• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceAéronautique & Défense

L'Allemagne, un ami qui veut du bien à EADS...

Michel Cabirol et Fabrice Gliszczynski

Publié le 11 octobre 2012 à 04:34

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 4

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Action spéciale lui permettant de s'opposer à tout OPA non souhaitée, accord de Paris et Londres pour monter au capital à parité avec la France, garanties sur les sites, l'emploi, la R&D sur le sol allemand..., malgré ces avancées, Berlin a refusé le deal du siècle alors que les trois actionnaires de référence (la France, Lagardère et Daimler) étaient d'accord, ainsi que le gouvernement britannique.

C'est mercredi vers midi que les directions d'EADS et de BAE Systems ont renoncé à se marier. Qu'ils ont renoncé à demander au panel britannique une prolongation des négociations comme ils l'envisageaient pourtant encore la veille. Et ce, sans le soumettre au vote du conseil d'administration. L'intime conviction que l'Allemagne ne dirait jamais oui à cette opération l'a emporté. "Cette décision est le fruit d'une perception collective de la part de ceux qui voulaient mener à bien cette opération", explique un proche du dossier, côté français. A savoir l'ensemble des autres acteurs, la France, la Grande-Bretagne, Lagardère et Daimler qui à l'exception du constructeur allemand -contraint de s'aligner sur la décision de Berlin alors qu'il était favorable au projet- ont clairement donné leur accord à cette opération.

Pour les deux entreprises, c'est bien l'Allemagne qui a fait capoter le rapprochement de la décennie entre le groupe britannique et le constructeur européen. "Les Allemands n'ont jamais clairement dit non mais ils ont multiplié les mauvaises excuses", a ajouté un expert proche des négociations. Une interprétation réfutée par le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maizière. "c'est une opinion dont j'ai entendu parler, je ne la partage pas", a-t-il expliqué mercredi en marge d'une réunion ministérielle de l'Otan à Bruxelles.

Berlin était traité de façon égale à Paris et Londres

Pourquoi une telle attitude si radicale de Berlin, qui, faut-il le rappeler n'est pas actionnaire d'EADS (c'est Daimler qui porte les intérêts allemands) ? Ont-ils obtenu moins de droits que la France, actionnaire à hauteur de 15 % EADS, ou le Royaume-Uni, lequel n'est pas au capital de BAE Systems ? "Dans les paramètres, les composantes et les conséquences de l'opération, l'Allemagne a obtenu la même chose" que la France, assure-t-on de sources proches des négociations. Dès le début des discussions, le couple EADS-BAE Systems a tout de suite proposé à Berlin sans qu'il le demande que l'Allemagne disposerai, au même titre que Paris et Londres, d'une action spéciale leur garantissant le pouvoir de s'opposer à toute OPA non souhaitée, le maintien des sites industriels, des emplois et de la recherche et développement sur le sol allemand.

En plus de ces droits, l'Allemagne a obtenu le feu vert de Paris et de Londres à sa demande d'entrer au capital d'EADS pour avoir la parité avec la France, dont la participation serait passée de 15 % à 9 % dans la nouvelle entité. Enfin quand l'Allemagne a voulu disposer d'une structure pour protéger ses actifs stratégiques de défense quand bien même elle ne dispose pas de l'arme nucléaire (à l'inverse de la France et de la Grande-Bretagne), EADS-BAE avait également accepté la création d'une holding nationale pour y placer des activités de production de torpilles et de radars.

Berlin a fait trainer les négociations

Insuffisant néanmoins outre-Rhin. A chaque point réglé, nouvelle demande des Allemands. "Tantôt, Berlin demandait à ce que le siège du groupe soit en Allemagne, tantôt il demandait celui d'Eurocopter, tantôt celui d'Astrium, nous n'avons jamais eu une shopping list ferme dressant l'ensemble des demandes allemandes pour négocier dans un cadre préétabli, contrairement à la France et au Royaume-Uni", déplore un négociateur. En outre, Berlin n'est entré en négociations sérieusement avec le groupe qu'en septembre, contrairement à la France, qui a commencé à travailler de façon ordonnée et organisée pendant les vacances estivales. "Nous avons eu des interlocuteurs de bon niveau en France", explique-t-on de sources proches du dossier. Enfin, jamais les négociateurs n'ont eu de la part de l'Allemagne un feu rouge. Ce qui a encouragé EADS et BAE Systems à poursuivre les négociations. Mais les Allemands n'ont jamais exprimé tous leurs souhaits lors des séances de négociations. "Personne en Allemagne n'a appelé Tom Enders pour le lui dire", soupire-t-on dans l'entourage du groupe. En revanche, Berlin a fait fuiter ses exigences dans la presse, notamment allemande, y compris à la sortie de certaines séances de discussions.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Tom Enders n' a jamais imaginé une telle opposition de Berlin

