Vol Qantas 32 : la catastrophe évitée, le réacteur de Rolls-Royce condamné

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Près de trois ans après un grave incident d'un des moteurs d'un A380 de la compagnie australienne, on sait exactement ce qui s'est passé lors du vol Singapour-Sydney, transportant 459 personnes (433 passagers et 26 membres d'équipage). Le Bureau de sécurité du transport australien (ATSB) désigne Rolls-Royce comme entièrement responsable de ce grave incident.

Fin de l'histoire... Près de trois ans après un grave incident d'un des moteurs d'un A380 de la compagnie australienne Qantas, qui ce jour-là (le 4 novembre 2010) est passé très près d'une catastrophe majeure - Airbus et le motoriste Rolls-Royce également -, on sait exactement ce qui s'est passé lors du vol Singapour-Sydney, transportant 459 personnes (433 passagers et 26 membres d'équipage). L'incident aurait pu conduire l'appareil à s'écraser, si les compétences exceptionnelles de ses pilotes ne leur avaient permis de réussir un atterrissage forcé particulièrement délicat, a souligné le Bureau de sécurité du transport australien (ATSB-Australian Transport Safety Bureau).

Quelques minutes après le décollage de Singapour, l'un de ses quatre réacteurs a explosé en vol. Les pilotes ont alors fait demi-tour avec un moteur en feu pour revenir à leur point de départ dans des conditions très difficiles. L'avion s'était immobilisé à 150 mètres seulement du bout de la piste, avec quatre pneus éclatés et des disques de freins chauffés à 900 degrés, alors que des débris du réacteur accidenté avaient provoqué une fuite de carburant, troué une aile, et endommagé les systèmes hydrauliques et électroniques. Heureusement, l'incident n'avait pas fait de blessés parmi les 469 passagers et membres d'équipage. Qantas avait été contraint de clouer au sol sa flotte d'A380. 

Rolls-Royce reconnaît sa responsabilité

Qui a fauté ? Rolls-Royce. Le motoriste britannique a reconnu son entière responsabilité ce jeudi dans l'avarie de ce moteur Trent  liée une durite d'huile défectueuse, exonérant ainsi l'équipage de toute faute. Rolls-Royce a laissé passer de multiples occasion de détecter le défaut, qui a provoqué l'explosion d'un des réacteurs de l'A380 de Qantas, conclut le rapport final des autorités australiennes de l'aviation civile. En outre, le groupe assure partager les conclusions du rapport et dit "avoir appliqué les leçons apprises (...) pour empêcher que ce type d'incidents ne se produise de nouveau".

Le responsable de l'ingénierie et de la technologie du motoriste, Colin Smith, a déploré un "incident rare et grave que nous regrettons beaucoup". "Rolls-Royce s'efforce sans cesse de respecter les normes strictes de sécurité, de qualité et de fiabilité que nous clients et leurs passagers sont en droit d'attendre. En l'occurrence, nous avons failli", a-t-il expliqué dans un communiqué.

"Ces opportunités ont été manquées pour diverses raisons, mais surtout à cause des ambiguïtés des procédures du fabricant et du non-respect de ces procédures par un certain nombre de salariés du fabricant", explique le rapport de l'ATSB. Et de préciser que "l'avarie du moteur a résulté de fissures d'usure sur une durite d'huile". Une usure due à un défaut de conception ou de fabrication et "ces fissures ont entraîné des fuites d'huile à l'origine d'un incendie", explique le rapport. Après l'incident, Rolls-Royce avait d'ailleurs très rapidement découvert que l'un des composants du réacteur, fabriqué au Royaume-Uni, ne répondait pas aux spécifications prévues. Cette pièce d'assemblage a percé des conduites d'alimentation du réacteur en kérosène, ce qui a conduit à l'explosion.

