Hydroliennes : DCNS va prendre le contrôle de la start-up OpenHydro
Michel Cabirol
Michel Cabirol
DCNS ne veut absolument pas que la start-up irlandaise spécialisée dans la fabrication d'hydroliennes, OpenHydro, lui échappe. C'est pour cela qu' il va très rapidement prendre le contrôle de cette pépite (au moins 51 %), le groupe naval, qui détient déjà 11 % du capital d'OpenHydro, dispose d'ailleurs d'une option pour réaliser cette opération jusqu'à la fin de l'année. Le PDG du groupe naval, Patrick Boissier, l'a confirmé mardi lors de son audition à la commission de la défense de l'Assemblée nationale. "Nous avons bien l'intention de le faire", a-t-il expliqué. OpenhHydro est le société "la plus en avance en matière de technologies" et "la plus prometteuse en terme d'efficacité", a précisé Patrick Boissier.
DCNS, déjà partenaire industriel
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Après avoir injecté, début 2011, 14 millions d'euros en échange de 8 % du capital, DCNS a poursuivi son offensive fin 2011 en mettant la main sur 3,16 % supplémentaires pour un montant de 3,7 millions d'euros. Soit 17,7 millions d'euros au total. En moins d'un an, DCNS est devenu le partenaire industriel de référence d'OpenHydro, dont il soutient les opérations sur le projet d'hydrolienne pilote (0,5 MW) d'EDF opérationnelle depuis octobre 2011 à Paimpol Bréhat (Côtes d'Armor). Le groupe naval s'est tourné vers la technologie dite "open-centre turbine" développée depuis 2006 par la société irlandaise OpenHydro, qui a mis au point une turbine à axe horizontal avec génératrice périphérique à aimants permanents. Elle peut produire de l'énergie indépendamment du sens de la marée (4 marées par 24 heures). Cette hydrolienne, totalement immergée, est fixée sur un tripode métallique par 30 mètres de fond. Son centre ouvert laisse un passage à la faune marine.
Michel Cabirol
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