Défense : DCNS sera-t-il le sauveur du chantier de Saint-Nazaire STX ?

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La Direction générale de l'armement (DGA) a confié à DCNS un contrat de levée de risque d'environ cinq millions d'euros en vue de préparer le lancement d'un appel d'offre sur la construction de quatre pétroliers ravitailleurs pour la marine nationale, selon des sources concordantes. Un projet estimé à 1 milliard d'euros dont STX serait le grand bénéficiaire en cas de succès du chantier naval militaire.

Un petit contrat d'études confié à DCNS pourrait en cacher un gros... et même sauver le chantier naval STX. La Direction générale de l'armement (DGA) a confié à DCNS un contrat d'études, d'environ cinq millions d'euros, visant à définir unr cahier des charges pour préparer le lancement d'un appel d'offres sur la construction de quatre pétroliers ravitailleurs pour la marine nationale, selon des sources concordantes. Ce contrat est quant à lui estimé à un milliard d'euros. Si l'obtention de ce petit contrat ne préfigure pas d'un succès automatique pour DCNS au futur appel d'offres de construction de quatre navires, il lui confère néanmoins un avantage indéniable, selon les observateurs. En cas de succès, STX , le seul chantier naval à pouvoir accueillir ce type de projet en France, serait le grand bénéficiaire de ce programme au niveau de la charge de travail. En mars, un Comité ministériel des investissements de défense (CMI) avait annoncé le lancement du projet de renouvellement de la flotte

En 2011, la Marine disposait de quatre pétroliers ravitailleurs d'escadre de classe Durance, basés à Toulon. La Meuse est le plus ancien mais les trois plus récents, la Marne, le Var et la Somme disposent d'installations qui leur permettent d'embarquer un état major. La marine nationale avait engagé ses quatre pétroliers ravitailleurs dans l'opération Harmattan au cours de laquelles ils ont effectué près de 150 ravitaillements, dont une trentaine au profit de bâtiments étrangers.

STX en grande difficulté

La section FO des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) a demandé jeudi la nationalisation des chantiers, en grande difficulté économique, devant le silence de l'actionnaire majoritaire, le coréen STX. La direction des chantiers a annoncé à la mi-octobre 14.000 jours de "sous-charge" ces trois prochains mois, faute de nouvelles commandes. En grande difficulté depuis 2008, les anciens Chantiers de l'Atlantique, basés à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et spécialisés dans la construction de navires de grand gabarit, tournent au ralenti et n'ont enregistré aucune nouvelle commande depuis plus d'un an. STX France est détenu à 66,6 % par STX Europe (filiale du sud-coréen STX Shipbuilding) et à 33,3 % par l'Etat français. Le chantier fait également travailler des sous-traitants à raison de quelque 4.000 salariés.

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Commentaires
a écrit le 06/12/2012 à 18:46 :
Si STX St Nazaire est en grande difficulté, ils n'ont qu' à s'en prendre à eux-mêmes et surtout à leurs Architectes internes : quand on leur a proposé une innovation essentielle qui les aurait sûrement sorti de l'ornière voire mieux encore, ils ont ri ...! et tellement ri qu'ils n'ont même pas daigné en aborder le schéma technique malgré des positions internes éventuellemnt favorables ...

Ces gens là ne mériteraient même pas qu'on les soutienne ...

Aucune imagination ... et STX serait mieux inspiré par des dessinateurs avec imagination qu'avec ses architectes qui n'en n'ont pas une goutte ...
Réponse de le 12/12/2012 à 10:33 :
pourrions nous en savoir un peu plus s'il vous plait concernant ces innovations et sur ce refus.
a écrit le 06/12/2012 à 10:10 :
La construction du porte avions a été un gouffre DCNS et Thales deux pompes a fric.
a écrit le 05/12/2012 à 15:14 :
Nos amis coréens jouant dans cette affaire le rôle de "teneur de bougie", il est certain qu'ils ne seront pas bavards quand au suivi du dossier. Il y a eu un échange de bonnes pratiques avec la Corée voici quelques années : nos radars disponibles et notre expertise navale ajoutée au triangle de l'acier qui profite aux deux, contre la reprise provisoire de ces petits chantiers en pertes, leur gestion et leur maintient à flot. DCNS et Thales en meilleure forme, privatisés en ce qui concerne leurs personnels pour une part, seront en mesure de reprendre la main. Nos amis coréens devant à cette occasion transférer le savoir faire nouveau acquis depuis. Des partenaires italiens seraient encore avisés de participer s'ils veulent maintenir une partie de leurs sites.

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