"L’avion à hydrogène prendra du temps", affirme le patron d'Airbus

Florine Galéron
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... néral de Safran et Patrick Ky, directeur exécutif de l’EASA.
Airbus a frappé un grand coup en septembre dernier en dévoilant trois concepts d'avions à hydrogène d'au moins 100 places, dont un projet très disruptif d'aile volante. Objectif : faire voler un tel aéronef totalement décarboné à l'horizon 2035. Un plan qui suscite tout de même des interrogations tant il est ambitieux.
Concrètement, Airbus s'est donné cinq ans, jusqu'en 2025, pour réaliser la maturation des technologies nécessaires pour cet avion à hydrogène. De 2025 à 2027 sera réalisée la mise en programme, autrement dit la phase de recherche des fournisseurs et des financeurs avant le lancement de la production de l'avion. La mise en service reste prévue en 2035.
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Oui mais quel avion? Un avion régional, le successeur de l'A320 Neo, évoqué par plusieurs ministres en juin 2020, lors de l'annonce du plan de relance de l'aéronautique. Le marché d'un tel avion moyen-courrier de 150 à 200 places, est aujourd'hui le marché le plus important du secteur puisqu'il représente 70% des ventes d'appareils et est appelé, selon les prévisions des avionneurs, à maintenir une telle part de marché au cours des vingt prochaines années. Un avion à hydrogène dans cette gamme d'avions aurait donc un effet majeur sur la décarbonation du secteur. Problème, la marche semble un peu haute de l'avis de nombreux experts.
Florine Galéron