ATR : l'Iran signe un chèque de 1 milliard d'euros

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Le constructeur d'avions régionaux turbopropulseurs ATR se pose en Iran, un marché un fort potentiel pour le développement et l'expansion des liaisons et du trafic intérieur
Le constructeur d'avions régionaux turbopropulseurs ATR se pose en Iran, un marché un fort potentiel pour le développement et l'expansion des liaisons et du trafic intérieur (Crédits : ATR)
Le premier constructeur mondial de turbopropulseurs ATR signe un protocole d'accord pour la vente de 40 ATR 72-600 de dernière génération (dont 20 en option) destinés à la compagnie iranienne, Iran Air.

L'accord était annoncé depuis quelques jours, il est désormais confirmé. Le premier constructeur mondial de turbopropulseurs ATR a signé ce lundi à Téhéran un protocole d'accord pour la vente de 40 ATR 72-600 de dernière génération destinés à la compagnie iranienne Iran Air. Il porte sur une commande ferme pour 20 appareils plus 20 option, et est évalué à un milliard d'euros.

"Nous en avons discuté en Italie et en France. Les responsables d'ATR doivent venir dans les prochains jours à Téhéran pour finaliser l'accord", a déclaré samedi à l'AFP le vice-ministre des Transports Asghar Fakrieh Kashan.

Selon le communiqué du constructeur franco-italien (50-50 Airbus et Finmeccanica), "la signature fait suite à des discussions commerciales intenses ayant eu lieu ces derniers jours à Rome et à Paris, à l'occasion de la visite officielle du président iranien, Hassan Rohani et du ministre des Transports iranien, Abbas Ahmad Akhoundi". Dans le cadre de ces négociations, a précisé ATR, les Etats italien et français ont joué "un rôle important pour aboutir à la signature de cet accord à travers la participation de leurs agences de crédit export, respectivement Sace et Coface".

Un marché prometteur

Cet accord marque l'arrivée des ATR de dernière génération en Iran, où les premiers appareils sont exploités depuis 1992. Ce marché qui vient de s'ouvrir à nouveau offre un fort potentiel pour le développement et l'expansion des liaisons et du trafic intérieur. Le constructeur pourrait "facilement" vendre 50 appareils, avait estimé le 21 janvier Patrick de Castelbajac, lors de la conférence de presse portant sur le bilan commercial de l'avionneur.

"Nous sommes honorés de participer à cette nouvelle ère en Iran en fournissant à la compagnie nationale des avions qui vont fortement contribuer à renforcer et dynamiser le transport aérien à travers le pays", a expliqué le président exécutif d'ATR.

A ce jour, Iran Air dessert 35 destinations internationales et 25 destinations nationales. L'industrie du transport aérien en Iran était soumise à un embargo américain datant de 1995 empêchant les constructeurs occidentaux de vendre des appareils et des pièces détachées aux compagnies iraniennes, clouant au sol une partie de leur flotte. Le chef de l'aviation civile iranienne avait indiqué à la mi-avril que l'Iran aurait besoin de 400 à 500 avions de ligne dans la prochaine décennie. La flotte iranienne comprend actuellement 140 avions en activité, dont la moyenne d'âge est d'environ 20 ans.

ATR, champion de l'aviation régionale

Les ATR sont les appareils de transport régional de moins de 90 sièges les plus vendus au monde ces dernières années. Ils sont opérés avec succès dans des environnements très variés, incluant de petits aérodromes, des pistes non préparées ou des zones montagneuses.

ATR écrase depuis plusieurs années la concurrence. En 2015, Il avait 37% de parts sur le marché des avions régionaux de 50 à 90 places, devant les jets de ses concurrents, le canadien Bombardier, le brésilien Embraer ou le japonais MRJ. Sur le marché des turbopropulseurs, il domine le Q400 de Bombardier avec 77% de parts de marché.

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