ADP, Airbus, Air Liquide en ordre de bataille pour accueillir l'avion à hydrogène dans les aéroports

Florine Galéron
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Concevoir et faire voler un avion commercial à hydrogène reste un défi titannesque. Les accueillir en toute sécurité l'est tout autant. Après les constructeurs aéronautiques, c'est au tour des aéroports de s'attaquer au défi de l'hydrogène. Ce lundi au Paris Air Forum, un évènement organisé par La Tribune, Air Liquide, Airbus et le Groupe ADP ont signé un protocole d'accord pour étudier les infrastructures qui seront nécessaires aux aéroports pour accueillir des avions à hydrogène vers 2035, un horizon de temps correspondant au projet d'avion à hydrogène d'Airbus.
"2035, cela peut paraître très loin mais c'est demain au vu du niveau de certification, de la quantité d'essais et de l'écosystème à mettre en place avec les aéroports", a rappelé Guillaume Faury, le directeur général d'Airbus.
"Quinze ans, ce n'est pas de trop quand on voit les défis qu'implique l'avion à hydrogène. Au-delà de la conception de l'avion en lui-même, il faudra une production en masse suffisante de l'hydrogène et nous en sommes très loin et enfin la distribution de l'hydrogène vert sous forme liquide dans les différents aéroports avec de nouveaux terminaux ou la modernisation de terminaux existants", complète Antoine Bouvier, directeur de la stratégie d'Airbus.
Pour s'y préparer, des études d'ingénierie seront menées en deux temps au niveau des aéroports.
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Plusieurs mois de travaux pour répondre à une foule d'interrogations : "Est-ce que nous avons besoin de produire cette énergie sur place ou ailleurs et dans ce cas comment est-elle acheminée ? Par camion ? Par pipelines ? Et ensuite comment sera-t-elle acheminée jusqu'à l'avion ? Aujourd'hui dans un aéroport comme celui de Charles-de-Gaulle, vous n'avez pas un ballet de camions mais des réseaux d'hydrants qui alimentent chacun des points de stationnement des avions. Il faudra aussi connaître la durée nécessaire pour faire le plein d'un avion et adapter les mesures de sécurité. Tout cela devra être ajusté en fonction de la taille des aéroports et des pays où le coût de l'énergie n'est pas le même", a ajouté Edward Arkwright.
Florine Galéron