"Je suis prêt à admettre que nous n'avions jamais imaginé faire face à une telle opposition contre l'accord, en particulier à Berlin", a avoué le PDG d'EADS, Tom Enders, dans une lettre aux salariés du groupe européen. Pourquoi une telle opposition ? Difficile à dire. Il est clair que l'hypothèse de mettre six à sept milliards d'euros pour entrer au capital posait un problème politique à la Chancelière Angela Merkel. D'autant plus pour entrer dans une entreprise aussi puissante dans les activités de défense - un point qui gênait certains outre-Rhin pour des raisons philosophiques -, dont le centre de gravité se déplaçait, aux yeux du gouvernement allemand, vers Paris et Londres. L'Allemagne a, à tort ou à raison, estimé qu'il était plus avantageux pour eux de maintenir le statu quo, en contrôlant EADS, (via Daimler bien que ce dernier veuille sortir)", tente d'expliquer un proche des négociations. Ce que confirme Marwan Lahoud, le directeur de la stratégie et du marketing d'EADS : "Berlin semble considérer que, dans un groupe plus gros, leurs intérêts seraient nécessairement dilués. Nous n'avons jamais réussi à les convaincre du contraire. A tel point que, en réalité, il n'y a jamais eu de négociations avec eux", a-t-il dit aux Echos.

Vers la fin du pacte d'actionnaires au sein d'EADS

Et pourtant ce statu quo est menacé à terme. En particulier le pacte d'actionnaires entre Daimler, Lagardère et la France. Le jour où l'un des deux actionnaires privés sortira définitivement du capital d'EADS comme ils en ont l'intention à plus ou moins long terme, "le pacte d'actionnaires tombera à l'eau", rappelle-t-on dans l'entourage du groupe. Et avec lui les droits de veto surt les décisions stratégiques et  la possibilité de nommer des administrateurs et les dirigeants qui lui sont attachés. Car ces droits ne sont pas transmissibles. Ou alors avec des contraintes. Si la banque publique KfW souhaite par exemple racheter la participation de Daimler avec les droits liés au pacte, elle devra lancer une offre sur l'ensemble du capital selon le droit néerlandais qui régit le groupe, basé à Amsterdam (une vingtaine de milliards), une hypothèse que lui refusera évidemment la France. En outre, pour Daimler, tenu par Berlin, cette position n'est pas viable. Combien de temps, peut-il rester aux ordres de Berlin alors que la direction a clairement informé les marchés de son intention de sortir d'EADS.

Et maintenant pour EADS ?

"La stratégie d'EADS (la vision 2020, rééquilibrage des activités militaires et civiles, ndlr) n'est pas remise en cause. Elle aurait pu être accélérée mais elle n'est pas invalidée", assure un proche des négociations. En outre, le PDG d'EADS, Tom Enders explique-t-on, garde la confiance de ses actionnaires et des administrateurs. "L'affaire se plante par la faute d'une tierce personne", qui n'est même pas au capital du groupe européen, rappelle cette même source. Ainsi, la France "encourage à poursuivre le remarquable développement de la société", ont souligné les ministres de l'Economie et de la Défense, Pierre Moscovici et Jean-Yves Le Drian. De son côté, le groupe de média français Lagardère, qui détient 7,5 % des actions d'EADS, a également renouvelé sa confiance à la direction d'EADS. "Lagardère prend acte de la fin des discussions de rapprochement entre EADS et BAE Systems et renouvelle sa confiance au management d'EADS", a déclaré le porte-parole du groupe de média français, Ramzi Khiroun.

Quel avenir pour les activités défense?

À lire également

  • Berlin a torpillé le rapprochement EADS-BAE Systems
  • A qui profite l'échec du rapprochement entre EADS/BAE Systems
  • Echec de la fusion BAE Systems-EADS: mauvais signal pour l'industrie européenne de la défense
  • Après s'être envolée après l'échec de la fusion avec BAE, l'action d'EADS recule

En revanche, Tom Enders a estimé que l'échec du projet allait d'ailleurs contraindre le groupe européen à réfléchir à l'avenir de ses activités de défense, regroupée dans sa filiale à forte connotation allemande, Cassidian. "Nous allons devoir revoir la stratégie de notre groupe et de ses activités de défense en particulier", a-t-il expliqué dans cette lettre. Ce qui va ravir Berlin, qui estimait que "l'important est désormais qu'EADS puisse se développer de façon positive dans tous ses secteurs d'activité", a réagi dans un communiqué Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement. Entre Berlin et Tom Enders, considéré encore il y a peu comme le meilleur des Allemands pour diriger EADS, les relations vont être glaciales.

Michel Cabirol et Fabrice Gliszczynski

Sur le même sujet

  • 1

    Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France

  • 2

    Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars

  • 3

    Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité

  • 4

    L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer