Nouvelle tuile pour Eurocopter en Grande-Bretagne

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Eurocopter a fait part lundi d'un dysfonctionnement d'une jauge de carburant de ses hélicoptères EC135
Eurocopter a fait part lundi d'un dysfonctionnement d'une jauge de carburant de ses hélicoptères EC135
La filiale d'EADS a fait part lundi d'un dysfonctionnement d'une jauge de carburant installée sur les hélicoptères EC135, dont un exemplaire s'est crashé le mois dernier sur un pub de Glasgow, faisant 10 morts.

C'est une nouvelle tuile en Grande-Bretagne pour Eurocopter. La filiale d'EADS a fait part lundi d'un dysfonctionnement d'une jauge de carburant installée sur les hélicoptères EC135, dont un exemplaire s'est crashé le mois dernier sur un pub de Glasgow, faisant 10 morts.

Selon une notice d'information de sécurité d'Eurocopter envoyée à tous les opérateurs de EC135, "la première analyse montre que l'indication du niveau de carburant dans le réservoir pourrait être surestimée. Toutes les équipes devraient avoir conscience que, dans le pire des cas, l'alerte "LOW FUEL", indiquant un faible niveau de carburant, pourrait apparaître sans aucun avertissement préalable sur le niveau de carburant".

Pas de lien établi entre l'accident de Glasgow et cet incident

Pour autant, rappelle un porte-parole de l'hélicoptériste, il n'y a pas de lien établi entre l'accident de Glasgow et le dysfonctionnement de la jauge, qui a été constaté sur un hélicoptère d'urgence médicale du groupe britannique de services aériens Bond Aviation, l'un des 22 appareils qu'il loue en Grande-Bretagne. Des tests ont montré que d'autres EC135 avaient le même défaut. Le réservoir de l'appareil accidenté contenait encore 95 litres de carburant, rappelle le porte-parole d'Eurocopter.

Une vingtaine d'EC135 de Bond Aviation ont été cloués au sol par mesure de précaution pendant quelques heures la semaine dernière au Royaume-Uni. Au total, l'opérateur a immobilisé 38 EC135 de sa flotte, dont 22 en Grande-Bretagne, les autres en Irlande et en Australie). Certains appareils  avaient subi des tests pour évaluer la précision de la jauge de carburant. Certains ont déjà repris du service, avaient précisé une porte-parole de la compagnie.

Plusieurs appareils touchés

"Eurocopter a été informé par Bond Air Services d'un problème impliquant le système d'indication de carburant au cours d'opérations classiques rencontré par l'un de ses appareils EC135 EMS", a indiqué le groupe dans un communiqué, précisant être "en train de mener une enquête sur cet incident".

"Les tests effectués sur la fonctionnalité du système par Bond et par deux autres opérateurs de l'EC135 en Europe ont révélé de possibles défaillances similaires sur la jauge du réservoir de carburant de certains appareils", a expliqué Eurocopter.

Le constructeur a invité tous les possesseurs d'EC135 à suivre les procédures de sécurité en la matière détaillées dans le manuel d'utilisation, "sans tenir compte des indications sur la quantité de carburant". Clairement, la première alerte ne fonctionne pas sur les appareils incriminés. En revanche, la seconde, indiquant que l'appareil commence à piocher dans la réserve, est en état de marche. Une fois l'alerte enclenchée, le pilote dispose de dix minutes pour atterrir.

Aucune preuve d'un incident mécanique majeur

Un premier rapport du bureau britannique d'enquête sur les accidents aériens (AAIB) n'a pas fourni d'explications à l'accident de Glasgow, indiquant n'avoir trouvé "aucune preuve d'un incident mécanique majeur sur l'un des moteurs" ou sur la boîte de vitesses de l'appareil.

La semaine dernière, Eurocopter a annoncé que les trois-quarts de la flotte d'un autre modèle, l'EC225, immobilisés en mer du Nord après deux amerrissages forcés en 2012, avaient pu reprendre l'air. Ces appareils sont particulièrement utilisés pour ravitailler les plateformes en mer.

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Commentaires
a écrit le 22/12/2013 à 16:03 :
Merci d'arrêter ces titres accrocheurs aux conséquences ravageuses sur l'image d'un fleuron français de l'aéronautique.
Article totalement contradictoire. On colle des éléments disparates alors que les premiers éléments d'enquête ne montrent absolument pas de lien avec la panne énoncée dans l'introduction !
A moins que vous n’ayez des actions chez Boeing, Bell ou Agusta je ne comprends pas votre partialité et "sensationnalisme"...
a écrit le 18/12/2013 à 10:29 :
Je veux bien qu'une alarme "Low Fuel" soit indispensable mais tout pilote responsable connait (1) la quantité de carburant embarquée au décollage et (2) sa consommation instantanée et peut donc en déduire la quantité de carburant restante à chaque instant. Enfin c'est comme ça que j'ai appris...

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