Airbus et CFM vont tester la combustion à hydrogène sur un A380
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Airbus et CFM s'associent pour tester un moteur à hydrogène sur un A380.
Airbus
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Airbus et CFM s'associent pour tester un moteur à hydrogène sur un A380.
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Le programme de R&D sur l'avion à hydrogène ZEROe d'Airbus a désormais un motoriste. Il s'agit de CFM International, la coentreprise entre le Français Safran Aircraft Engines et l'Américain GE Aviation. Un partenariat vient d'être conclu entre les différentes parties pour mettre en place un programme d'essais et explorer de manière approfondie la combustion d'hydrogène dans un moteur aéronautique.
"C'est réellement un jour historique pour l'aviation", s'enthousiasme Jeff Knittel, lors de la présentation du partenariat le 22 février. Le PDG d'Airbus Americas explique qu'avec ce programme, les deux partenaires vont pouvoir tester au sol et en vol les différentes technologies nécessaires pour préparer le développement d'un futur appareil propulsé par un moteur à hydrogène.
Un A380 va ainsi être transformé en banc d'essais volant, à l'image de ce qui est déjà fait pour tester les nouveaux moteurs aéronautiques. Un moteur Passport, développé initialement pour l'aviation d'affaires, sera monté sur le flanc du géant des airs. Il sera relié par un système de distribution dédié à quatre réservoirs cryogéniques d'hydrogène, placés à l'arrière du fuselage.
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L'appareil choisi pour ces essais sera le premier exemplaire construit, le MSN1, qui a participé au développement et à la certification du programme A380. Outre la mise en place du moteur et des réservoirs à hydrogène, le cockpit sera modifié pour permettre le contrôle de la poussée du moteur. L'avion sera aussi équipé de nombreux instruments de télémétrie afin de capturer un maximum de données, comme l'explique Sabine Klauke, directrice de la technologie d'Airbus. Il sera relié en temps réel à un centre de contrôle au sol.
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Les émissions seront aussi observées de près. S'il n'est pas question de CO2 ici, la quantité d'eau rejetée sera au cœur des attentions. Avec l'hydrogène à la place du kérosène, elle devrait être trois fois supérieure à celle d'un moteur classique et pourrait entraîner la formation d'importantes traînées de condensation, qui peuvent renforcer l'effet de serre. Leur formation, leur importance et leur persistance devront donc être caractérisées pour s'assurer du bénéfice environnemental de la propulsion à hydrogène.