Augmentation de capital de 1,35 milliard : Eutelsat remis en ordre de bataille
Esther Attias et Michel Cabirol
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Sarah Meyssonnier
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Eutelsat est remis en ordre de marche pour affronter la féroce concurrence de Starlink, détenu par le milliardaire américain Musk, et bientôt celle de Kuiper (Amazon) de Jeff Bezos. Pour le gouvernement français, ce dossier était une priorité absolue en vue de préserver sa souveraineté dans le domaine des communications spatiales sécurisées, et, dans un second temps, de permettre à l'opérateur de satellites européen d'investir deux milliards d'euros dans la constellation IRIS², un programme de la commission européenne jugé crucial par Paris. Un dossier piloté au plus haut niveau par l'Élysée.
C'est dans ce contexte qu'Eutelsat a annoncé jeudi un projet d'augmentation de capital de 1,35 milliard d'euros, soutenu par ses actionnaires de référence pour mettre en œuvre sa vision stratégique long terme. « Cette augmentation de capital représente une étape cruciale dans la feuille de route stratégique et financière d'Eutelsat lui garantissant les ressources nécessaires à la mise en œuvre de sa vision stratégique », a expliqué l'opérateur de satellites dans un communiqué publié jeudi.
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Cette opération va se réaliser en deux temps. Ainsi, Eutelsat envisage dans un premier temps une augmentation de capital réservée aux actionnaires actuels à hauteur de 716 millions d'euros à un prix par action de 4 euros, représentant une prime de 32 % par rapport au cours moyen de l'action Eutelsat. Elle sera souscrite par l'État français via l'Agence des Participations de l'État (APE) - qui rachètera les actions de l'opérateur de satellites détenues par Bpifrance Participations - ainsi que par le groupe indien Bharti Space Limited, ainsi que CMA CGM (propriétaire de La Tribune) et le Fonds Stratégique de Participations (FSP). L'État français, via l'APE, va investir 526,4 millions d'euros, Bharti Space Limited pour 31,4 millions d'euros, CMA CGM pour 100,4 millions d'euros et le FSP pour 57,8 millions d'euros.
Esther Attias et Michel Cabirol