Armement : la France prend une nouvelle claque en Egypte

La France s'est fait complètement sortir ou presque du marché de l'armement égyptien.
Reuters

La France s'est fait complètement sortir ou presque du marché de l'armement égyptien.
Reuters
Depuis la visite d'Emmanuel Macron en Egypte en janvier 2019, les mauvaises nouvelles pour l'industrie d'armement française se multiplient. Après ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS), qui a vendu l'année dernière six frégates Meko A200, c'est au tour du partenaire stratégique de Naval Group, l'italien Fincantieri d'être très proche de vendre deux frégates multimissions (FREMM) à la marine égyptienne. Ces deux frégates seront prélevées sur le programme de la Marina militare (9e et 10e) : Spartaco Schergat et Emilio Bianchi.
soutien de la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), qui est prêt
à consentir un prêt à
l'exportation avec l'octroi d'une garantie pouvant aller jusqu'à 500 millions d'euros. Faut-il également rappelé que l'allemand Diehl a remporté la compétition pour la livraison de sept systèmes complets de défense sol-air.
Abdel Fattah
Sissi. "On ne donne pas la leçon au Pharaon chez lui sans le prévenir", nous avait expliqué un industriel à l'époque. Une erreur fatale dans les relations entre la France et l'Egypte, qui fait payer à Paris cet affront.Le résultat a été très rapide : l'attaché d'armement français a été convoqué dans la foulée de la visite du président français pour se voir signifier la fin de la relation armement privilégiée avec la France, inaugurée en 2015 par l'ancien ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères (vente de quatre corvette Gowind Combat, de deux Mistral, d'une frégate FREMM et de 24 Rafale). Désormais, la France devra affronter la concurrence, le gré à gré étant terminé et l'âge d'or au Caire révolu.
Leonardo Helicopters semble avoir signé un contrat d'exportation d'une vingtaine d'appareils destinés au transport de troupes à terre et à bord des navires (AW149 ).
Enfin, l'option des deux corvettes Gowind Combat (Naval Group) semble enterrée.Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

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