En pleine accélération, Airbus reste vigilant face aux tensions sur sa supply chain

Florine Galéron
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(Photo d'illustration).
Rémi Benoit

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Il y a tout juste un an, Guillaume Faury ne cachait pas sa frustration. Le constructeur européen n'avait pu livrer que 661 avions au cours de l'année 2022, sur un objectif de 720 appareils. La faute aux difficultés majeures rencontrées par la supply chain après la crise sanitaire, pour suivre l'importante remontée des cadences fixée par Airbus.
Un an plus tard, le géant aéronautique, qui a réalisé un record absolu dans le transport aérien de plus de 2.000 commandes nettes en 2023, savoure également d'avoir réussi à livrer 735 appareils (dont 247 avions uniquement sur le seul dernier trimestre). Après cette hausse de 11% des livraisons sur un an, Airbus va encore pousser le curseur : il vise désormais 800 appareils en 2024 et prévoit de poursuivre son effort au moins jusqu'en 2026 pour atteindre des niveaux de production inédits.
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Après avoir diminué la production de 40% durant la crise sanitaire, Airbus est donc engagé dans une montée en cadence colossale, notamment sur le programme A320, avec une cible de 75 avions par mois en 2026. De quoi soutenir l'envol de l'A321 NEO, le nouveau best-seller de l'avionneur européen, qui monopolise les deux tiers des commandes de monocouloirs. Le constructeur a d'ailleurs ouvert en 2023 une nouvelle ligne d'assemblage capable de fabriquer l'A321NEO à Toulouse, et a demarré la construction d'une autre à Tianjin en Chine. Il a aussi agrandi son Delivery Center dans la Ville rose pour accélérer les livraisons avec l'ouverture à l'automne d'un nouveau bâtiment, le Terminal D.
Florine Galéron