Hydrolienne : DCNS compte créer 1.000 emplois à Cherbourg à l'horizon 2018

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Le PDG de DCNS, Patrick Boissier Copyright Reuters
Cette nouvelle filière industrielle pourrait à l'horizon 2017-2018 créer un millier d'emplois dans le bassin de Cherbourg.

Pour le PDG de DCNS, Patrick Boissier, la partie pour prendre le contrôle du fabricant irlandais d'hydroliennes OpenHydro, n'était pas gagnée d'avance. Il a dû surmonter les réserves de Thales et de l'Agence des participations de l'Etat (APE), ses deux actionnaires très mitigés pour cette opération, au contraire de la direction générale de l'armement (DGA), selon nos informations. Un comble ! L'APE estimait la prise de risque élevée devant un marché encore balbutiant tandis que Thales aurait souhaité que DCNS soit accompagné d'un partenaire pour la prise de contrôle d'OpenHydro afin de partager les risques. Le groupe naval a néanmoins reçu vendredi le feu vert de son conseil d'administration, pour prendre le contrôle début 2013, vraisemblablement en février, de la start-up irlandaise. En revanche, le conseil n'a pas défini le niveau de la participation de DCNS dans OpenHydro : 51 % ou 100 %. Dans son dossier de présentation du projet, DCNS a fait valoir que les perspectives industrielles de cette nouvelle filière pourraient entraîner la création d'un millier d'emplois dans le bassin de Cherbourg.

Après aoir injecté début 2011, 14 millions d'euros en échange de 8 % du capital, DCNS a poursuivi son offensive fin 2011 en mettant la main sur 3,16 % supplémentaires pour un montant de 3,7 millions d'euros. Soit 17,7 millions d'euros au total. En moins d'un an, DCNS est devenu le partenaire de référence d'OpenHydro, dont il soutient les opérations sur le projet d'hydroliennes pilote (0,5 MW) d'EDF, opérationnelle depuis octobre 2011 à Paimpol Bréhat (Côtes d'Armor).

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