Lors de son audition au Sénat mercredi, le ministre des Armées Sébastien Lecornu a confirmé que « les calendriers sont tenus » pour une promulgation de la future loi de programmation militaire (LPM) le 14 juillet. « Le Conseil des ministres sera amené à regarder le projet de loi à l'horizon fin mars, début avril comme nous l'avions indiqué publiquement », a précisé le ministre des Armées. Puis, le projet de loi de la LPM, qui couvrira la période 2024-2030 et qui est doté de 413 milliards d'euros (dont 13 milliards de ressources extra-budgétaires), doit atterrir à l'Assemblée nationale et au Sénat respectivement en mai et en juin.
Par ailleurs, le président et la Première ministre ont autorisé le ministère des Armées « à sortir les dépenses liées à l'aide militaire à l'Ukraine de la LPM par sincérité budgétaire et par transparence démocratique vis-à-vis de nos concitoyens ». L'exécutif a convenu que la LPM est construite historiquement « pour définir le format des armées ». Du coup, « l'aide à l'Ukraine me semble-t-il doit sortir de la LPM ». Si la guerre russo-ukrainienne n'est pas terminée d'ici à 2024, cette aide militaire se retrouvera dans l'annualité budgétaire du ministère « en plus de la LPM », a assuré le ministre.
La LPM fait actuellement l'objet des derniers arbitrages, notamment sur les moyens qui seront mis en œuvre pour protéger les territoires de l'outre-mer dans le cadre de la stratégie indopacifique de la France (un volet piloté par Emmanuel Macron) et pour le service national universel (SNU). C'est aussi le cas pour la construction année après année de la LPM. Ainsi le ministre des Armées a indiqué aux sénateurs que les annuités budgétaires de la LPM « pour aller jusqu'à ces 413 milliards d'euros sont en train d'être définies ». Pour ce faire, Sébastien Lecornu a donné « un mandat à la Direction générale de l'armement pour regarder comment les différents programmes atterrissent en autorisations d'engagement et en crédits de paiement ».