Airbus veut racheter jusqu'à 10% de son capital

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Airbus Group va solliciter ses actionnaires pour avaliser son plan de rachat d'actions, et son projet d'adopter le statut de société européenne.
Airbus Group va solliciter ses actionnaires pour avaliser son plan de rachat d'actions, et son projet d'adopter le statut de société européenne. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
Au cours actuel, cette opération pourrait coûter au groupe près de 5 milliards d'euros. La direction doit encore faire valider cette décision par l'Assemblée générale des actionnaires prévue le 27 mai.

Airbus Group va demander à ses actionnaires d'approuver lors de l'assemblée générale annuelle prévue le 27 mai un programme exceptionnel de rachat d'actions susceptible d'atteindre 10% du capital, a annoncé mercredi le groupe aéronautique.

Cette autorisation donnerait aux dirigeants d'Airbus "la flexibilité nécessaire pour revoir les options futures d'allocation du capital notamment en ce qui concerne l'utilisation des produits exceptionnels résultant des opérations de désinvestissement et le retour d'une partie d'entre eux aux actionnaires", écrit le groupe dans un communiqué.

Racheter jusqu'à 10% du capital

Ce programme exceptionnel s'ajouterait à l'autorisation donnée au conseil d'administration de racheter jusqu'à 10% du capital de la société, dont le renouvellement va faire l'objet d'une résolution distincte.

"Airbus Group n'a pas l'intention de détenir plus de 10% de son capital social émis à l'issue des rachats réalisés en parallèle, au titre de ces deux résolutions", précise Airbus, en soulignant que les actions acquises dans le cadre du programme exceptionnel seront "rapidement annulées".

Airbus va aussi demander aux actionnaires d'approuver un projet déjà annoncé d'adoption du statut de société européenne (SE).

"Le principal objectif de cette démarche consiste à refléter dans sa forme juridique la diversité opérationnelle du Groupe dans les différents pays européens", dit le groupe, qui continuera d'être enregistré et de siéger à Amsterdam et d'être coté à Paris, Francfort et en Espagne.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 16/04/2015 à 16:57 :
On sent la démarche s'accentuer. Airbus devra acheter les grandes entreprises suédoises que sont Ericsson et Volvo trucks, puis BAE et puis ce qui reste des entreprises italiennes. Le nettoyage du militaire européens sera ainsi réalisé. Les anciens actifs seront en quelque sorte "titrisés" voyant les pertes assumées par tous ceux qui prennent une place d'avion. Ericsson regroupé avec la division Saab militaire et son Grippen sera dégagé de sa division téléphonie par une vente à Nokia-Alcatel dont on vient de voir la rapprochement, le solde incorporera Airbus. Les différents sous-traitants aéro-auto parmi les 450 qui existaient en 2010 auront été rapprochés de Volvo Trucks avant sont rachat futur par AIrbus. Enfin BAE qui s'était un temps précipité s'active désormais à la réduction de ses effectifs et de son périmètre non pertinent tout en reprenant des sociétés de l'armement. Airbus pourra ensuite se scinder en deux. Quel sera l'ordre de ces opérations ? Tous les dossiers avancent, les anglais semblent les plus pressés.
a écrit le 16/04/2015 à 14:13 :
Airbus s'apprêterait à adopter le statut d'entreprise européenne. C'est une information intéressante qui mériterait d'être explicitée.
Sur le plan politique, cela peut aussi être commenté dans la mesure où Airbus est souvent présenté comme un exemple - voire un symbole - de réussite de la coopération industrielle européenne; JGG
a écrit le 16/04/2015 à 12:40 :
Je ne comprends pas du tout en quoi ce rachat permet "la flexibilité nécessaire pour revoir les options futures d'allocation du capital notamment en ce qui concerne l'utilisation des produits exceptionnels résultant des opérations de désinvestissement et le retour d'une partie d'entre eux aux actionnaires". Si Airbus veut distribuer aux actionnaires, qu'il le fasse, non? Pourquoi passer par une opération aussi coûteuse? En quoi permet-elle une plus grande flexibilité dans l'allocation du capital?
a écrit le 16/04/2015 à 10:41 :
Le rachat d'action c'est la dérive actuelle de la recherche du profit court terme... et pour une industrie lourde qui travaille sur des plans de R&D à 10/15 ans, et vend des gamme produit sur plusieurs décennies, ça devient carrément antinomique.
Le titre de l'article devrait plutôt être "Airbus se laisse séduire par le chant des sirènes actionnaires"
Ce n'est pas grave, le budget R&D sera réduit d'autant... COMAC vous remercie de l'attendre.
a écrit le 16/04/2015 à 9:31 :
En tant que (tout) petit porteur, je préfèrerais que Airbus investisse dans l'avenir, éventuellement en rachetant des fournisseurs, des concurrents,... ou en développant ATR (avion de 100 places?!)
Le rachat d'actions, pour moi, c'est un repli sur soi qui démontre juste que l'entreprise ne sait plus où investir !!

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