Angola : un pas décisif pour l'acquisition d'un satellite d'observation fabriqué par Airbus
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Le contrat portant sur la vente d'un satellite d'observation de la Terre (Angeo-1) n'est pas encore dans la poche d'Airbus mais un pas décisif a été fait jeudi lors de la visite d'État en France du président angolais, João Lourenco. La Société générale, qui finance le projet, a signé pendant la visite du chef de l'État le contrat de financement. « Airbus est en train de conclure un accord de fourniture d'un satellite avec un financement français de la Société Générale. (...) C'est un pas supplémentaire important », a expliqué l'Élysée un peu avant la venue du président angolais. Ce satellite d'observation servira à la surveillance du territoire et des frontières de l'Angola, à la cartographie des ressources naturelles, à la surveillance maritime, y compris la pêche, l'agriculture et la population.
Cette campagne commerciale d'Airbus a une longue, très longue histoire. Airbus et le ministère des Télécoms angolais (Mintelecoms) avaient initialement signé un contrat en 2018. Puis, en mars 2023, à l'occasion d'une visite d'Emmanuel Macron à Luanda, une lettre d'intention a été signée par le ministre des Télécoms angolais et Airbus pour la fourniture du satellite d'observation, dont le montant avait été précisé à l'époque par l'Élysée (197 millions d'euros). Cette fois, Airbus et Mintelecoms ont signé un avenant au contrat pour la mise en conformité du contrat en 2018. « On est dans une logique de progression vers la conclusion définitive du contrat qui est là aussi emblématique du niveau qu'on souhaite mettre dans ce partenariat », a précisé l'Élysée.
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Angeo-1 est le premier satellite angolais d'observation de la Terre à très haute performance et de dernière génération (Airbus S250), qui sera fabriqué par Airbus Defence and Space en France. Le géant européen, en difficulté dans ses activités spatiales, fournira un satellite d'observation pour soutenir le développement social et économique, y compris une série d'activités stratégiques telles que la planification urbaine et la gestion de précieuses ressources minérales. Ce qui permettra à Luanda d'avoir un accès souverain aux images satellite.
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