Airbus bouleverse son organisation pour (enfin) fabriquer plus d'avions

Florine Galéron
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Le plan LEAD!, que La Tribune a consulté, sera géré sans faire appel à des cabinets externes.
Frédéric Scheiber

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Changement d'ère chez le premier constructeur mondial d'avions. Ce jeudi matin, Airbus a présenté en comité européen un vaste programme d'amélioration de la performance, baptisé LEAD!. Loin d'être un ajustement à la marge, il va bouleverser durablement l'organisation industrielle de sa division avions et provoquer un choc de simplification. Des actions immédiates ont déjà été prises dès fin juillet afin de sortir de l'année 2024 la tête haute.
D'après les informations de La Tribune, Airbus entend avec ce plan : « améliorer notre performance, au niveau de l'efficacité des opérations, de l'organisation et des processus, ainsi qu'au niveau financier, atteindre les objectifs de l'entreprise, à court terme pour 2024 et à plus long terme afin de pouvoir investir pour aujourd'hui et pour demain, regagner la confiance et la prévisibilité avec les clients et parties prenantes, accroître l'engagement et l'efficacité de nos équipes ».
LEAD! sera géré sans faire appel à des cabinets externes. Le plan est parrainé par Christian Scherer, directeur général d'Airbus Commercial Aircraft et Franck Martin a été nommé leader du projet. Le groupe a confirmé à La Tribune, ce jeudi, que celui-ci concerne l'activité des avions commerciaux, les fonctions intégrées, les filiales et sa présence dans les différentes régions du monde.
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Airbus est confronté à des difficultés persistantes de sa supply chain, qui peine à suivre la trajectoire de montée des cadences prévue. Comme en 2022, cette situation a contraint le groupe le 24 juin dernier à réviser à la baisse ses objectifs de livraisons. L'avionneur européen vise désormais 770 appareils livrés en 2024, là où il en prévoyait 800. Et cela alors que l'industriel a consommé beaucoup de trésorerie pour se donner les moyens d'augmenter sa production. Il a ainsi brûlé 1,8 milliard d'euros au premier trimestre 2024, soit le double de l'an passé à la même période.
Florine Galéron
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