France est dans le déni et ne voit pas que la balle est dans son camp et qu'il faudra jouer avec son voisins d'outre-rhin. En respectant les règles du jeux, sans vouloir constamment les changer. En acceptant des réformes et en acceptant son rang de moins en moins important en Europe. Il faut sortir du déni.
Réponse de le 11/10/2012 à 12:09 :
votre classement des exportateurs d'armes est à revoir, même en consultant des sources divergentes : le premier, et de loin, est les USA, le second, la Russie, en perte de vitesse, vient ensuite le RU, puis la France, et plus loin, l'Allemagne.
Réponse de le 11/10/2012 à 12:16 :
Vous dites n'importe quoi: l'allemagne n'est pas un gros exportateur du secteur et est loin de la france et du RU!
Réponse de le 11/10/2012 à 13:24 :
L'industrie des armes est un secteur opaque et être en déni est encore plus facile! Je ne connais heuresement pas grand chose à ce secteur (peut-être je ne cherche pas correctement? ): Mais quittez le français dans vos recherches et cherchez sur wikipédia par exemple: L'allemagne est en 3eme position en 2010 évidemment après USA puis Russie. Et ceci depuis 2005 sur une période donc de 5 ans; Mais c'est un secteur qui'il faudrait peut-être éviter? Je rejoins d'autres lecteurs de la tribune sur ce point. Il me semble que le déni est dans les chiffres-mêmes! Ou vous vivez dans le passé?
Réponse de le 11/10/2012 à 14:27 :
Votre source Wikipedia US précise pourtant bien qu'il ne s'agit pas de montants (en dollars ou autres) mais de volumes estimés avec une méthodologie spécifique (SIPRI), cherchez d'autres sources type CIA, ministères, ou ONG
a écrit le 11/10/2012 à 9:50 :
Un gachis énorme, une oportunité de développement pour la France balayée d'un revers par un pays qui ne voit que ses intérêts nationaux. L' Allemagne est Européenne sur le papier seulement, pour le reste, ne compte que ses intérêts nationaux.
A quand une vraie Europe solidaire sans l' Allemagne ?
Réponse de le 11/10/2012 à 12:21 :
@BG : Heu excusez moi, parce que nous on a vu les intérêts de qui la dedans ? Pour faire payer les Allemands pour la Grèce là évidement on est tous solidaire mais pour une industrie dans laquelle LE GOUVERNEMENT FRANCAIS est actionnaire là évidement ce sont les Allemands les grands méchands ! Vraiment on est tous largué, "Anglais Français" unis waooo la bonne blague, vous savez ce qu'ils pensent de VOTRE Europe les Anglais !!! , Il ne s'agit que de FRIC FRIC FRIC le reste EADS et BAE ils s'en tapent, dormez tranquille tout cela sera vendu au Qatar/Emirats X sous 5 années :-))))) comme ça ils seront comment faire des armes !
a écrit le 11/10/2012 à 9:35 :
Ouf on a failli se faire avoir et dire quasiment bye bye à Airbus sous 5 années (le temps que les finances coulent totalement sur l'armement), Heureusement que l'Allemagne a vu arriver la magouille, et la débilié de s'imaginer que nous allions concurrence le marché US sur SON SOL ??!! Il faut vraiment être taré pour croire une telle bêtise. Après la combine Airbus A380 on peu se demander comment croire quelqu'un.
Réponse de le 11/10/2012 à 9:46 :
C'est en partie ce qui aurait pu se passer dans un futur proche.
Effectivement l'Allemagne a fait des demandes ridicules pour casser ce possible deal.
Par contre l'activité Défense d'EADS est complètement fragilisée et ne vaut plus rien sur le marche.
Réponse de le 11/10/2012 à 10:51 :
L'activité de Defense, pour ce qu'elle propose de toute facon ...
a écrit le 11/10/2012 à 9:26 :
Merci l'Allemagne de ne pas avoir accepté de se faire roulé par les anglais en rachetant cher une boite pourrie...
N'en déplaise à l'auteur de l'article qui passe sa vie à la propagande anti-Berlin!

a écrit le 11/10/2012 à 9:05 :
et l'Europe politique / éconopmique et militaire dans tout ça ?
a écrit le 11/10/2012 à 8:59 :
"Garantis" sur les sites?Cà manque de relecture cet article...
a écrit le 11/10/2012 à 8:24 :
Quand les états sont actionnaires les intérêts politiques se mêlent aux affaires industrielles en général çà finit comme çà. Pensez-vous que le Pentagone ait continué à passer commande à EADS-BAE ave la Frane comme actionnaire?
Réponse de le 11/10/2012 à 14:30 :
Le pentagone écartera de toutes façons BAE au profit des entreprises américaines pour le peu de marchés qui restera dans la défense. N'oublions pas que les USA ont oprérés des coupes drastiques dans ce domaine pour ne pas dire suppressions.
a écrit le 11/10/2012 à 8:03 :
Avec la perte de la souveraineté budgétaire de la France au profit d'un Commission Européenne sous influence Allemande; lors du prochain épisode il y fort à penser que Berlin disposera de tous les moyens pour prendre le contrôle du groupe et le gérer à son exclusif profit.
a écrit le 11/10/2012 à 7:40 :
comme titre j'aurais plutôt écrit : L'Allemagne, le pays qui se veut du bien. Et c'est pas Merkel qui dira le contraire. Toutes ces frustrations, stratégiques, sociales, économiques, politiques, financières, alimentaires imposées par l'Allemagne vont exacerber une grande partie des peuples d'Europe. Ils sont aveugles ou bien ?
Réponse de le 11/10/2012 à 15:17 :
Rien n'empêche les autres de faire aussi bien. Le 1er de la classe fait toujours des jaloux mais il en faut bien un.
Heureusement que les Allemands font aussi fort.Il ne faut pas oublier que c'est un partenaire essentiel pour la France. Déjà notre situation économique n'est pas fameuse, si on avait une Grèce bis de l'autre côté du Rhin on serait déjà en faillite.

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