 Des mesures correctrices efficaces

Depuis l'incident, Rolls-Royce, les autorités de régulation du transport aérien ainsi que les exploitants d'A380 équipés de moteurs Trent 900 ont pris une série de mesures pour sortir du circuit les moteurs défectueux ou les mettre en conformité. L'ATSB reconnait que la recommandation adressée à Rolls-Royce dès décembre 2010 a été suivie. Le groupe britannique fait désormais procéder à des vérifications spécifiques des conduites de carburant et d'air de tous les réacteurs Trent 900 des A380 et il a modifié ses procédures de contrôle qualité. L'ATSB juge néanmoins que les normes internationales devraient encore être modifiées, l'incident de l'A380 de Qantas dépassant les règles en vigueur. Elle précise avoir transmis ses conclusions à ses homologues américaine et européenne. 

Enfin, Qantas s'est également félicitée des conclusions de l'ATSB. "La réponse de l'équipage et les employés de Qantas au sol témoignent de l'extraordinaire culture de sécurité et d'entraînement qui fait la réputation de Qantas", a-t-elle souligné. Rolls-Royce avait accepté de verser 70 millions d'euros de dédommagement à Qantas.

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Commentaires
a écrit le 05/07/2013 à 17:08 :
Les A380 ne sont pas des avions ce sont des hotels volants .
On ne se sent pas dans un avion dedans !!
a écrit le 05/07/2013 à 17:06 :
Cela ne m'étonne pas qu'il y est eu un incident sur cet avion ...
Ce n'est pas de la qualité Boeing .
Les avions Airbus sont des avions de quincailleries
Réponse de le 05/07/2013 à 17:15 :
Qu'est ce que j'aime mon commentaire
...
!!!
:):):)
Réponse de le 08/07/2013 à 15:57 :
Tu es bien le seul...
Réponse de le 09/07/2013 à 15:48 :
max : Voici quelqu'un qui à répondu à mon commentaire , je le soupçonne d'etre pro airbus et de vouloir me vexé ...
a écrit le 28/06/2013 à 13:24 :
il serait interessant de devoiler l´origine de ces tuyauteries !
Ne sont elles pas en titane et soumises à des test de qualité draconiens avant la livraison au motoriste ??
voir PFW aerospace !!
a écrit le 28/06/2013 à 10:22 :
http://trendvector.blogspot.com/
a écrit le 28/06/2013 à 0:12 :
Bravo que se soit les anglais ou autraliens tout cela releve de beaucoup de professionnalisme des 2 cotes.Chacun prend ses responsabiltes afin que ce genre de Probleme ne se renouvelle pas.
a écrit le 27/06/2013 à 23:19 :
Et la, on est content que ce ne soit pas arrivé a des pilotes de chez air France.
Réponse de le 28/06/2013 à 8:26 :
Pourquoi?
Réponse de le 08/07/2013 à 15:59 :
Parceque dans le cas du vol AF447, face à des instruments qui déconnaient et leur affichait des info contradictoires, ce sont les pilotes AF qui ont tellement paniqué qu'ils ont planté un avion qui aurait continué à voler tout à fait normalement s'ils n'avaient rien fait. D'abord en montant jusqu'à sortir l'avion de son domaine de vol par le haut (alors que l'altimètre marchait), ensuite en ne comprenant absolument pas pendant 2 minute qu'ils venaient de faire décrocher l'avion et qu'ils étaient en chute libre, que la seule man?uvre qui pouvait les sauver était de pousser vers le bas jusqu'à ce que la vitesse leur redonne la portance pour voler à nouveau.

Ceci dit on peut rassurer les pilotes AF, le bonnet d'âne vient apparemment de changer de tête avec le crash de San Francisco.
a écrit le 27/06/2013 à 23:07 :
Quantas est la meilleur compagnie asiatque de vol securitaire.L'erreur provoquant l'incendie du A380 est lie a l'erreur de conception de la composante d'alliages de la durite et de la non conformite de la brasure de soudure de l'element incrimine.Sans ce defaut le moteur de A380 n'aura pas pris feu dont le moteur n'est pas a incrimine de sa conception operationelle.Rolls royce doit revoir la conception atomique de l'alliage de la durite pour etre en normes avec les criteres de securite de la FAA et de la CSAC
Réponse de le 28/06/2013 à 10:38 :
AMEN!

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